PROPOSITIONS EXPLICATIVES
320. — Les propositions explicatives indiquent la manière dont une chose s'est faite ou les circonstances qui l'ont accompagnée; elles correspondent d'ordinaire à notre participe actif précédé ou non précédé de en : l'enfant est venu en pleurant, ou à l'infinitif précédé des prépositions sans^ après : il est revenu sans tarder, après avoir tardé (2).
321. — Lorsque la proposilion explicative est verbale et qu'elle désigne une circonstance présente par rapport à la proposition principale, son verbe se met à l'indicatif de l'imparfait sans être précédé
d'aucune conjonction, la négation s'exprime avec L* ou V :
(Har.) à- J I J^^^s-;'. U ^^^J y^ v*.-La^ il s'assit, observant ce qu'on allait
lut apporter.
(K. D.)!.A-^ ^ -.Uaj' >y>^ c^!i C-^j-iâ. elle sortit un jour à la recherche
-^ ' d'une proie.
1. On ne peut employer de cette manière les substantifs de temps qui désignent une durée
précise, comme j.^g-Cù mois, <^^^Lco année.
2. Lorsque la proposition principale et la proposition explicative n'ont pas le même sujet, il y a entre elles une relation que nous exprimons en fran(;ais à l'aide des conjonctions pendant que, tandis que.
(flar.) Llà-s:-^ »-jJ.j Y l3^-^^ il baissa la tête sans jeter un coup
d'œil autour de lui.
322. — Lorsque la proposition explicative marque un temps passée le verbe se met au parfait précédé de j-9j ; si la proposition est negative on emploie le parfait avec Uj, ou le conditionnel avec J^^ :
yy y y ^ y (^ y y c yy y cy y <^
tjoj-i;. sL5C) LxwwSIj j^Sj LjL3j.j:J! woi<5 nows séparâmes après avoir '' ^ pleuré amèrement.
(Har.) w^Jil;L*o! Uj w-Œr'j ^^^^^-T comment est -tu entré sans demander la permission ?
(id.) LiLwLj ^^ LJsi il s'approcha sans tarder.
/»L«..j /f^-^ij i^-i-x^
323. — Quand la proposition explicative est nominale, on la fait toujours précéder de la conjonction j, qu'il s'agisse d'un temps présent ou d'un temps passé :
(Asm.) ^^-J /^Lx-) ij Jw^U Lj \jA^^ ils prièrent durant la nuit tandis
^ que les hommes dormaient.
L^j a-jLs j-Sj à 5^jbL^ i <0*,>U les anges l'appelèrent tandis qu'il
o pjnait debout dans le sanctuaire.
(Kor.) v^tj-s:-^-^! ^^
Remarque. — Cependant on n'emploirait pas ^ si la proposition nominale explicative ne servait qu'à renforcer l'idée de la proposition principale : ^a \vX-a <^><w9 ul^-wj s "^ li-^ \ c'esf la vérité, sans nul doute.
Ordre des parties d'une proposition.
324. — L'ordre logique des parties d'une proposition est le suivant : verbCf sujet, complément direct, complément indirect : (^t-r^
. w^LJl) à j l> \ à-U \ Dieu manifeste ses signes aux hommes (Kor ), mais
cette disposition doit souvent être modifiée.