‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 10 sur 176 · DIPHTONGUES · texte numérisé non relu

DIPHTONGUES

§ 13. La réunion de plusieurs voyelles formant, en une seule syllabe, no son composé, s'appelle diphtongue. ï*' groupe. Ex.: ia dans piano,

— lai, le — biais, pièce,'piètre,

— ié, ied, lé — pitié, pied, lumière.

GRimCAIBE ï*aANÇAI8B.

1» groupe. Ex.

/ien danR Dien^pien,

io — pioche.

ion — chionrme.

oe — moelle,

oi — loi, roi,

ona — donane,

onè (onet) — fouet, mouette,

nel - écuelle,

ni — huile, lui.

na — équateur,

oui — louis, fouine.

Remarque. -

- De même qu'il y a (Voj. § 11, 4) des

voyelles nasales,

il y a des diphtongues nasales. Ex. :

iam, ian Ex. : iambe, viande^

ien (prononcé tin) — bien,

ion .

— lion^

ouan, i

juen — louange. Boum,

oin

— soin,

ouin

— baragouin,

uin

— juin.

(Étymologie. — Le mot ûipMongue est tiré du grec SCfflo^YOç, qui est formé des mots Sfç {deux fois) et çôoyYOÇ [son],]

§ 14. Quand a, e, i, u se rencontrent à la fin d'un mot et au commencement d'an autre, il se produit souvent ce qu'on appelle une élision : la voyelle finale du premier mot est éiidée, c'est-à-dire supprimée, et remplacée par un signe appelé apostrophe. Ex. : l'àme, l'â^e, l'usage, l'unité, s'il vient, qu'il vienne {pour la âme, le âge, le usage, la unité, si il vient, que il vienne). L'usage apprendra les diflFérents cas d'élision.

[Étymologie. — JÉ/ision vient du latin elisionem, écrasement; élider, de elidere, écraser — Apostrophe vient de Tadjectif grec obcéorps^oç, détourné, retourné, qui indique la forme du signe.]

CONSONNES. — ^ le 9

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