CONSONNES
§ 15. On a ru (§ 5) qu'il y a 19 consonnes.
On peut ajouter à ce nombre quelques consonnes com« posées, par exemple :
1** chy qui a une articulation spéciale : chambre^ chiens chapeau, chose, etc.;
2** 2>h, qui se prononce comme une/ dans des mots d'origine grecque : jphUosophie^ phrase, sphère;
8° w (double v)y qu'on rencontre dans quelques mots d'origine étrangère. — Dans ceux qui viennent de l'anglais^ il se prononce en général ou. Ex, : 'whist, 'Whig, tram'svay (prononcez ouiste, ouigvs, tramouay). — Dans ceux qui viennent de l'allemand, il se prononce comme un V simple. Ex. : Westphalie, "Weimar. On prononce de même Norwôge^ 'wagon (qui s'écrit même quelquefois vagon),
% 16. Plusieurs consonnes, dans certains cas, varient leur prononciation, ou bien ont une prononciation qui leur est commune avec d'autres consonnes. Par exemple :
— c s'articule comme le devant les voyelles a, Oj u [cavalier, compagnon, cultiver), à moins qu'il n'y ait au-dessous de cette lettre une cédille ( Voy. § 22). Ex. : façade, façon, reçu;
— ch s'articule également comme Te dans quelques mots d'origine grecque ou hébraïque. Ex. : chrétien, chronique, archange, archéologie, archiépiscopal, catéchumène, chaos, chrysalide, chrysanthème, technique, Charylde; Ghaldée^ MeUhisédech, Michel- Ange, etc.;
— sa tantôt une articulation sifflante, pareille à ceiie du c devant e et i {serviette; service); tantôt^ et surtout entre deux voyelles, l'articulation du z {maison, désert). En général, quand « entre deux voyelles doit s'articuler commet.
lÔ GBAMMAIRE FRANÇAISE.
on la double ; Ex : tesson, moisson. Il y a exception pour quelques mots d'origine grecque ou latine : monosyllabe^ désuétude, vraisemblable;
— g di Tarticulation du/ devant e et i {gelée, gibier). Il prend l'articulation dure {gm) devant a, o, u {gâteau, gomme, Ousiavé) ; mais il s'articule comme^i quand un e s'intercale entre le g et les lettres a, o, u. Ex. : geai, geôlier, mangeoire, gageure (qui se prononce gajuré);
— ^ a tantôt l'articulation qui lui est propre (par exemple, dans le, la^ les), tantôt une articulation mmiillée.
On appelle / mouillée, une / simple ou double précédée d'un t, et formant une syllabe où le son de Vi est très marqué, Ex. : bail, travail, sommeil, vermeil, fille, sillon, paille, briller, cueillir, périlleux, grenouille.
Ordinairement deux II qui se suivent ont le son mouillé, quandellessontprécédéesd'unî.Ex.:5'm7fe^ bille, camomille, famille. Cependant ces lettres ne sont pas mouillées dans les mots mille, tranquille^ ville^ Gille, osciller^ scintille?*, vaciller, titiller, etc.
[Origines latiKes. — C'est sans doute pour éviter T articulation mouillée que, malgré Tétymologie latine (imbedllum), on écrit imbécile. Mais on écrit imbécillité.]
— d se prononce comme le t quand il est à la fin d'un mot et devant un autre mot commençant par une voyelle ou une h muette. Ex. : grand ami, grand homme.
§ 17. Kemarque I. — Souvent les consonnes ne se pro-^ noncent pas à la fin des mots. Ex. : nerf à.^ bœuf; 'persil, chenil, fusil; paix, choix, bijoux; œufs et bœufs (au pluriel),
Kemarque II. — La lettre q est toujours suivie d'un u, ^cepté à la fin des mots : qualité, équateur; coq. On écrit piqûre (pour piqu u?*e).
Eemarque III. — Les consonnes finales autres que s et nt, signes du pluriel (§ 24, REM.III)donnent toujours à Ye qui les précède le son d'un é fermé ou d'un è ouvert. Ex, : àsùnger, bercer, airwer, rez-de-chaussée, sifilet, fouet, cTiefà'œuvre, etc. (On prononce dangé, berge, aimé, re-dechaussée ; sifflé, fouè, chè-d œuvre.)