I. — Affirmatives
259. — Ces propositions se composent essentiellement d'un sujet et d'un attribut. On n'exprime ordinairement par aucun terme la relation du sujet et de l'attribut que nous exprimons en français à l'aide du verbe être. Le sujet peut être un substantif, un pronom, un adjectif employé substantivement. L'attribut peut être un substantif, un adjectif, une préposition suivie de son régime :
(Kor.) ^^-jw/^ awwY w àjj ! Dieu entend et voit tout.
(Mok.) wj^-LsJ! »L^ A-A xJ \ la science est la vie de V esprit.
(Kor.) ^— ^ J-i-^ ^-9 ^tX-j'^j \ ceux-là sont dans un égarement mani- '-'•"' •• ' ' feste.
y / y (^ ? c^^ ^ il i
260. — L'attribut prend l'article quand il est déterminé, c'est-àdire quand il s'applique exclusivement à un sujet qui est lui-même
déterminé. On peut alors relier le sujet à Fattribut avec le pronom isolé de la 3® personne :
(Kor.) ^jj-â-ao-j L/> ^Xs, ^Lx x.***yJ \ hXj \ Dieu est celui que f invoque
contre ce que vous alléguez.
(Soy.) j-r^^ ' "^j^ ^ j-^ J-^-^ ^ l'ignorance est la mort la plus
complète.
-*-j^-*cs. L^-a ^LjwX flJ \ ^l3,J^ ces deux jeunes gens sont tes ^ ^ ^ amis.
261. — Le sujet d'une proposition se met à Taccusalif quand il
■a -c * -et ^ t
est sous rinfluence des particules .1 certes que., J\ que, ^, »Lj ^ . ^ ''y
'parce que., \S comme si, ^SJ mais, J-sJ peut-être que, vju-J plût à Dieu que; si le sujet est un pronom, il prend la forme affixe; l'aUribut reste au nominatif ;
fi9 ^ y \.^ y y y ^ .^ s:
(Mot.) j-^^ v^;^AJw.^-s■M ^^ J,-^LsL) ! »! c'est beaucoup, le peu que donne ^ ^ ^ un ami.
(Kor.) ^3r-^ i ^.a> à-lJ ! «Lj ^.txj>b il en est ainsi parce que Dieu
" est la vérité.
^M y fi ^u y c y fi y ^ ■s^'s. y
■Xjzs.yj' J,> V A-Lî —.9 à s-f,^— ;î> XS On eût dit que son tombeau était
''■■'' creusé dans le cœur de chaque
(Mot.) "j^^JJr^ fidèle-
Remarques. — a) «S\ et les particules analogues ne peuvent être séparées du sujet que par une préposition suivie de son régime, ou par un terme circonstanciel de temps ou de lieu • \L-*J j^-J n L^JL.s^ ^-io L.< . s -^\ assurément, il y a
une indication dans ce que vous venez d'exposer (Har.); ^^.J \ L3a X a ^\ ^JL-tl
6^^> sache qu il y a aujourd'hui un festin chez nous (i, 37).
b) On fait suivre ces mêmes particules du pronom explétif s lorsque la construction de la phrase ne leur permet pas de régir le sujet : ,^^^ ^ ^'\ i^^-^ ^ <0\ u^Ol jLj \ non, il n est rien de plus léger que le cœur (K. D.).
y fi y y c fi
262. — Lorsque la proposition commence par »!, on peut mettre la particule J assurément devant l'attribut ou devant le pronom sujet de
PUOrOSITIONS INDICATIVES 205
la troisième personne. On peut la placer encore devant le sujet luimême quand il ne suit pas immédiatement la particule :
(Kor.) ^^jS^Sj ^\-^^^ cerles^ ils sont infidèles.
(id.) ^.v\^-' 1 ^j^y-xJ 1 ^^ àJJ ! ^1 oui^Dîeuestle puissant fie sage.
(id.) )jJJi x j ^^-3 i-jj3 s^tx.)^ ^J ^1 OMz, zV \j a dans cela un signe '-z •• £ pow?' rfes gens sensés.