DIPHTONGUES
§ 13. La réunion de plusieurs voyelles formant, en une seule syllabe, no son composé, s'appelle diphtongue. ï*' groupe. Ex.: ia dans piano,
— lai, le — biais, pièce,'piètre,
— ié, ied, lé — pitié, pied, lumière.
GRimCAIBE ï*aANÇAI8B.
1» groupe. Ex.
/ien danR Dien^pien,
io — pioche.
ion — chionrme.
oe — moelle,
oi — loi, roi,
ona — donane,
onè (onet) — fouet, mouette,
nel - écuelle,
ni — huile, lui.
na — équateur,
oui — louis, fouine.
Remarque. -
- De même qu'il y a (Voj. § 11, 4) des
voyelles nasales,
il y a des diphtongues nasales. Ex. :
iam, ian Ex. : iambe, viande^
ien (prononcé tin) — bien,
ion .
— lion^
ouan, i
juen — louange. Boum,
oin
— soin,
ouin
— baragouin,
uin
— juin.
(Étymologie. — Le mot ûipMongue est tiré du grec SCfflo^YOç, qui est formé des mots Sfç {deux fois) et çôoyYOÇ [son],]
§ 14. Quand a, e, i, u se rencontrent à la fin d'un mot et au commencement d'an autre, il se produit souvent ce qu'on appelle une élision : la voyelle finale du premier mot est éiidée, c'est-à-dire supprimée, et remplacée par un signe appelé apostrophe. Ex. : l'àme, l'â^e, l'usage, l'unité, s'il vient, qu'il vienne {pour la âme, le âge, le usage, la unité, si il vient, que il vienne). L'usage apprendra les diflFérents cas d'élision.
[Étymologie. — JÉ/ision vient du latin elisionem, écrasement; élider, de elidere, écraser — Apostrophe vient de Tadjectif grec obcéorps^oç, détourné, retourné, qui indique la forme du signe.]
CONSONNES. — ^ le 9