‹ Nouvelle geographie universelle v. 9, 1884Chapitre 41 sur 186 · II. S · texte numérisé non relu

II. S

186 >Oi;VBLLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

ane distance d'environ iOO kilomètres, coupé en plusieurs bassins secondaires par des ilcs et des pi-omontoires, mais se ramifiant aussi en bras tortueux dans les vallées latérales et s'unissant par deux détroits à un dcuiième réservoir, le Taclit ou Nargis, situé de l'autre côté des montagnes du nord. Des vases et des tourbières le continuent au nord vers Pci'sépolis dans la plaine de Merv. L'eau en est salée, comme celle d'un petit lac, la Deriah-i-Ncmek, qui lui est parallèle, dans la vallée de Chiraz, et parfois, à

la ftn de l'été, on y voit flotter des blocs de sel, pareils aux glaçons des mers polaires'. Les monts calcaires qui se reflètent dans l'eau bleue, les ruines qui se dressent sur les rochers de la cdle et dans l'une desquelles les indigènes voient un ancien temple du feu, les tamaris du bord et les saules des vallons riverains, les flamants et les canards qui volent en bandes au-dessus de l'eau, donnent un grand charme aux paysages du Niris, mais ce n'est en réalité qu'une nappe d'inondation permanente : on peut avancer à des centaines de mètres du rivage sans avoir de l'eau plus haut que les genoux et la vase que soulèvent les pas répand une odeur sufTocanle. C'est

[. Dieulaby, Nota manuKrilet.

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