SYNTAXE DU SUBSTANTIF
bien qu'ils soient suivis d'un génitif indéterminé (1) : ç âj -i^^ v»— ^— *-* J 5 \ dL.-co\ » j^^-i-û ^ût première flèche qui vint le frappa à la tête (Cher.); Jw^\^ J'l\ ^\^ ^ jLa. 5~^^-9 *^ ^^'^^■^ ^^ premier entrant et le dernier sortant (M. N.).
d) Lorsque le premier substantif doit être indéterminé et le second déterminé, on fait précéder ce dernier de la préposition J à : L-ïw^Jl j 1>LM ^^^-aJ il rencontra un fils de l'homme (K. D.); on emploie encore très fréquemment la tournure : un fils d'entre les fils de C homme, J>.si*^ \ <^-^^ ^^^j-^ c?--?^-
p) Le substantif suivi d'un pronom affixe est toujours déterminé : à^JL^^^ son amiy ^ v\> votre maison. Pour dire : un de ses amis, une maison a vous, on emploie encore la préposition J : ^ ,^^vX.^ ,^\ ^*XJ3 f^^-SL^ il se plaignit de cela à Vun de ses amis (K. D.).
Le complément déterminatif de plusieurs mots se place en arabe après le premier, et l'on fait suivre chacun des autres du pronom affixe représentant ce complément déterminatif; ainsi pour traduire : la miséricorde et la bonté de DieUy on tourne : la miséricorde de Dieu et sa bonté :
(Kor.) à l«4aJj à U \ 'L.,^ss.j la miséricorde et la bonté de
Dieu.
(111, ol) L.^." ^y^,j Lv-j J,J 1 ^^^=kj /*-^j-^ les vanités et les joies du monde
les ont égarés.
Emploi de l'annexion.
194. — On fait usage de l'annexion en arabe dans la plupart des cas où la langue française emploie de entre deux substantifs; c'est-àdire pour désigner :
1° Une dépendance étroite (parenté, origine, cause, possession, partie^ lieu, moment) :
oXJ jp3 ! ^j \ le /ils du roi.
^L x-*«^i ^^awL^ le propriétaire du jardin,
1. Néanmoins ils restent indéterminés grammaticalement; voilà pourquoi, dans le premier exemple donné, le substantif e-ç— ^ n'est pas joint au verbe î.L^ par le pronom relatif -jJî- Pour que le mol fût réellement déterminé il faudrait dire : ■] 5 ^ \ — -ç x^ \.
^^y iU I T-xx la chaleur du soleil. à-;s t J-jJ \ C^j /e moment du repentir.
2" La matière dont une chose est faite ou qui fait l'objet du poids ou de la mesure (1) :
(Mac.) à^-â-) \ « V ^5> JJ 1 'i~^ 1 /es vases d'or et d'argent.
(id,) 4 ^^ i^^ iwwS ^-^-j ^Y5•'^ trouva une robe de laine.
1^^ \^) à^ y"-^3 j-^û-fl) I 13-3) ce pauvre na pas une livre de farine. // ^
3* Les noms propres géographiques placés après un nom commun
ou un autre nom propre :
^!A i j 'Li-^ô^ la ville de Bagdad. J— ^' ' y-^> le fleuve du Nil.
»L;->wU ! J-^-9^ le mont Liban. ^l-^JI ^J:.^^ Damas de Syrie.
Un substantif ne peut servir d'antécédent d'annexion à deux substantifs qui ne sont pas joints par a et\ on ne peut donc dire : >\vA à.> 2i^wa s son palais de Bagdad, ,^0*L^jT l.^a JLJT f,SJè la plume d'or de l'écrivain ; il faut prendre
une autre tournure : ;\Js â 1.> ^ j^.J \ Sj-xo-s son palais qui est à Bagdad,
^ ^j*L5LJlJ t$j^\ <^-A Jw J \ *Jl-*s la plume d'or qui est à l'écrivain.
Il faut encore remarquer l'annexion du substantif avec l'adjectif qui d'après la
construction ordinaire devrait être simplement adjectif épithète : a^5L^L;c^ ;> ^
(y>> v-aJ \ (frJL-^LX^) voire honorée lettre,
^S k-^ \) la maison sainte, Jérusalem.
L'adjeclif en annexion avec un substantif pluriel équivaut à un superlatif : ,to\l sr^T yM,^s-À-S la plus précieuse des perlée, k'L-iJLJT ^-sr'VJo les juges
les plus intègres.
1. On peut encore faire précéder le second substantif de la préposition ^2^-^ ou le mettre à Taccusatif \^.^*-StL> C?~^ /= — ^^^ °" L-.-.-A^ >L-*o wne ic/oZe d'or. 11 est obligatoire d'employer
l'une de ces tournures quand le premier substantif est déterminé par l'article : ^^^-c -.L waJ\ ^.^.«...A > ridole (Xor. Néanmoins on peut déterminer le premier substantif en donnant Tarticle au complément comme dans l'exemple : u--wAv>^j\ às...^^\ les vases d'or. On trouve rarement le nom de matière en apposition avec le premier substantif : v-^-s-A > ^L>o une idole d'or ; i^A jJ \ -L.>olJ \ l'idole d'or.
SYNTAXE DU SUBSTANTIF ir>7
Remarques sur quelques substantifs fréquemment employés en rapport d'annexion.
(Voir pour J f, '^y-^=^, ^f. J^-^iy S4-^' PP- 125, 127, 428, 130.) 195. — Les substantifs j 3, ^.^-a.L^^ possessew^ ^] père, ^ I fils.
>! ?72<^r^, c-.i j /«//e, -;, i frère ^ J^ I famille^ suivis d'un régime remplacent souvent un substantif ou un adjectif : ï»-a.j ji miséri-
cordieux^ r^*~^ ^ ^-^ ^ ^^^ 5«?;â!?i/5, J.-p-^*J I ^j t /e voyageur.
Le mot vji^li, fém. de j5, signifie certain devant un nom de temps, et côté devant un nom de lieu (Voir p. 128, note) :
. (^JUaJ i j ^-;;«*J i ^zJ^'^ vJl^JLlJnJ \ je partis du côté droite et il par-
'' / w ^ / /- ' iit du côté gauche.
(Har.) jL,JJi ob
Les deux substantifs »Ls:-^*- louange^ ':^\jkj> refuge s'emploient à l'accusatif en annexion avec le nom de Dieu :
^j \ X^srr-^ gloire à Dieu^ ^.JJ \ ^Li-y» à Dieu ne plaise.
On trouve fréquemment l'expression «OLsr^ que sa louange soit proclamée
ou les verbes j^5JLa j il est grand, \ «^ ^ -i fi u es^ puissant et glorieux, rem-
^ JL ê *
plaçant le substantif <OlJ t sous-entendu :
^^LkJ JLd ,i SLsr^ jLs Z)teM a dit.
Mots ea apposition.
196. — Les mots en apposition prennent le cas du substantif auquel ils se rapportent; ils peuvent désigner : 1** Le môme objet sous un nom différent :
yy y y ^ \ ^ y'î-^yy y i. y y
(Kor.) 'j-^.J^ [J^J~^ » 1—2^1 à^-x^ l-L-i % ->, nous établîmes avec lui son frère
Aaron pour ministre.
* z' y y-^ y yy ^ y y y y
^^^ 1 iwfl-^wLsr-^ ! J ) Lj j» vJu^x j il envoya un présent au khalife
* o Ahou H'Abbas,
(Bat.) u^y^"^
2" Un objet différent, pour corriger une erreur :
Lw »3 ^Li-j C^-j1j fdi vu un mulet j non, un cheval.
3« Une partie, une qualité, une circonstance quelconque se rapportant au premier substantif :
àjJU" V-^-sr-^ ^ J-S^l il a mangé le tiers du pain {le pain, son tiers).
■ ^ ' -- <" vX.,w/»ji:J ^ (*^ ^^ ^ 6/dme /a paresse des élèves.
à w.sr^ jj o-sk ! ^ J v-«» V arrivée de ton frère m'a réjoui.
(Voir, pour l'apposition de J-^, «.>^w^=v, l^-f, J=^-*-^ ;j"-^^ c^-r^' pp. 126, 127, 129, 130.)
Mots transposés.
197. — Une construction très usitée dans la langue arabe met en relief, au début de la phrase, le mot qui dans un ordre logique serait complément déterminatit d'un substantif, régime d'un verbe ou d'une préposition. Ainsi, au lieu de dire : le frère de Joseph est malade, on peut tourner : Joseph son frère est malade. j^ y ^ ^% j> ^ ^
^jcL-ij^ 2j-à.i ^ ^j-i le frère de Joseph est malade.
(Kor.) £l Y-*«J ^ cr^ L/" ^-^ ^-^ ^ à Dieu appartient ce qui est dans le
ciel.
yj> iJj LJL-;9 A-*j t j.-a. vJ-J ^^ \ la récompense de ceux-là sera due à
i, ^y la clémence du Seigneur.
Remarques sur le nombre.
198. — En français nous disons avec le nom au singulier, bien qu'il soit question de plusieurs individus : on leur coupa la tète, ils se frappaient la poitrine, et l'article dans ces manières de s'exprimer tient lieu de l'adjectif possessif. En arabe, on met les mots tête, poitrine au pluriel et l'on remplace ordinairement notre article par les pronoms affixes, litt. : on coupa leurs têtes.