INDIENS DE LA PAMPA
où comme recrues futures. Pour amoindrir le danger des iscursions
indiennes, il fallut tracer successivement diverses lignes de frontières,
défendues par des campements et des forteresses. À la fin du sièele der-
nier, la limite du territoire de colonisation était marquée au sud de
ge * 7 N° 446, — POPULATIONS INDIENNES DU NORD DE L ARGENTINE.
Quest de Raris
1 ê&, mpe£rf pa {
Buenos Aires par la vallée du rio Saltdo et se prolongeait vers l'ouest, à
peu près suivant le 54° degré de latitude, jusqu'à San Rafael, au pied
des Andes. Mais les Indiens profitèrent de la guerre d’Indépendance entre
Espagnols et créoles pour franchir la frontière. En 1855, un retour offen-
if des troupes argentines rejeta les Indiens au sud du rio Une la
'atagonie proprement dite, et plusieurs tribus implorèrent la paix, Mais les guerres civiles donnèrent aux Pampéens un nouveau répit et leûr permirent même de renouveler leurs incursions comme alliés de l'un ou l'autre des partis en lutte : c'est ainsi qu'ils entrèrent plusieurs fois dans la ville de San Luis et coupèrent la grande route du Chili entre Buenos Aires et Mendoza.
Le retour de la paix intérieure devait avoir pour conséquence de refouler à nouveau les Indiens vers le sud, d'autant plus que ceux-ci diminuaient rapidement en nombre, à mesure que croissaient les Argentins. La ligne