SIGNIFICATION DES FORMES DÉUIYÉES
Formes dérivées.
32. — Les formes dérivées proviennent de modificalions que l'on fait subir au verbe primitif, par l'addition du chadda ou des lettres servîtes .
Elles ont l'avantage de modifier le sens de la forme primitive, et d'exprimer, par un seul mot, une idée que la langue française ne saurait rendre souvent qu'à l'aide d'une périphrase. Par exemple :
^j-^ (1'*^ forme) signifie : il a été malade^ et la G*" forme ^.L^.J : il a
fait semblant dètre malade.
Les dix premières formes seules sont très usitées.
33. — La 1" forme J^J, déjà étudiée, donne le sens primitif, état ou action :
0 ^^^^ écrire [S) \ 0 .-i^ être petit,
.34. — La 2° forme Jws^J est caractérisée par un chadda sur la seconde radicale. A noter, dès maintenant, que cette seconde radicale prend toujours un fatJia au parfait des formes dérivées^ quelle que soit sa voyelle au primitif.
La 2^ forme est un augmentatif de la première :
i^^ f. I J-/V2-3 séparer : 2® f. J-^^=-3 séparer à diverses reprises,
mettre en morceaux
Elle exprime l'idée de cause, faire faire : \y^ f. A v-^^-9 être proche : 2« f. vi^"^ faire approcher \
— 0 /woj^ étudier : — crj"^ faire étudier.
Elle signifie encore réciter une formule habituelle :
^^J dire oui, avec *-«J, oui; .=vj souhaiter la bienvenue, avec JJwj l^=y^ soyez le bienvenu.
1. La 3^ personne du parfait arabe sera fréquemment rendue dans la suite par Vinfinilif français.
Elle peut dériver d'un substantif :
^.^sw rassembler des troupes^ de ^-.^, armée,
35. — La 3^ forme J-^L? est caractérisée par un I après la l''' radicale. Elle a, à la fois, un sens réfléchi et actif \ le sujet et le complément du verbe font la même action :
Ijwlj» j.-> ; ^^jjLi Ziéid a frappé Hind, mais cela fait supposer que
Hind a ensuite frappé Zéid.
Elle marque encore le but, souvent avec une idée de rivalité.
l*"® f. 0 y:L3 tuer : 3^ f. JJU combattre (avoir le but
de tuer).
— 0,1 rj-:-*- devancer: — \JH,^ lutter de vitesse ^ chercher
à devancer,
— 0 >jS être généreux : — >^ rivaliser de générosité.
Elle implique fréquemment le sens des prépositions v^, à ï égard
d^i J à> S^ vers^ s^ avec, par l'intermédiaire desquelles le verbe primitif régi t^son complément indirect. La 3^ forme supprime la préposition et prend l'accusalif :
l'-^ f. .bi-fi-) w^-x-S' il a écrit â un tel : 3^ f. U^-9 .^sJ^
— i..i v^-isJ il a été bon pour lui ; — à i-L^
36. — La 4e forme J--^J! est caractérisée par un jezme sur la
1^^ radicale et un «/e/hamzé initial ayant la voyelle fatKa I.
Elle a, comme la deuxième, l'idée de faire faire, mais avec cette différence qu'elle implique une idée de rapidité, et la deuxième une idée de minutie :
• /* Ci. / "^ y
k^ i, J^i révéler tout dune fois [Wvvq): 2^ [. ^yj révéler versets par
versets.
— ^JLsI informer : — ^JLc instruire, enseigner.
Elle indique Ventrée dans une époque, dans un pays :
^^1 e/re au matin \ t^)-^} ^^ diriger vers le Yémen,