N° 2, — ITINÉRAIRES DES PRINCIPAUX EXPLORATEURS DE LA GUYANE
vu 400 kil.
) rations guyanaises de découverte qui prirent pour modèles les mémorables
voyages accomplis dans le Nouveau Monde par Humboldt et Bonpland, furent les expéditions des frères Schomburgk, de 1855 à 1839, Non seulement ils étudièrent la Guyane anglaise dans presque toute son étendue,
® mais, franchissant les montagnes, ils rattachèrent leurs itinéraires à ceux de
Humboldt et d'autres voyageurs dans le bassin de l'Orénoque. Déjà, dans la Guyane française, Adam de Bauve avait en 1850 traversé le faite de partage entre l'Oyapok, le Yari et l’Araguari. Leprieur avait parcouru les
mêmes régions far!
mèmes régions et descendu le Yari sur une longueur de « plus de cinquante
lieues ». Gatier reconnut jusqu'aux sources le cours de la Mana. Pendant 1 s og. À à j vingt années, 1849 à 1868, Appun, devenu le compagnon des Indiens de
dés
la forêt, étudia surtout les plantes et les animaux de l'exubérante nature tropicale dans les Guyanes anglaise et vénézolane; les géologues Brown et Sawkins continuèrent sur les terres continentales, jusqu'aux montagnes de Pacaraima, les recherches commencées dans l’île Trinidad; Idenburg s'occupa de la climatologie et de la nosographie de la Guyane hollandaise ; Crevaux, en 1876, et Coudreau, en 1885, reprirent sur d'autres points plus rapprochés de l’Amazone l’œuvre des Schomburgk pour relier les itinéraires du littoral à ceux des versants brésiliens de l’intérieur, dans le bassin du rio Branco et du rio Negro. Enfin, depuis l’année 1885, Everard im Thurn inaugura des travaux cartographiques précis dans le territoire contesté du nord-ouest que s’est adjugé la Grande-Bretagne. Des triangulations manquent encore pour des cartes définitives, mais on possède déjà les éléments nécessaires pour donner le tracé à peu près exact des ramures fluviales et des reliefs montagneux en les raccordant au levé plus rigoureux du littoral et des estuaires. En outre, la littérature géographique des Guyanes, qui traite des populations, des mœurs, de l'administration, de la politique, comprend de nombreux ouvrages, tels ceux de Kappler, d’Anthony Trollope, de Giflord Palgrave.
Entre le Venezuela et la Guyane anglaise, le nœud principal de montagnes, limite naturelle de deux régions, est le puissant Roraima (2286 mètres), bloc quadrangulaire de grès rose, d'où s’épanchent les cascades, déchirées par le vent en écharpes de poussière. L'ensemble des saillies, désigné sous le nom de monts Pacaraima, présente ses plus grandes altitudes à l'ouest et au sud-ouest, dans le haut bassin du rio Branco ; à l’est, dans la Guyane anglaise, les terrasses et les pitons n'atteignent qu'en de rares endroits la hauteur de 1000 mètres. Toutefois ces montagnes offrent un aspect grandiose, grâce aux parois de grès, se dressant verticalement à plusieurs centaines de mètres, et contrastant par leur blancheur et leur nudité avec les forêts qui recouvrent les talus de la base. Le Roraima se prolonge au nord-est vers la rivière Mazaruni par d'autres massifs quadrangulaires, semblables à des citadelles érigées par la main de l’homme. La régularité des assises supérieures, horizontales
comme la nappe d'eau marine qui les déposa jadis, rappelle l’époque où
la contrée, si fortement ravinée de nos jours par les eaux courantes, s'étendait en une vaste plaine sans ondulations'. Découpés par les rivières
! Charles Barrington Brown and J. G. Sawkins, Geology of British Guiana.
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MONT RORAIMA.
Dessin de Taylor, d'après un croquis de M. C. B. Brown, extrait du Canve and Camp Life in British Gurana.
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} entre l'Essequibo et l’Amazone explique les empiètements de la Grande- & Bretagne sur les territoires brésiliens du rio Branco. Du sommet des mon-
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