‹ Nouvelle grammaire arabeChapitre 155 sur 173 · INTERJECTIONS · texte numérisé non relu

INTERJECTIONS

(Miik.) ^iX-L> y-A LJ J^ V il nous faut absolument un roi. IJl-5' J^juâJ)' »! w\-j Y «7 ^c /«Mi faire cela.

408. — ^^|-rw "^ s\^m^\Q certainement^ sans nul doute \\di^vo^o?>\i\oïi qui suit commence par »! ^?^e ou »! cer^e^ ç'î^c :

> • C -» 'l wlA /'/'•/•

(Tart.) wA«L^A-j vlA-j ! /»^-=^'^ ^w seras certainement crucifié.

yy y ^ y y y ^ ^ y y y y

(Gaz.) !^^L**. j^'j-i^ <>>-J ! ( j-^ certainement qxjCil ne cesse de veiller.

Interjections.

Du vocatif.

409. — Avec L) et les autres particules du vocatif !, LÎ, L-jb

(L^! excepté), le substantif ne prend pas l'article; il se met au nominatif sans tanouine quand il n'est suivi d'aucun complément ou d'aucune proposition explicative :

JjJiJ* L/» j--^^ l-J 0 homme ^ que dis-tuf

fyyy^y c y y y

(Asm.) /*-jr^=^ '--;'. n«^Xj'Lâ^ vj:^wy i2£ tes attribuas sont grands^ ô Etre

suprême.

yy y9cyyyi,yy

(Y, 243) L^j r oy L) c^ j-i d mo?'^, ^w a* frappé un homme

généreux.

410. — Le substantif au vocatif se met à l'accusatif lorsqu'il est suivi d'un adjectif qualiflcatif, d'un complément, d'une proposition relative ou explicative ;

(Cher.) ^^^-^J 3 i^^w.-^=s.j ^i^ .^J U lumière de mes yeux et ami de

mon cœur.

y y yy

(IV, 95) J!j;5^ 1 ^-^^ ^^^.J"^ .. ^ ^^^ Q^^ ^^ avide des richesses.

(IV, 49) dJJL/» ^*-Ls:-^ w^-y./Cc 2Jj.-i.a. Lj ô tombeau qui renfermes les

belles qualités de Mâlik.

411. — Lorsque le nom au vocatif est suivi d'un appositif, cet appositif se met au nominatif ou à l'accusatif, mais il faut employer l'accusatif si l'appositif est suivi d'un complément :

^^jw*«-^ I p^-**wj U 6 Jésus ^ le Messie.

à.U 1 A-J-à. *^a)L j! l j 6 Abrakam, ami de Dieu. • "y \ " ^'^ ' a "

L5-;' cr;

412. — Quand l'appositif est le substantif j^t, le nom au vocatif se met au nominatif ou à l'accusatif si ^\ est suivi d'un nom propre; le nommatif est obligatoire si ^ ! est suivi d'un nom commum :

^Lô- .-^1 ^^ ^Sr^^ ^-^ ^ Ahmed j fils d'Abou Khaled, i^^^^ OJp-j» ^j 1 v^.,w^.) Lj Joseph, fils des rois de Juda,

Remarques. — a) La particule du vocatif peut être supprimée, mais on emploie le même cas que si elle était employée :

Cj\5^>— ».-<^i^ \ (^5-i (3^>J \ 1-3 L^\ notre Père qui êtes aux deux.

b) Le mot perd quelquefois sa dernière lettre : l>^ Li pour ,^^^lJo LS d mon amt; ,^^a-C^ l 3 pour *^-^aX yo lo o iHansowr; J^ lo pour o"^-» L:», o wn tel!

c) ,,j\ père et ^\ mère ont au vocatif les formes particulières C-o\ ,CUv«\.

/'ce

(3>— •*»— * rf ' w*^— > »

413. — Avec la particule L^--> i, fém. L^-^1, le terme du vocatif prend toujours Tarticle et se met au nominatif :

^ y c c^^ y -it s- y y m ^ ,^o xc

(Ibch.) \L*4»jY i L.^-J ! . .L*^1j ! iii a.t sunoeille ta langue^ ô homme.

-p Si c-^o I y > y i, i.-^ y ^ -s*

(Uar.) L^-iJ I îtj->a> L^ L^JjU I L-^-Ji-^l enfants^ pourquoi cette tristesse?

INTEFiJECTlONS 275

Remarque. — On ne peut employer L^^ \ avec les noms propres précédés

f yé c ^ y ^ \.^ ^

de l'article, ni avec (Ol-J\ Dâ'u; on fait alors usage de l 3 : ô;Lsr\ L^ d al- Harets; ,OlJ \ L^, ô Dtew; on dit encore fréquemment ^o-ç-JÛl ô Dieu.

Autres interjections.

tk-'' c:::-^

414. — J-jj marque la douleur, la menace, et ^jj la pitié; lit avec un pronom : ^

on dit avec un pronom

Xi J-j^i, ^tXJ ÎI^Ljj, v^txJ J^jJl, ^^O J-jj malheur à toi.

et avec un substantif :

J..J ;J ^Jj, A-jjJl, J-Jj malheur à Zéid.

415. — Lj marque Pétonnement, la surprise, la joie; 'j marque la douleur; le substantif que ces interjections précèdent prend l'une des terminaisons suivantes :

yycyyoyyy y y y y y y y y y

^ns:*-U l) ,2*1-;-^^ ^-> )^^^ Lj j^^^F^ ^ ^ merveille!

(de 2.-**»cs.) 2Uw*v^ i 5 d regrets!

J^J >jl ô ij pauvre serviteur de Zéid!

416. — La particule LjI suivie de pronoms affixes peut signifier ^«re/ gardez-vous de^ méfiez-vous de, fuijez. Placée devant un substantif elle le régit à l'accusatif avec j et plus rarement au génitif avec ^\ placée devant un verbe elle demande ^ et le subjonctif:

(Har.) J-**»^Mj vJLj! fmjez la paresse.

1 a,yJi.. Ifi V .j! A-^' — 5 1 (jardez-vous d'être injustes.

APPENDICE Notions succinctes de métrique (1).

417. — La métrique étudie les règles de la composition des vers ;

Le vers arabe se compose de pieds formés de syllabes brèves et de syllabes longues. Il comprend deux hémistiches d'égale mesure et se termine par la rime.

De la syllabe.

418. — La syllabe se compose d'une ou de deux lettres (2); elle est brève quand elle es^ formée exclusivement d'une consonne et de sa voyelle; la syllabe brève sera

indiquée par le signe Ji : i^«);— 0 il a frappé : 3 brèves. La syllabe est longue quand elle n'est pas exclusivement formée d'une consonne et de sa voyelle; la syl-

labe longue sera indiquée par le signe : ^^ {— jj^ il est passée \^Ld ils ont

dity .^^XX^^ ^ il n'a pas écrit. Le madda \ qui indique la contraction de deux alifs et le tanouine qui correspond à une voyelle suivie d'un Ci forment des syllabes

9 9 r^ fi 9 ^ C f 9 ^

longues cXsL.\ ^e prendrai, J^^ (= ^^^X-^x) homme. Quelques syllabes pouvant être à volonté considérées comme brèves ou comme

longues s'appellent syllabes communes; ce sont: !<* LS dans le pronom Lj\ moi;

9 9 , o f 9 CE 9 9 9 9

2° le pronom « lui, de lui; 3° ^ mis pour ^ dans ^o—X-M ,*>^ ,^o~fe et à la 2« per-

sonne masculin pluriel du parfait ^-X^wJC»$' (pour ^X;^X$) vous avez écrit.

Des pieds.

419. ~ Les pieds sont formés par la combinaison des syllabes brèves et des syllabes longues. II y a en arabe huit pieds réguliers que nous représenterons par des

mots formés avec le verbe J.-*a 3 :

1. Ces courtes notions n'ont d'autre but que d'apprendre à reconnaître et à scander un vers. Voir pour de plus amples détails les auteurs qui ont traité cette matière. La grammaire arabe du P. Donat Vernier se termine par un remarquable traité de prosodie (t. II, 501-595).

2. On ne tient aucun compte de \ ou de \ ajouté au ^ du pluriel : «>-J^ \ r r-^ = ^>^yJ CT"^ re?i/an/ est sorti, \^„^a.> =:^-^-A^ ils sont partis. Une syllabe peut avoir trois lettres quand elle est formée d'une voyelle longue suivie d'un j« ou d'un ç^ : 3L>o éiendant {> — >Lw;) «*w^.5»>-©-J \ j^-<>Ls le Juge de la ville (^<— ^->^X.^ — ,J ljt^ — ^)'

NOTIONS SUCCINÏES DE MÉTRIQUE 277

Les pieds irréguliers sont formés des pieds réguliers par i'altéralion ou la sup-

pression des syllabes, par exemple ^^JL>o à;u*^-o peut devenir r^J.^ i. X-^,

^\ — ouÀ^x.t<-^ etc.

De la rime.

420. — Les vers d'une poésie ont tous la même rime (1), c'est-à-dire que leurs dernières syllabes ont la même consonnance et la môme mesure; dans le premier vers d'une poésie, le premier hémistiche rime avec le second; de celte manière on reconnaît facilement si un vers est le premier d'une poésie.

La rime commence après la dernière lettre de prolongation ou la dernière lettre jezmée du vers; elle peut être une lettre jezmée précédée d'une lettre de prolongation. On compte cinq sortes de rimes : 1° une lettre jezmée précédée d'une lettre

de prolongation : jj.-^ dans J^^JlJ» peu nombreux.

2° Une syllabe brève toujours considérée comme longue : j dans j—^-^ \ le tombeau.

3° Une longue précédée d'une brève : lJl s dans l-Â-s\^ \ celui qui se tient de-

bout, L-;> dans LX 0L-^ notre chien.

4° Une longue précédée de deux brèves : jJlJ dans Jv i lj \^ et le pays.

5» Une longue précédée de trois brèves : ^L^,^»» dans 'kSyjs:r \ le mouvement.

421. — Il y a quelques remarques à faire sur la dernière voyelle d'un vers ou d'un hémistiche :

1° Le fath'a JL est toujours suivi d'un \ à la fin d'un vers :

\ >^SL-s. — ^J \ ^*xJL^sw C^^\s l.o-J lorsque f ai vu ta beauté disparue.

2° Le d'amma ± et le kesra~7 à la fin d'un vers ou d'un hémistiche font toujours une voyelle longue, car ils sont censés suivis de la lettre de prolongation correspondante.

3° Les trois voyelles se suppriment souvent à la fin d'un hémistiche :

Je n'ai pour toute fortune que ce dirhem ou cette haridelle noire.

4° Le tanouine peut se supprimer ou se remplacer par la voyelle correspondante; ce qui a toujours lieu à la fin d'un vers :

Puissiez-vous être préservés de tout mal et ne pas rencontrer d'infortune tant que vous vivrez.

Des mètres.

Il y a seize mètres en arabe.

1. Les poèmes arabes sont d'une longueur assez restreinte; les grands genres de poésie comme l'épopée, la tragédie sont inconnus. Dans une pièce on emploie toujours le même mètre.

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