‹ Nouvelle geographie universelle v. 9, 1884Chapitre 117 sur 186 · ARCHIPEL · texte numérisé non relu

ARCHIPEL

Capitales.

7 000 bab. 3 000 hab.

MjtiUni 60000 » 20000 »

Chio 70 000 » 26 000 »

Ipsara(Psara). ... 6 000 »

Samos 40 000 » 7 000 »

HLaria (INikaria) ... 7 000 » 1 000 »

Patroos.. 3000 ))

Leros 3000 »

Des.

Kalymnos 16 000hab.

Kos 25 000

Nisyros 2 500

Symi 7 000

Telos 1000

Rhodes 27 000 »

Karpathos 5000 ))

Kasos 5000 i>

10 000 hab.

Capitales.

15000 hab 11000

646 iNOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE.

bords qa^un village, presque abandonné pendant la saison des chaleurs, mais très commerçant en hiver. Là se trouvait Telmessus, la ville des devins, dont il reste d'importants débris. Les contreforts du Cragus qui dominent le port sont percés de tombeaux, dont quelques-uns taillés en forme de temple, avec porche, péristyle et fronton ; à l'entrée d'une de ces tombes, une colonne ayant perdu son soubassement par une rupture de la paroi reste suspendue au roc par le chapiteau \

De remarquables débris de l'architecture lycienne ont été trouvés dans les ruines de Xanthos, cité qui s'élevait jadis sur une colline isolée au milieu d'une plaine d'alluvions que parcourt l'Œren-tchaî avant d'entrer dans la mer, à l'est du massif superbe des Sept Caps. Les fragments les plus précieux de Xanthos, recueiflis par le voyageur Fellows, occupent l'une des salles du Musée Britannique : ce sont des tombeaux et des basreliefs, très curieux dans l'histoire de l'art, car les sculptures, helléniques par la vérité des formes, la grâce des attitudes, l'élégance du vêtement et des armes, n'en ont pas moins un caractère original, comme il convenait à un peuple longtemps indépendant, qui s'était trouvé en relations avec les nations de l'Asie intérieure aussi bien qu'avec les Ioniens et les Dorions du littoral ; dans les ruines de ces régions montagneuses, toutes les sculptures ont l'élégance et la pureté de style. Les Termilaï ou Lyciens avaient leur écriture spéciale, ayant quelques caractères communs avec celle des Cypriotes* : leurs inscriptions sont gravées en caractères, qui tout en ressemblant beaucoup au grec archaïque et quoique ac<;ompagnées sur quelques tombeaux par une traduction grecque, n'ont pu être complètement déchiffrés. Dans leurs tombeaux sculptés, comme dans leurs temples, les architectes lyciens reproduisaient exactement tous les détails des cabanes en bois de chêne ou de pin que les paysans construisaient à cette époque et construisent encore : tout est scrupuleusement imité, troncs du support, poutres, poutrelles et bardeaux; même les ornements des angles ressemblent aux touffes d'herbes qui croissent sur les bords des toits en terre mal aplanis par le rouleau'. Néanmoins la variété des formes architecturales reproduites est considérable et nombre de tombeaux lyciens se terminent par un faite ogival.

Les ruines paraissent d'autant plus belles que les montagnes sont découpées en gorges sauvages, dominées par des escarpements grandioses. Ainsi

I Fellows, TrareU and Researcheê in Àsia Minor.

* Uamilton Lang, Cyprus,

' Fellows; Spratt; Forbes; Hoskyns, Schônboni, etc.

RUINES DE LVCiE.

Pinara, la Minara de nos jours, est environnée de sommets, dont l'un se dresse à plusieurs centaines de mètres en une immense tour, percée de tombeaux par milliers, autour desquels planent les aigles. Depuis que

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