‹ Nouvelle geographie universelle v. 9, 1884Chapitre 10 sur 186 · AFGHANISTAN · texte numérisé non relu

AFGHANISTAN

HOITAORES DBS KAPIR, KABOUL, HERAT, KARDAHAR

Par les hautes terres de TÂfghanistan oriental, que limitent au nord les crêtes neigeuses de l'Hindou-kouch ou Caucase indien, TAsie Antérieure touche à ce « Toit du monde » qui est le centre orographique du continent et où confinent également Tlnde, l'Empire Chinois et les territoires de l'iminense Russie. En cette région. Tune des moins explorées du continent, le socle de plateaux sur lequel s'élèvent les grands sommets dépasse en altitude les plus hautes cimes des Pyrénées, et cependant c'est à une petite distance à l'ouest que s'ouvrent les passages les plus fréquentés de tout temps entre les plaines du Turkestan et la vallée de Tlndus : de là l'extrême importance militaire de l'Afghanistan et son rôle plus grand encore dans rhistoire du commerce et des migrations.

Quoique ni tradition ni légende ne parlent des traversées de la montagne aux temps des ancêtres aryens, cependant la proche parenté, presque ridentité des cultes, des cérémonies, des prières, et la ressemblance des langues et des civilisations sur les bords des <c Sept Fleuves » iraniens et des « Sept Fleuves » hindous ne permettent pas de mettre en doute que les portes des montagnes entre les deux versants ne fussent bien connues et utilisées. Les expéditions d'Alexandre, puis la constitution d'États hellénisés s'étendant de la Bactriane jusqu'au revers des monts neigeux et peutêtre dans le cœur de l'Inde, rattachèrent de nouveau les deux extrémités du monde aryen par ces défilés de l'Hindou-kouch, puis les missionnaires bouddhistes, et probablement aussi des convertisseurs armés, choisirent ces mêmes passages pour mettre l'Inde en relations avec les contrées de l'Asie septentrionale et celles de l'Extrême Orient; les gigantesques images

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