‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 41 sur 401 · XI · texte numérisé non relu

XI

saires français et anglais, et pendant trente années, de 1624 à 1654, ik contre des

virent se constituer à côté d'eux une autre colonie, celle des Hollandais, les cent cine qui, après avoir capturé temporairement la capitale du Brésil, Salvador, manifester c établirent leur pouvoir sur toute la partie du littoral comprise entre le forasteiros. : rio Säo Francisco et le rio Grande do Norte, avec Pernambuco pour de natifs se |

chef-lieu, et possédèrent même pendant quelques années le Cearä et le Maranhäo. Les armées portugaises élant impuissantes à récupérer le territoire perdu, l'indépendance fut reconquise par les populations elles-mêmes, blancs, Indiens et noirs, qui se révoltèrent contre les Hollandais et les expulsèrent de Pernambuco, après neuf années d'une guerre incessante. En 1661, le Portugal et la Hollande célébrèrent |: HE paix, et depuis cette époque le Brésil n’a plus eu à combattre d'invasion vi} ETATS étrangère, les deux expéditions françaises, de Duclere en 1710 et de Duguay-Trouin en 1711, dans la baie de Rio de Janeiro, n'ayant ét que de simples courses de pillage. Duguay-Trouin prit la ville, qui dut payer une forte rançon. ’ |

Pendant le cours du dix-huitième siècle, les Paulistas ou gens de Sio Paulo, les plus aventureux de tous les Brésiliens, continuèrent leurs bandeiras plus avant dans le Grand Ouest, à la recherche de terres nouvelles, Ils en rapportaient de l'or, des diamants, des essences précieuses, et, pour revenir facilement sur leurs pas, ils laissaient des postes d'attente à là traversée des collines, à l'issue des vallées, au confluent des rivières. C'est = ainsi que le Goyaz et le Matto Grosso se trouvèrent graduellement annexés au Brésil oriental. Bien plus, les Paulistas, rivaux des Jésuites pour h possession des Indiens, envahirent aussi le territoire espagnol, dans les « Missions » du Paranä, au Paraguay, et par delà le Mamoré, jusqu'en Bolivie et sur les avant-monts du Pérou, accroissant d'année en année le = domaine revendiqué par les gens de langue portugaise. La zone mysttrieuse qui séparait les montagnes brésiliennes des contreforts andins se rétrécissait peu à peu au profit des sertanejos brésiliens. Ceux-ci avaient appris à connaître, sinon tout le cours des fleuves qui descendent à l'Amazone, du moins la région des sources; l’ensemble de la contrée, jadis indéterminée, sans limites, commençait à présenter une certaine unité géographique. À la veille des révolutions qui devaient lui donner son indépendance nationale, le Brésil se révélait dans son immense

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étendue.

L'intervention des « Indépendants » de Pernambuco contre les domimteurs hollandais avait été, dès le milieu du dix-septième siècle, le premier indice de la formation d'une nationalité. Elle s'était alors révélée

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contre des étrangers d'origine, de langue et de religion, mais pendant les cent cinquante années qui suivirent, elle eut mainte occasion de se manifester contre les Portugais eux-mêmes, qualifiés de « forains » ou forasteiros. Au commencement du dix-huitième siècle, des insurrections de natifs se produisirent, avec des succès divers, dans les provinces de

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