‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 332 sur 401 · FAUNE DES PAMPAS ET DE LA PATAGONIE · texte numérisé non relu

FAUNE DES PAMPAS ET DE LA PATAGONIE

& aujourd'hui : | quf pour les animaux associés qui vivent en troupeaux. Quoi qu'il en soit,

uelettes et en did h remarque de Buffon, que la taille des animaux correspond dans une wrtaine mesure aux dimensions des continents qu'ils habitent, ne paraît ms justifiée par l'ancienne faune tertiaire de la Patagonie; si grande qu'elle fût, cette péninsule n'était probablement pas une autre Afrique. Nème dans la période géologique contemporaine, la plupart des genres, espèce pour espèce, ont des représentants de plus fortes proportions dans ke Nouveau Monde que dans l'Ancien’.

et autres oisear charognes'. D'apri ue où se formère > Je sol creusé à squelette d'hom yptodon aurait véc Par un remarquable phénomène de correspondance, la faune actuelle sents de l’ancien des régions tempérées de l'Amérique méridionale ressemble à celle de l'Amérique du Nord. L'Argentine et la Patagonie rappellent les États voisns des grands lacs canadiens, sinon par leurs espèces, du moins par

de l'abondance ( pace. L'ossuaire kurs genres : on dirait en certains endroits que tous les types sont ideniques. Mais on constate pour les invertébrés de la faune maritime que ls formes animales correspondantes se montrent sur les rivages de l'Amé-

mètres carrés, co

in squelette presq famille, se rappré rique méridionale à une distance de l'équateur beaucoup plus considérable que sur le littoral nord-américain. Ainsi les olives et les volutes, que l’on ne rencontre aux États-Unis que jusqu'au trentième degré de latitude, se soient en abondance à Bahia Blanca, sous le trente-neuvième degré; même h volute est commune dans le détroit de Magellan, à 1600 kilomètres plus a sud, phénomène analogue à celui que présente la faune marine sur les rivages méridionaux du continent africain”.

aadillo par d'autres édentés ; un cheva du lama : enfin ant par la taille, mœurs aquatiques ur les bords du t

nale, les chercheu res inconnus jusqu Le rio Negro constitue à peu près la limite entre les deux aires ae l'Ar- "mi ces découvertéii gentine et de la Patagonie: certaines espèces ne le franchissent pas pour entrer dans le domaine qui commence à l’autre rive. L'autruche ñandu, lea americana, fait place à une espèce plus petite, rhea Darwini. De même le jaguar de Patagonie est de dimensions beaucoup moindres que «lui du Chaco*. La muraille des Andes détermine une autre division des

hunes : d'un côté le versant chilien avec ses espèces particulières, de

ues, plus grands qi de la faune patag fauvaises Terres ( La Plata le lieu | Des animaux de t pointe terminale ( l'autre le versant argentin. Cependant quelques animaux ignorent ces , qui comprenait fontières. Le puma (/elis concolor) parcourt la Patagonie jusqu'au détroit . L'énorme accum@ de Magellan ; deux espèces de chats sauvages, des chiens, une moufette, caniques permet QE in petit armadillo (dasypus minutus), et des souris, plus nombreuses présenté par des n qu'en aucune autre partie de la Terre‘, vivent aussi dans la péninsule engloutissait soudi krminale. Le condor, qui dans l'Ecuador ne descend mème pas sur les jent très clairsemé

! Felix de Azara, Essai sur l'histoire naturelle des quadrupèdes du Paraguay.

? Henry À, Ward, Revista del Museo de La Plata, tomo 1, 1890-1891,

Ÿ Josef Siemiradzki, Petermann's Mitteilungen, 1893, Heft NT. * Ch, Darwin, ouvrage cité,

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avant-monts des Andes, abaisse son vol en Patagonie jusqu'aux plages de l'Atlantique. Les reptiles sont rares vers la péninsule terminale du continent, et plus rares encore en proportion les mollusques terrestres et lacustres. Quant aux formes maritimes, oiseaux, célacés, poissons, organe nismes inférieurs, elles foisonnent, surtout dans l'archipel magellanique: mais l'homme menace déjà de destruction certaines espèces : les pingouins, que l’on rencontrait autrefois par milliards, alignés comme des soldats sur les corniches de rochers, sans même fuir le bâton du chasseur, ont déjà disparu de maint archipel”.

Les limites des espèces animales appartenant à la zone tropicale sèche s’échelonnent dans la partie septentrionale de l'Argentine. Des singes, de lrois familles différentes, se rencontrent encore dans les régions forestières des Missions et de Corrientes, voisines du Brésil, et près de la frontière bolivienne, sur les pentes des montagnes de Jujuy et de Salta. Les chauvessouris sont beaucoup plus rares dans les contrées platéennes que dans les provinces du Brésil, et le phyllostome vampire, d’ailleurs moins dangereux que sous les tropiques, ne se voit plus au sud du Tucuman*. Les fauves carnivores sont représentés par de nombreuses espèces au nord de la Patagonie, mais les grands félins, tels le jaguar et l’ocelot, disparaissent, refoulés par les cultivateurs et les bergers. Le puma, habitant la région des montagnes, est moins menacé: dans les régions platéennes, il n'atlaque jamais l'homme et, quand le berger l’atteint, pleure même sans oser se défendre. Le tapir, habitant les forêts humides et chaudes, et le pécari, qui appartient à la même aire géologique, ne dépassent pas au sud les provinces de Corrientes et de Santiago del Estero. Le paresseux, que les Argentins appellent ironiquement perico ligero ou « saute-paillasse », ne descend pas vers le pôle au delà du Chaco, et le fourmilier, très commun dans les solitudes du nord, est rare dans les provinces argentines. Quant au genre tatou, il a de nombreux représentants, au moins huil espèces dans la Plata : ce sont les armadillos des Argentins. Toutefois le tatou géant, celui qui rappelle le mieux l’ancien glyptodon, avec sa carapace d'un mètre de longueur, se fait déjà fort rare dans le pays des Toba, au nord du Bermejo. Un tatou nain ou quirquincho, que l'on lrouve dans la province de Mendoza, a les dimensions d’une taupe. L'armadillo velu (dasypus villosus) s'accommode au nouveau milieu que lui fait la culture du sol en devenant un animal nocturne”.

? Ed, Whymper, Travels amongst the great Andes of the Equator. * Vincigucrra, Bolletino della Societ Geografica Italiana, oct. 1884. 3 I. W. Hudson, The Naturalist in la Plata.

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