‹ Nouvelle geographie universelle v. 9, 1884Chapitre 178 sur 186 · II. lis · texte numérisé non relu

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ditions provenant du degré de civilisation, du genre de vie et des traditions historiques. Un grand nombre de peuplades ont gardé une organisation politique analogue à œlle des nomades : elles se composent d'égaux élisant un magistrat toujours révocable, qui règle les différends et prononce les sentences. D'autres groupes de familles se sont constitués en oligarchies ; d'autres sont des monarchies tempérées ou absolues; enfin, la Mecque est sous le régime théocratique. La plupart des États, composés seulement d'un petit nombre de tribus, n'ont qu'une faible étendue; parfois une seule oasis, une seule vallée, un seul massif de collines constitue le domaine d'un corps politique distinct; les peuplades sont les éléments primitifs et les relations établies entre elles ne sont pas suffisantes pour les unir en un groupe ayant même cheikh et mêmes lois. Les Ëtats considérables, tels que l'Oman, ne ressemblent point aux grandes agglomérations centralisées des nations occidentales : ils se composent de tribus séparées ayant leur oi'ganisation particulière et ne se rattachant au gouvernement suzerain que par le payement de la dîme. Un patriotisme commun ne relie plus entre elles les diverses peuplades : aussi les groupements politiques se modifient-ils sans cesse; la moindre occasion suffit pour faire varier le réseau des limites. Si l'histoire de l'Arabie était assez connue pour que l'on pût dessiner sur la carte le lacis changeant des frontières, ces lignes entrecroisées présenteraient chaque année un aspect différent. Seulement dans le voisinage d'Aden et sur les côtes du golfe Persique, où domine l'influence anglaise, les changements politiques sont rares; les vassaux du puissant empire n'ont rien à craindre de leurs sujets ni de leurs voisins.

La partie septentrionale de la côte d'Arabie qui se prolonge au sud de la Mésopotamie appartenait naguère à l'empire des Wahabites : elle est aujourd'hui province turque, du moins nominalement, et dépend de Bagdad ou de Bassora ; d'après un de ses districts, elle est [désignée sous le nom d'El-Hasa : c'est le pays compris entre la chaîne bordière des plateaux du Nedjed et la côte occidentale du golfe Persique, entre les bouches du Chat-el-Arab et l'archipel de Bahrein.

Le port le plus animé du littoral, sur la plage de la grande baie qui s'ouvre au sud-ouest du Chat-el-Arab, est Koveït; il faut y voir le havre maritime du bassin de l'Euphrate ; le bourg de Fao, à l'embouchure du fleuve, est son avant-port. La ville arabe occupe une posi-

ÉTATS ARABES, XOVEIT. 8»

lion analogue à celle d'Alexandrie, de Venise el de Marseille : comme les grandes cités, elle est située h distance du flcnve, dont les riverains lui expédient leurs denrées. Hais la bouche du Chat^l-Arab étant plus . accessible aux navires que celles du Nil, du Pô, du Rhône, le port latéral qui en dessert le commerce a relativement une moindre importance. Cependant le mouvement des échanges s'y accroît d'année en année, et ce port, qui trafique avec Bombay et la côte de Malabar, ]cst celui que désignent

ordinairement les ingénieurs comme le point terminal du chemin de fer Iransmaritime de la Méditerranée au golfe Persique'. Mais, aux yeux des Anglais, il a le grand désavantage de se trouver à l'ouest du Chat-el-Arab, ce qui l'empêchera d'être choisi comme station de la ligne future des Indes*. Sans l'aide des Arabes de Koveît, les Turcs, manquant de marine dans le golfe Persique, n'eussent pu conquérir le littoral du Hasa. La république commerçante leur prêta des navires pour le transport des troupes, des approvisionnements et des canons, et en échange la Turquie leur concéda la zone de palmeraies qui longe la rive droite du Ghat-el-Arah

< Tileor da échanges ï Koweït, d'aprta Pell; : 1 600 000 tnae», * LoTBlt Guneron, Our Bighway to Indta.

et que les gens de Koveît cultivent avec tant de soin'. La population de la république est une des plus libres du monde ; elle est aussi, d'après Pelly, une de celles où Ton jouit de la santé matérielle la plus robuste.

El-Katif, port peu éloigné des îles Bahrein, fut jadis la capitale de l'empire des Karmathéens, chiites soutenus par l'influence persane, qui, au neuvième et au dixième siècle, disputaient aux mahométans sunnites la possession de la Péninsule. Au commencement de ce siècle, elle fut aussi l'arsenal militaire des Wahabitcs, et des flottilles de pirates s'y armèrent pour la gloire du nouvel Islam ; de nombreux villages groupés autour de la ville en font une agglomération considérable. Devenue ville turque, El-Katif n'est plus qu'un havre de commerce, mais elle ne reçoit plus que de petits bâtiments, les boues ayant comblé une partie de la rade. Plus au sud, un autre port, Akir (Okeïr, Aghir), est l'échelle de Hofhof (HofhouQ, la capitale du Hasa, située à une centaine de kilomètres de la plage, au pied de la chaîne bordière ; elle groupe ses milliers de demeures à toit plat autour d'une forteresse karma théennc. L'oasis de Hofhof, désignée par quelques auteurs sous le nom de Hadjr, est une des plus considérables du Hasa et produit, dit-on, les meilleures dattes de l'Arabie'; une grande partie de la population y est dispersée en des hameaux cachés sous la verdure. Les maisons blanches de Moubarrez, ville presque aussi grande que Hofhof, s'élèvent à cinq kilomètres au nord de la capitale. D'abondantes sources thermales jaillissent autour des deux villes, à l'ombre des palmiers.

Menamah, la capitale de Bahreîn, est située à l'extrémité septentrionale de l'ile, en face d'une autre ville, Moharek, bâtie sur la plage d'un îlot. Pendant la saison de la pèche, Menamah, centre du commerce des perles et de la nacre, est visitée par de nombreux étrangers, parmi lesquels les plus^ riches sont des Hindous banyah. Plus de quinze cents bateaux appartiennent au port, qui sert en outre de lieu de rendez-vous à trois ou quatre mille embarcations'. Les seize clans de la tribu des Attabi, formant une population d'environ 50 000 individus, sont d'habiles agriculteurs, et l'île est devenue un immense jardin où le froment, la luzerne, les oignons et diverses espèces de légumes croissent à l'ombrage des dattiers. Le cheikh de Bahreîn est un des riches potentats de l'Orient; chaque plongeur, chaque marchand de perles lui doit un impôt. Autrefois le sultan de Mascate, le padichah de Constantinople, le chah de Perse se disputaient l'avantage d'avoir cet opu-

< GratUn Geary; — Wilfrid Bluat.

« DaiUera du llasa : 2000000; d*El-Katif : 1200000.

(Destrccs, Bidlelin de la Société de Géographie de ParUf sept. 1874.) > Valeur moyenne de la pdche dans le golfe Persique : 12500 000 francs.

lent seigneur parmi leurs vassaux, mais le protectorat appartient maintenant à l'Angleterre. Une flottille britannique maintient l'ordre dans l'essaim des pécheurs, et ceux-ci, en cas de dilTérend, ont à se faire juger par le consul anglais de Bouchir'.

Hascate, la capitale de l'Oman , ne se découvre aux yeux des matelots qu'au détour d'un promontoire escarpé que surmonte une forteresse. Des

rochers nus et rouges, anciennes lavés qui semblent à peine refroidies, se dressent en croissant au-dessus de la ville; des murs flanqués de tours escaladent les escarpements et se terminent aux deux extrémités de la place par des châteaux forts de fîère apparence; l'un d'eux, celui de Mirani, qui couronne à l'ouest une roche haute de 120 mètres, a quelques restes de l'architecture portugaise; la ville a seulement deux mosquées, con-

' GralUn Geary, Through Aûatic Tta-key.

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struiles sur les ruines d'un ancien couvent d'Augustins. A Télroit dans son enceinte, la ville se compose de hautes maisons séparées les unes des autres par des ruelles qu' obstrueraient deux hommes marchant de front ; mais en dehors de la cité se prolongent des faubourgs construits en pieux et en nattes où gitent des gens de toute race et principalement des Baloutches du Mekran^ Bien que les rues ressemblent à des fossés plutôt qu'à des avenues, elles sont pourtant d'une grande propreté ; mais on y chemine comme dans l'intérieur de la terre : des nattes, tendues d'une maison à l'autre, sont recouyertcs de quelques centimètres d'argile pour empêcher le passage de la chaleur solaire ; seulement, de distance en distance sont pratiquées des ouvertures par lesquelles la lumière darde ses jets éblouissants. Les habitants couchent sur les terrasses des maisons, pour éviter l'extrême chaleur des appartements, et quand souffle le vent embrasé du désert, ils s'arrosent mutuellement, comme des plantes, pour remplacer l'eau perdue par la transpiration. Aussi les rhumatismes sont-ils une des maladies les plus communes à Mascate. Le climat est trop énervant pour les Européens; seulement deux ou trois y résident; les autres ne sont que des étrangers de passage. Dans les montagnes voisines, quelques bourgs, tels que Rostak, ont été choisis comme sanatoires par les négociants de la cité.

La population de Mascate , attirée par le commerce , appartient aux races les plus diverses. Aux Arabes du littoral et de l'intérieur, qui constituent le gros des habitants, se mêlent Baniah de l'Inde, Baloutches, Persans, Abyssins, Somali et nègres de toute la côte d'Afrique, hommes admirables pour la taille et la musculature herculéenne. Le port, qui a valu à ce point du littoral l'avantage d'être choisi comme lieu de rendez-vous des marins de l'Océan des Indes , est très profond , de 20 à 50 mètres , et les navires y trouvent un bon mouillage , sauf pendant les vents du nord-ouest : alors les embarcations, risquant d'être jetées à la côte, doivent prendre le large ou chercher un autre abri. Le mouvement des échanges est fort considérable, surtout à l'exportation : les commerçants de Mascate expédient du poisson , des dattes et d'autres fruits , des pâtes de halva , supérieures à celles de Smyrne et de Constantinople, et même quelques étoffes de coton*. A deux kilomètres à l'ouest de Mascate, le petit port de Mattra ou Khal-

* Grattan Geary, Through Atialie Turkey.

* MouTement conunercial de Mascate, en 1878 :

Importation 7 500 000 francs.

ExportoUon 27 500 000 ^

Total ^000 000 n (Grattan Geary.)

MASCÀTE, OMAN. 895

bou, qui en est séparé par un promontoire élevé, difficile à gravir, est l'annexe arabe du bavre international : c'est à Mattra que s'arrêtent les caravanes des Bédouins venus de l'intérieur; ils y laissent leurs chameaux et leurs ânes et transportent leurs denrées à Mascate par de petits esquifs ; on en voit des centaines aller et venir en longs convois entre les deux villes.

Gomme le Yemen, le pays d'Oman eut une histoire presque indépendante de celle des autres contrées de l'Arabie. Séparée du reste de la Péninsule par le désert, cette région est unie par la mer aux côtes voisines de la Perse et de l'Inde : par l'Océan, beaucoup plus que par la terre ferme, s'établirent les relations de ses tribus avec les nations environnantes. Les Arabes qui, au moyen âge, visitaient les ports de la Sonde et de la Chine étaient des marins d'Oman. Ceux auxquels les Portugais disputèrent la domination de la mer des Indes étaient les mêmes Arabes du littoral de l'est. C'est aussi contre eux qu'eurent à lutter au siècle dernier les armées persanes de Nadir-chah, lorsque le maître de l'Iran voulut conquérir la domination de la mer. Depuis la retraite des garnisons iraniennes, un empire s'est constitué sur la côte d'Oman, mais ce domaine, gouverné par le sultan de Mascate, ne comprend guère que des régions côtières. En Arabie même, il s'étend sur un littoral de plus de 3 000 kilomètres, de la péninsule de Katar, dans le golfe Persique, à la baie de Mirbat, sur l'océan Indien ; à quelques kilomètres dans l'intériour, les tribus ne payent plus d'impôt et ne rendent pas hommage au sultan. Aux temps de sa prospérité, jusqu'au milieu du siècle, l'empire d'Oman possédait aussi les îles du golfe Persique sur la côte iranienne, ainsi que les ports du Baloutchistan et ceux du littoral d'Afrique jusqu'à Zanzibar. La flotte de Mascate était la plus puissante de l'océan Indien ; aucun bâtiment n'entrait dans le golfe sans lui payer tribut. Les souverains d'Europe recherchaient l'amitié du sultan. Toutefois il eut aussi fréquemment à lutter contre ses propres sujets, groupés en associations de corsaires. Leurs flottilles se tenaient en embuscade sur le revers occidental de la péninsule qui se termine au Ras Masandam et de là guettaient les navires qui pénétraient dans le golfe. Malheur à ceux qui n'étaient pas accompagnés de vaisseaux de guerre! les marchandises étaient capturées, l'équipage égorgé, les femmes et les enfants vendus en esclavage. Trois fois, en 1809, en 1819, en 1821, la Compagnie des Indes dut envoyer des expéditions contre les corsaires d'Oman ; en 1819, les Anglais capturèrent sur la ce côte des Pirates » plus de 200 navires ou daou d'un tonnage moyen de 200 à 350 tonnes, appartenant pour la plupart

à la redoutable tribu des Djewasi^i^ Le souverain de TOman a vendu frégate, corvettes et bricks ; il ne lui reste plus qu'un petit nombre de chaloupes armées. Ses revenus sont évalués à 600000 francs, dont 150000 payés par le gouvernement anglo-indien, vrai souverain de Mascate'.

La résidence du sultan n'est pas la seule cité populeuse de l'Oman ou Aman, le <c royaume deja Félicité ». A l'ouest de Mascate, la côte de Batnah (Ël-Batinah), plaine en croissant que dominent les cimes bleues du Djebel-Akhdar, semblables aux Apennins, n'est qu'un vaste jardin , long de 200 kilomètres : en cheminant sur la rive, on voit une suite non interrompue de cultures et d*habitations à demi cachées par le feuillage : plus de cent villes, disent les Omanites, se succèdent sur ce littoral fortuné, et, dans le nombre, il en est de considérables, telles que Barka, Soveld, Soham, Sohar, Lowa, Ghinaz, Fadjrah. Sohar, située précisément au milieu de la courbe concave formée par la côte de Batnah, est la capitale de cette riche province, et son aspect rappelle aux Anglais celui d'une ville du Goudzerat ou du Konkan : on se croirait plutôt en Hindoustan que dans la péninsule arabe. Une place bien ombragée s'étend de la grève jusqu'à la colline du château, entourée d'une triple muraille ; le palais du gouverneur est orné de balcons, de tourelles, de colonnes et d'arcades qui le font ressembler à un édiGce hindou ; les maisons sont crépies de tchounam, ce beau stuc indien d'un blanc de marbre, et, dans les rues, quelques Parsi prouvent que le commerce de cette partie de l'Oman se rattache à la place de Bombay. Les artisans de Sohar, tisserands, forgerons, chaudronniers et orfèvres, les plus habiles de la Péninsule, ne le cèdent guère à ceux de l'Hindoustan. Le commerce maritime de Sohar est bien inférieur à celui de Mascate. La ville n'a pas de port, mais seulement une rade ouverte où les navires mouillent à une certaine distance de la plage ; toutefois les eaux poissonneuses sont couvertes d'embarcations de pêche. Vers l'intérieur, des jardins s'étendent à perte de vue jusqu'aux villages voisins, groupes de huttes en branches perdus dans la verdure. Un de ces villages, Mawah, a plus d'habitants que bien des villes murées.

Sur la côte occidentale de la Péninsule , qui ferme à demi l'entrée du golfe Persique, la ville de Ghardjah, — ou bien Gharkah, c'est-à-dire « l'Orientale », — rivalise avec Sohar pour la population et la dépasse en commerce. Située sur la (c côte des Pirates , » Ghardjah ne fait plus maintenant qu'un paisible trafic avec les ports de la Perse et de l'Inde. Les

« Fraser; — Wellsled ; — Cari Riller, Asien, vol. XII. ' Edward Staok, Six Monlh$ in Persia.

SOHÀR, CHARDJAH, 3IREIMAH, lilRBAT. 807

étrangers y sont nombreux et y vendent des châles, des armes, des produits manufacturés du Bengale ; la ville possède aussi une industrie propre, et Ton y tresse autour des objets de prix les plus délicats Gligranes d'or et d'argent; les tisserands fabriquent les manteaux rouges qu'aiment à porter les Omani, les tuniques en coton que recherchent les gens du Nedjed, et des tapis fort appréciés sur tout le littoral du golfe. Ghardjah, et plus au sud la ville de Dobeî, dont le port, semblable à un lac, se rattache à la mer par un grau ouvert dans une plage blanche, où la vague apporte des grains d'ambre, se trouvent à peu près sur la limite occident taie de la zone des huîtres perlières, et leurs flottilles vont prendre part à la pèche, sur les bancs de la « Mer des Filles », au delà du port d'Âbou- Dcbi. Le petit port de Ras-el-Kheïma, l'ancien nid des pirates Djewasini, est maintenant une cité paciCque de pêche et de commerce. A l'ouest, sur la péninsule de Katar, les deux petites villes de Wokra et de Bedaa ont aussi leurs ports emplis de barques noires, au bordage rayé de sillons creusés dans le bois par la corde des plongeurs.

Quelques villes importantes se trouvent aussi dans l'intérieur de l'Oman, mais il en est peu que les voyageurs européens aient visitées. Bireîmah , chef-lieu du pays de Dahirah, sur la route de Sohar à Abou-Debi, est un mai*ché agricole très actif ; Neswah , sur le versant méridional du Djebel- Akhdar, est une bourgade industrieuse où l'on fabrique des objets en cuivre avec le minerai retiré des monts avoisinants ; Minnah est entourée de cultures dont la richesse émerveilla Wcllsted, accoutumé à ne voir en Arabie que des espaces déserts \ Au sud-est, dans le district de Djaïlan, le bourg de Beni-Abou-Ali , habité par une tribu d'Arabes ^ahabites, rappelle la défaite d'une petite force anglaise, que vengea une armée de trois mille hommes, en 1821. Sour, le port de cette région, est situé à une faible distance à l'ouest du promontoire extrême de l'Arabie sud-orientale, le Ras-el-Hadd : on dit que le nom de Sour provient des Syriens qui s'établirent jadis dans l'Oman ; de nos jours, le commerce local est entre les mains des Baniah de l'Hindoustan.

Sur la côte méridionale de l'Arabie, le port de Mirbat, échelle du Ouadi- Doan, presque en face de l'île deSocotora, appartient encore à l'Oman : c'est l'échelle d'une antique cité , Dhafar ou Dofar, qui eut jadis une population considérable : Ibn Batouta la décrit au quatorzième siècle comme une ville commerçante et très industrieuse* : les ruines en sont toujours

* Traveli in the province of Oman.

* Carter, Journal ofthe Geographical Society ^ 1846.

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