‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 372 sur 401 · AGRICULTURE, INDUSTRIE, COMMERCE DE L'ARGENTINE · texte numérisé non relu

AGRICULTURE, INDUSTRIE, COMMERCE DE L'ARGENTINE

qui leur étaient inutiles quand ils pouvaient acheter en Europe tout ce qui leur était nécessaire : c'est ainsi qu'ont surgi récemment des brasæries, des raffineries, des papeteries et d’autres usines, munies des machines perfectionnées et servies par des ouvriers expérimentés.

Favorisé par la facilité des transports sur les plaines unies, le commerce argentin s’est accru d’une manière étonnante dans les dernières décades, mais non pas autant que le prétendent maintes statistiques « officelles », fixant des chiffres beaucoup trop élevés pour la valeur des articles. D’après Mulhall, le mouvement réel des échanges, dans les der-

L'nières années, marquées par une grande crise commerciale, aurait été d'environ 800 millions de franes, et dans l’année la plus prospère,

1889, aurait atteint 950 millions! : par tête d’Argentin, les achats et les

ventes à l’étranger représentent une somme de 200 à 250 francs. Dans ce commerce, la Grande-Bretagne a la plus grosse part, puis vient la France. La Belgique occupait naguère le troisième rang avant l'Allemagne, mais elle l’a perdu en 1892; le Brésil, acheteur des « viandes sèches », précède les États-Unis et l'Italie, qui a pourtant envoyé dans l'Argentine un si grand nombre de ses enfants?. Presque tous les objets d’exportation sont des produits animaux et des denrées agricoles”; quant aux importations, elles consistent surtout en étoffes, en vins et substances alimentaires, en ma-

! Moyenne du commerce des cinq années 1887 à 1891 :

Importations . . . . . . . . . . 414 000 000 franes. Exportations. . . . . . . . . . . 393 500 000 » Ensemble. . . . . . . . . . 807 500 000 francs.

Année du plus grand commerce, 1890 (chiffres officiels) : 1 312 800 000 francs. Année 1852 (chiffres officiels) : 1 106 200 000 franes.

? Commerce de l'Argentine par ordre de pays :

de 1 a 18901. 1892.

Grande-Bretagne. . . . . . . . . 215 500 000 francs. 98,3 pour 100 le TT PNR A RSS PER EE rer 158 000 000 » 21,3 » BeMAUBs + 7. 5, 0 + 115 500000 » 1045 »

Allemagne . . . . . . . . . . . 88 000000 » 11,7 » 115 AB NET TEE Er 53 000 000 » 5,75 »

LÉPTPA TT RSR EE 58000000 » 5,2 »

5 Valeur de l'exportation argentine en 1892 : ini Produits du pâturage. . . . . . 336 000 000 francs. 414 750 000 francs. » de la culture.. . . . . 109 500 000 » 1844450000 » ARR EE rl 58 000 000 » 55 620 000 Ensemble. . . . . . . . 483 500 000 francs. 6121 980 000 francs.

chines et quincaillerie, en charbons et pétroles. Buenos Aires à elle seul accapare les deux tiers du commerce extérieur.

Le mouvement de la navigation avec l'étranger, y compris le cabotage d’outre-estuaire avec Montevideo, Paysandü et les autres ports de la Bande Orientale, s’est très rapidement accru : il a presque quintuplé dans la dernière décade!, et il faut y ajouter le trafic considérable qui se fait le long des rivages et sur les rivières’. La vapeur a eu de beaucoup la plus grosse part dans ces accroissements. La Grande-Bretagne se présente la première pour le nombre des navires comme pour le commerce dans les ports argentins; le pavillon national suit par ordre d'importance : il couvre surtout des embarcations à voile et à vapeur qui traversent non l'Océan, mais l'estuaire, de Buenos Aires à Montevideo, et s’accroit rapidement, nombre d’armateurs, anglais ou autres, hissant le drapeau argentin pour éviter les frais de port qui pèsent sur les bâtiments étrangers. Le cours de l'Uruguay lui-même, de Concordia à Salto, est considéré comme un océan dans les fictions administratives. Du reste, grâce aux chemins de fer. la rive orientale de l’Entre-Rios se trouve transformée en un immense quai de commerce maritime. Une compagnie de navigation possède sur les fleuves une flotte de 120 bateaux.

L'ère des voies ferrées commença dans l'Argentine en 1857 par la construction d'une ligne de banlieue entre Buenos Aires et le faubourg sud-occidental de Flores. Les progrès du nouveau mode de transport furent

Mouvement de la navigation avec l'étranger dans les ports de la république Argentine en 1881 et en 1892 :

1881, Entrées. . . . . . . . . . . . . 1 320 000 tonnes. Sorties . . . . . . . . . . . . . 1170000 »

Ensemble . . . . . . . . . . . 2490 000 tonnes. 1892. Entrées 9948 navires, jaugeant. . . 6046 825 tonnes. Sorties 9184 » »n ,. .. Db8400% »

Ensemble 19132 navires, jaugeant. . . 11 886 850 tonnes. # Mouvement du cabotage dans les ports de la république Argentine en 1881 et 1892 : 1881. Entrées. . . . . . . . . . . . . 1 790 000 tonnes. Sorties . . . . . . . . . . , . . 1770000 »

Ensemble . , . . . . . . . . . 3 560 000 tonnes.

1892. Entrées 24758 navires, jaugeant. . . 2 827 100 tonnes. Sorties 24146 » » ... 2549600 »

Ensemble 48 904 navires, jaugeant. . . 5 376 000 tonnes.

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