N° 102. — TERRAINS ET CULTURES DE L'ANGENTINE
60° Len
nord-américain, divisait ZZA
Montagnes Prêts etbrousses Jarmpe
‘toire dans un ls terrains nationaux en
&ctions de 20 kilomètres
de côté, comprenant ° ;
400 lots de 100 hectares chacun : les cent premiers colons de chaque
action, chefs de famille et agriculteurs, recevaient gratuitement chacun
(Mulhall.) | son lot, et le reste était vendu à raison de 2 piastres l'hectare; pour empêcher la constitution de la grande propriété, on avait décidé que nul
1000 kil.
xix, 97
ne pourrait acheter plus de quatre lots. Des compagnies colonisatrice® devaient se charger du peuplement; mais après quelques essais, malheu reux pour la plupart, ce système a été abandonné. Dans la province dé Buenos Aires on constitue, depuis 1887, des « centres agricoles » autou des gares situées à 100 kilomètres au moins de la capitale, et l'ont applique la loi d’expropriation, quand les propriétaires ne prennen pas l'initiative de la colonie. En trois années, on à ainsi formé plus de 250 villages, contenant une surface à cultiver de 2210 000 hectares La province de Santa Fé, la plus riche en colons, en comptait à la firé
de 1888 plus de 190, embrassant plus de 2600000 hectares'. Dan
presque toutes ces colonies, la propriété est strictement personnelle chacun peut accaparer autant de lots ou chacras que lui permet si jortune. La forme collective de propriété n’existe que chez les Allemands « russifiés », mennonites ou autres, de la rive orientale du Paranä. Lé mir russe s’y est maintenu, et même aurait pris un caractère plus r'a[ proché du communisme pur*.
La production des mines ne constitue au pays de l’« Argent » qu'uné faible partie du revenu national; dans les meilleures années, elle n6
dépasse guère sept millions de francs, quoique certains gisements d'or d'argent, de cuivre, de plomb, soient fort riches; mais ils sont presqué
tous situés en des montagnes d'accès difficile; telle mine, dans les pro vinces andines du nord-ouest, est souvent bloquée par les neiges. Les charbons de San Rafael et des avant-monts voisins paraissent constituet la principale richesse de la République, mais l'exploitation commence à peine.
L'industrie platéenne, prise dans son ensemble, n’a qu’un bien faiblé développement. Naguère les Argentins se contentaient des petits métiers nécessaires aux travaux courants de l'alimentation, de la construction du vêtement et de l'entretien : pour tout le reste, ils s’adressaient l'Europe et aux États-Unis du Nord. Leur seule industrie importante déri vait de l'élève du bétail : le traitement des viandes, des cuirs, des poils des sabots. L'utilisation des végétaux pour le tissage, par exemple, étail presque nulle, et l’on peut dire que le travail des textiles avait rétrograd depuis que les vieilles Indiennes avaient cessé de tisser leurs solide étoffes. Mais la pauvreté soudaine causée par les crises financières e les banqueroutes a forcé les Afgentins à créer nombre de manufactures
4 Gabriel Carrasco; — Alexis Peyret, Une Visile aux Colonies de la République Argentine. 2 Thomachot, Notes manuscrites.
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