II
QuinUox , métriques.
Haïti, en 1879 232 000
Autres Antilles, en 1879 352000
Autres pays du Nouveau Monde, 1879 250 000
Arabie 50 000
les régions de sables et de rochers ; de grandes antilopes, dites « yaches sauyages » , errent dans les monts du Nedjed, et des marmottes webber y grimperaient aux arbres\ Les gazelles sont nombreuses dans les solitudes, même dans les déserts où Ton ne trouve point d'eau ; les indigènes prétendent qu'elles ne boivent jamais*. Encore dans la première moitié du dix-neuvième siècle, des ânes sauvages et des autruches parcouraient le Hamad, et plus au sud, dans les plaines qui entourent le Nedjed, il en existe toujours'. Le Yemen, dont la flore est celle des monts africains de la côte opposée, possède aussi la même faune, et Ton trouve, jusque dans le Djebel-Kora, à l'orient de la Mecque, plusieurs espèces de singes. Surtout le long des rivages et des baies poissonneuses, les oiseaux rapaces, aigles, vautours et faucons, sont fort nombreux, et dans les fourrés de l'intérieur perchent les tisserands ^, les tourterelles, les poules, les faisans : quelques iles du golfe Persique, où vivent des oiseaux par myriades, sont recouvertes de guano comme les îlots de la côte péruvienne. La faune arabe comprend aussi des serpents, tels que le cobra-capello, des lézards, des scorpions, des araignées venimeuses, et, d'après l'opinion générale en Perse et en Babylonie, c'est dans le territoire d'Oman et sur les confins des Nefoud et du désert Rouge que naîtraient ces prodigieux essaims de sauterelles, ces « armées du Seigneur, » que le vent apporte dans les contrées voisines. Celles du Ghermsir iranien proviennent du Tehama d'Arabie. Il arrive parfois que les cordages des navires ancrés dans le port de Bouchir sont couverts de sauterelles entraînées par le vent du sud. Au détroit d'Ormuz, un bâtiment sous voile qui portait le voyageur Bruce fut assailli soudain par une nuée de sauterelles arabes, qui en peu de temps eurent rongé voiles et grelins; il fallut arrêter la marche du navire". Les Bédouins se nourrissent volontiers de ces insectes.
Pour les animaux domestiques de charge, de selle et de course, l'Arabie est le premier pays du monde, quoiqu'elle ne possède point l'éléphant et seulement de rares bœufs de somme. Le chameau n'a pas été retrouvé à l'état sauvage en Arabie comme dans les steppes du Turkestan ; mais si la race aborigène a disparu, le Nedjed, appelé fréquemment la « Mère des Chameaux », est du moins la contrée d'où proviennent les variétés les plus nombreuses de l'animal domestique, inséparable compagnon de l'homme.
> Ânnc Bluot, ouvrage ci lé.
* PalgraTe, ouvrage cité.
' Chesney, Expédition io the Euphrales,
* Tamisier, Voyage en Arabie, J, p. 579.
* Garl Ritter, Âsien.