‹ Nouvelle grammaire arabeChapitre 145 sur 173 · VERBES D'ADMIRATION, DE LOUANGE ET DE BLAME · texte numérisé non relu

VERBES D'ADMIRATION, DE LOUANGE ET DE BLAME

A>o que ton compagnon fut insensé! ^^^^su^\JlJ\ , >\vX-fi j^-i^î ^^-^l U

que le ch'Uiment des pervers sera long! on pourrait dire avec le nominatif:

6) Un verbe d'admiration régit son complément indirect avec la même préposilion que le comparatif correspondant : a.Jl.aJlJ i3^-^JLl»\ Uo comme il recherche

O^ CSc . C y '^ y y C

la science! i$Ll 3=-^T J— as\ ^^j^ C^^-^\ ^j-^^ ^-^ î^e la mort est à proximité ! des vivants / (§ 211.) c) Les verbes ,^^Lï»-1 être bon, ^Jl^I, ^^^.l^ra^l être beau admettent une forme

de diminutir : (^^kJ T \jv-jfc ^I^^\ L^ quel joli petit faon!

Verbes de louange et de blâme.

334. — Ces verbes sont : ! Jw^-a»., ^xJ qit^l est bon; jv« i, ^eL.

qii il est mauvais.

, Lk J \ U

lJ.-*-aw est invariable et précède toujours son sujet; le sujet doit être déterminé ou précisé par un adjectif ou toute une proposition :

• wx'/' y ^ i, et

(Har.) V aJlLJ I liw..c^j .>^LL ^-LxJl je recherche la science et quelle

" '' ** ^ belle recherche!

(id.) c^— »-A j \ jJ c^-J i ! 3^-;.-=^ que tu serais bon si tu me suivais!

(Fak.) 'T^-^^ c"^ J-v-^"" (jLji**o tJ-A.cs. quel beau jardin que celui qu^on -^ '■ peut porter dans une sacoche ! (il

s'agit d'un livre).

iJ-^-a.^ correspond à ,r^-

335. — Les verbes ^^jco, l>*w-j, sL^ peuvent se construire avec le sujet seul ou avec le sujet et un terme spécifique.

Lorsque ces verbes n'ont que le sujets ils se placent toujours avant lui; le sujet doit être déterminé par l'article ou par un complément d'annexion précédé de l'article; il peut être le pronom L» :

us avez

deux chefs excellents.

L& L -Vj^-s^ * »! j>ww**»J 1 A-»-J vous avez été en toute circonstance

(vi,i8g; J^ cK

(Kor.) ..,.Ji x'.YJ i j!^ A-*J çw'^7 sera beau le séjour des hommes

pieux!

(\li.) L-Lx-â L/> ;r-^f ^^ ^^-^ ^'^^' ^^^ ^'^ ^M'^7s on^ /<2î7.

Remarques. — a) D'après la règle énoncée, il n'est pas correct de dire ^jï^ S^\ Zéid est bon, ^^^. cLl fi ^J^-^ resdave de Joseph est mauvais : ^-a-3 V ■^'T U \X A comme cet homme est boni ■b) On intercale quelquefois la particule explélive L^ entre le verbe et le sujet :

L-C-^JT L4-vL.1^ cj-^3 ^j j3-^ij \ ç>~-^ Q^^^ l^^ rameaux sont beaux, mais que les fruits sont mauvais! (m, 3i).

336. — Lorsque ces verbes ont en plus du sujet un régime spécifique^ ce régime spécifique se place immédiatement après le verbe ; il se met à l'accusatif quand il est indéterminé, et au nominatif quand il est déterminé ; le sujet peut précéder le verbe quand le terme spécifique est déterminé, sinon il doit se placer après le terme spécifique :

(Fak.) ïA-cN-^ 1 <--9 ^---/-J^! A-«-j s >l-::C3l le livre est un excellent com-

'■ '^ pagnon dans la solitude.

(Tart.) c-^'-c-*-'' w-i^^jJ pU-^Ji /*-«-J C^-J î tu serais un objet bien précieux si tu durais.

(Har.) Jj-L»v^ ^ ^^**.3 I Jjic ^y^ ^yÂj\ ^xJ guel excellent peuple que

mon peuple quand on sort Vépée du fourreau!

y ^ y y // y y xi

v^;»^r L^^LS' jr-~wj que ton langage est mauvais!

Ka'ab et Zaïneb sont deux bien méchantes femmes.

Remarques. — a) On voit que, lorsqu'il y a un terme spécifique, la détermination du sujet n'est pas soumise à des règles aussi précises que lorsque le verbe est accompagné seulement du sujet.

6) Le sujet placé avant le verbe peut dépendre de ^\ certes que, ^^^ il a été,

^^ il a pensé, et des particules ou des verbes analogues (§§ 237, 247, 261) :

1 |J>aJ) »j3-^ » o^ "^^^ ^^^*' ^^ excellent serviteur.

c) 11 faut remarquer l'expression sô «OJ (tuel homme remarquable (litt. à Dieu so?i /«i<), J^^^ cj-^ <^j> «*JLJ 7Me/ homme tu en!

Participes.

337. — Les participes suivent les règles d'accord de Tadjectif et du substantif (§ 189 et suiv.). Quand ils sont dérivés d'un verbe intransitif ils gouvernent leur régime avec la même préposition que le

verbe : ê^i, JJ" ^JLc j^iJ c^Ji tu peux tout [h\.), L^ *JiJ i »l

Ja~w2s-^ ♦jJL^îu-» Dieu emhraase (de sa science) toutes leurs actions.

Quand ils sont dérivés de verbes transitifs ils peuvent gouverner leur régime à l'accusatif à la manière des verbes, ou se mettre en annexion avec lui à la manière des substantifs.

338. — Le participe qui régit son complément à Taccusatif prend Tarticle quand il est déterminé; il peut indiquer un temps passé, présent ou futur :

s^jLy^&U-iJ i j\^ ^»/»LxJ c^s-/3r-^ je m'étonne de quelqu'un qui bâtit ^ '^ . . "T wne demeure périssable sans

([[,71) &LjL^J ! A:> s' occuper de la demeure éternel le.

(Ali,) ;iw>i2-x-^:aJ^) "^ ïL-j \ si-^Ja.^3 [ »! celui qui est soumis à son père ne

sera pas confondu.

Remarque. — Le participe considéré comme agent verbal se construit encore iréquemment avec la préposition J : eJ'* ,-JLyo r^xt^ «4.^-3 e^»L-XJ\ celui qui abandonne ses frères sera abandonné (Bah.).

ô^jLS JuiS ^

339. — Le participe qui est en annexion avec son complément ne prend jamais l'article s'il exprime un temps passé, car il est alors considéré comme un vrai substantif; s'il exprime le présent ou le futur il jirend l'article quand il est déterminé, comme cela a été indiqué (§ 207) dans la syntaxe de l'adjectif suivi d'un régime spécifique :

^ > . -^ ^ ^ Si ^

(P*) ^^-Ljv«9 J-X-5 ^j ceux qui l'avaient mis à mort furent en-

suite tués.

(Ror.j v«^-j^-iJ 1 aJ ^-û ^-J ' c^-5'^^""' "Gous serez ramenés à quelqu'un qui con- ^ " naît ce qui est secret.

iâ-jv»x j ! JbLCU c-^,^^ heureux celui qui étouffe sa colère.

Remarques. — a) Pour que le participe précédé de l'article puisse être suivi de son régime au génitif, il faut que ce régime soit déterminé par l'article ou par un complément d'annexion ayant l'article; cette condition n'est pas nécessaire si

le participe est au duel ou au pluriel; on peut donc dire j^>c sïJ \ ^L <^^L-4aJ\

celui qui frappe la tête de V esclave', J^.-^fi ^vL.-^\ ceux qui frappent un esclave;

mais on ne doit pas dire J.-^s ^ iXJaJ^\ celui qui frappe un homme.

h) Si le participe provient d'un verbe doublement transitif (§244 et suiv.), le premier complément se met à l'accusatif ou au génitif d'après les règles précé-

dentés ; le second se met toujours à l'accusatif : «) » "g U ^ (l) ^^^— aJ \ ^^J-^

\J1 yj» l-o.jT'^ v^^-<-,.iLjT ou lJ^-^»— ^JT C--V ti ■" ^ - nous autres Arabes, nous servons aux hôtes de la viande fraîche; on dirait avec le participe déterminé : Q^H>Jïii-»J\

hôtes de la viande.

:^\ ^jjj^^ J->.j

340. — Le participe passif suivi d'un régime suit les règles déjà étudiées pour Tadjectif accompagné d'un régime spécifique (§ 206 et suiv.) :

c y c--* ^ ^ c y JJ> ^ y

^ jj i ^ jj.-**»-^ J"-T^j ^^ homme dont la maison a été volée.

.-j J.-J ! p jJaJL^J 1 sX 5^ t îL-a. il est venu V enfant qui a les mains

'' coupées.

»A-j i-c^loJL/» J.J^j **-^JJ~* i^ ^^^^ passé près d'un enfant qui a

^ '' la main coupée.

Remarque. — Lorsque le participe passif masculin singulier d'un verbe intransitif est précédé de l'article et suivi d'un complément indirect, il tient souvent lieu

de toute une proposition dont le verbe à la voix passive aurait pour sujet ^j3\ ;

f fc^çt

àJ^ >yJ^.^\ correspond à <^3 oX.J^ (^v>-)\ celui à qui il est né un fils; \^sX.jt\ 1. Le substantif en apposition avec un pronom se met à l'accusatif.

INFINITIF 2'i3

^^-s X c ^ )^--ia-i^J \ j-^-£- ...l>\j— v3 dirige-nous dans le sentier de ceux qui

nont pas encouru ta colère (Knr.) pour ^^^i c' , k^^:) IJ ^^j^ri\'l^.

Infinitif.

341. — L'infinitif est un véritable substantif. Par sujet ou complément direct de Tintinitif il faut donc entendre les substantifs qui rempliraient les fonctions de sujet ou de complément direct si l'infiuitif était remplacé par un verbe à un mode personnel.

342. — L'infinitif arabe doit souvent être traduit par 1 infinitif français :

(Ham.) »^LJ I ^-::3 Jî Uj^U-V nous nous hâtâmes d^ouvrir la ^ S ^ porte.

y c ^ , y (, ys.y /y y y ^ y c y y ^,

/'Ck y (^ y t-y ^y y y '■ y i^ y y c

(Bat.) L^-ŒT-H' U^^!^ Â-a^L^^ L-j»^j:.i;,i nous achetâmes une poule et vou-

' lûmes la faire cuire.

(Mâç.) ^)^va-jbJl ^3 ^J »3L3*t me permets-tu de partir f

343. — Le sujet, quand il est exprimé, se met immédiatement après rinfinitif et au génitif :

(jbch.) A,M>-g..j »L»*wjj5 ! ^ J— * la louange que l^ homme se donne.

je me suis attristé de ce que mes amis se sont éloignés.

^ ^ Il MkVk I A ,*" 1 ».

344. — Le complément direct se met au génitif quand il suit immédiatement l'infinitif (le sujet n'est pas alors exprimé — règle précédente), il se met à Taccusatif quand il est séparé de Tinfinitif :

(Bat.) jLjl.**.-^ à-^K-:^:'' *9.j-;:-w! il fut pris à gages pour gai' der un

'^ jardhi .

(Ali.) »:£li-ù. ^jcj y^ ] V -1.1? ^.^-^-LLI cherche-les , comme le malii.de

'' '' cJierche sa guérison.

vlI-*^.ÂjJ ^-Js-xJ* / «>ljJ 1 ,,lL^ — Jà xJ' glorifier autrui, c'est te glorifier

toi-meme.

Remarques. — a) On voit par ce dernier exemple que Tinfinilif peut régir son complément direct par le moyen de la préposition J.

h) Si le sujet et le complément direct sont deux pronoms affixes on peut les joindre immédiatement à l'infinilif ou les séparer par \^\ : ^iX--^r»- ^yJ CU->J^ sL.i\ ^M as wenfi dans ton amour pour lai {en disant que tu Vaimais) (Tart.) ou

c) Avec l'infinitif d'un verbe qui régit deux accusatifs on dit comme avec le participe : L-«^«-u^ \;;L rL. \j^ft jv J^s.-^ ^l A L\ C action de Mohammed donnant à manger à Amr un pain empoisonné.

d) L'infinitif régit son complément indirect avec les mêmes prépositions que le verbe dont il dérive : ^LJlL.o— o-J\ .-^^ l'L^<JL}\ ^T il préféra se démettre de

la royauté {}i^.); dv-^^JL-û >jf.st.-.^J\ ^^-JUi o^swl x>xJL^^ ^^.J personne ne put monter dessus (H. N.).

345. — LMnfmitif mis à l'accusatif peut exprimer l'ordre, la défense, le souhait :

(Har.) !j-Â-c s »j Lj 0 Seigneur, pardon !

(lY, 64) Liw j^ àJU 1 îîL^Oj àJ L^JL«, ^we Dieu lui accorde la pluie et qu'il

le revête de la lumière de gloire.

y/ ^ ^ y yy y

\ùj^*3 ^ L» L^ debout et non point assis.

)LJjJ 1 V jj~^ coupez les têtes.

J ci > y y

Ces inlinitifs remplacent les verbes : ^^\ pardonne, «LiLw quil L arrose, Uj^juJLj' ^ lo-;»J levez-vous et ne soyez pas assis, Ij j^-^I

coupez.

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