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N° 106, — PRINCIPALES PRODUCTIONS FORESTIÈRES OÙ AGRICOLES DU RRÉSIL

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2000 kil.

loutes les fissures du sol. Pour se débarrasser des rats, nombre de jardiniers et cultivateurs ont à leur service un serpent giboia, petit boa de 3 à 4 mètres de long, qui dort tuute la journée et chasse la nuit. Très attaché à sa demeure, le giboia s'échappe pour la retrouver quand on le transporte ailleurs.

Pays de grandes forêts, le Brésil a toujours une importance capitale

comme pays de cueillette. Pour l'exportation du caoutchouc aussi bien que pour celle du café, il a pris le premier rang : comme entrepôt de la borracha — nom donné au caoutchouc — la ville de Parä possède le monopole‘; la même place expédie presque seule les « noix » ou « chàtaignes » du Brésil, fruits du berthollelia, destinées surtout au marché de Pétersbourg. L'Amazonie exporte aussi les fèves de guaranä, presque idispensables aux habitants du Matto Grosso, et vend en quantité les drogues médicinales, tandis que Cearä et les côtes voisines jusqu’au Sergipe fournissent la cire du carnaüba, palmier qui, outre du vin, donne une gomme semblable au sagou, une moelle qui remplace le liège, des fruits comestibles, des feuilles dont les fibres servent à faire des tissus : la cire qui recouvre les feuilles sous forme de poudre glutineuse et que l’on extrait au moyen du feu, s’exporte en Europe, où on l’emploie à divers usages, notamment à la coloration du papier, à la fabrication de bougies et de vernis”. Les fibres du palmier piassava (atalea funifera) où « jone noir » de l’Amazonie, de Bahia et d'Espirito Santo sont achetées par l'Angleterre pour la fabrication des balais et des brosses. Le chinchona a été depuis plusieurs années introduit dans les montagnes de Therezopolis, mais ne donne pas encore lieu à une production d'importance économique. Enfin, tous les États du littoral sont riches en bois d’ébénisterie, de construction, de teinture, qu’on utilise dans l’industrie : c’est à un arbre, l'echinata cæsalpinia, que le Brésil doit son nom. Un autre, le jacaranda, à la fibre si belle, qu'on l'appelle le « bois saint », palo santo, — en français « palissandre ».

Pour le bétail, chevaux et bêtes à cornes, le Brésil reste inférieur à !a République Argentine, quoique, sur les plateaux du centre et dans les campos du Sud, il possède des terrains de pâture en superficie presque égale. Un de ces États, le Rio Grande do Sul, poursuit l'élève avec la même activité que les contrées platéennes et fournit à Rio et aux autres villes de la région tropicale de petites mules infatigables à la course et d’une merveilleuse force d'endurance. Le Goyaz, le Matto Grosso, le Minas envoient au littoral leurs boiadas ou troupeaux de bœufs, cheminant par courtes’ étapes et paissant dans la brousse, des deux côtés de la piste

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De 1839 à 1891 : 269 206 tonnes, d'une valeur de 1 440 000 000 francs. 3 À, Baguet, Bulletin de la Société de Géographie d'Anvers, 1886-87,

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PALMIERS CARNAÜBA.

Gravure de Bocher, d’après une photographie.

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