EUPHRATE
principalomciil de stices sont bouclié à l'esliTieiir d'une de l'eau. On voit cent'iines chirgéi atlcndcnl mii It i cuir qut 1 II
corbeilles tressées en branches de tamaris; les inters avec de la paille el le tout est revêtu à l'inléricur et couche d'asphalte, qui résiste parfaitement à la pression parfois ces corbeilles, tournoyant au flot, voguer par 'S de mirchandisus que des caravanes de eliameaux 1 \c I s bateiu\ actuels diffèrent donc des paniers en ! Ouant a la n-ivio^ation à vapeur, le fleuve est
sufiisnmment connu depuis les explorations de Ciiesney et autres officiers anglais pour que l'on put, dans toute la partie inférieure de l'Euphrate, canalisi« préalablemenl au passage des marais, régler le service des bateaux pendant la saison des pluies; mais les villes qui ont succédé à la puissante Babyionc ne sont pas assez peuplées pour encourager de semblables entreprises. De temps il autre un bateau lui'c fait son nppnrîtion en amont de llilleh jusque devant Anali, mais on peut juger de la faible importance actuelle du fleuve comme voie navigable par ce fait que presque tout le commerce d'Anah avec Bagdad se fait, non par la voie de
TEuphrate, mais par le chemin du désert, qui se dirige à Test vers Tekrit, sur le Tigre*.
On sait quelle était la fécondité du sol babylonien lorsque les eaux fluviales étaient habilement distribuées dans les campagnes riveraines. Hérodote, qui pourtant avait vu le delta du Nil, ne voulait pas décrire la végétation sur les bords de l'Euphrate, de peur que ses récits ne fussent taxés d exagération. Même après le passage de tant de conquérants et la destruction des travaux de canalisation qu'avaient faits les Assyriens, la Mésopotamie humide, bien différente de la Mésopotamie sèche, celle dès steppes du nord, était d'une exubérante fertilité : les premiers califes en retiraient d'énormes profits lorsque les exactions n'avaient pas encore dépeuplé le pays et fait empiéter le désert sur les cultures. Une statistique, établie par Tordre d'Omar, constate que les champs en rapport du Sawad ou « Terres Noires », d'une contenance totale de onze cent mille hectares seulement, fournissaient au trésor un revenu de 85 millions de francs, contrôlé par les sceaux de plomb que les cultivateurs portaient au cou après acquittement de l'impôt. De nos jours, la production a bien décliné, mais elle étonne encore, et l'on se demande comment la nature consent à récompenser le travail si primitif de l'Arabe. Il fait choix d'un khor^ lisière de terrain marécageux dont le milieu est occupé par les boues et les roseaux, puis, sans labour aucun ou simplement après avoir gratté le sol avec un bâton recourbé, entamant la terre moins que la dent d'un râteau, et sans même se donner la peine d'arracher les mauvaises herbes, il jette la semence d'orge dans son champ. Dès que les feuilles se montrent, on lâche les bestiaux sur le khor pour leur faire brouter les premières pousses, puis on abandonne le tout jusqu'au jour de la récolte. Quatre mois après les semailles, en avril, la moisson est prête pour la faux. Jusqu'à trente et quarante épis naissent de chaque semence'.
L'eau est encoi*e assez utilisée dans les campagnes, quoique par des procédés barbares, pour que le fleuve soit considérablement amoindri en certaines parties de son cours. La plupart des riverains irriguent leurs champs au moyen d'un manège qui abaisse et soulève alternativement une outre en peau de chèvre. Dans les districts industrieux on se sert de roues que fait tourner le courant et dont les godets jettent l'eau dans les aqueducs en pierre construits au sommet de la berge. Enfin quelques canaux, réglés à l'entrée par des vannes, prennent au fleuve mémo l'eau d'arrosé-
* Lcrnik and Schweigci'-LcrchcQfcld, mémoire cité. ' Baillic Fraser, TraveU in Meiopotamia,