‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 12 sur 176 · CONSONNES · texte numérisé non relu

CONSONNES

Bemabque IY. La consonne t, ânirie d*un i et d'aoe antre YOjelle, se prononce tantôt ti (amitié, pitié, entier, partie, gestion, immixtion, etc.), tantôt ci {patience, satUtè, ration, minutie, inertie, partial, amUtion, etc.).

L'nsage apprendra à qnels mots convient Tnne on l'antre prononciation. Cependant il est bon de remarquer que, danâ certaines formes identiques^ la prononciation ci s'applique aux substantife, la prononciation ti aux verbes, £x* :

PRONONCEZ et ' PBONONGBZ ti :

Des exceptions,

— aÔ'ections,

— contractions,

— exemptions, , — inspections,

— notions,

— portions,

— inventions,

etc.

Nous exceptions,

— affections,

— contractions, — - exemptions,

— inspections,

— notions,

— portions, -— inventions,

etc. •

Remarque V. La consonne x' se prononce, tantôt comme es (extrême, Alexandre, sphinx), twitôt comme gs (exercice, Xavier, Xénophon), quelquefois même comme c, (excepter, excellent), comme «s {Bruxelles, Auxerre, soixante), ou comme 2 (six heures, oiseawar aquatiques).

§ 18. Les consonnes peuvent, selon l'organe qui les articule, se distinguer en gutturales, dentales, labiales, natales, auxquelles s'ajoutent des liquides, des sifflantes et une aspirée,

1. Les gutturales sont particulièrement articulées du gosier (en latin ^M^^wr). Ce sont les consonnes c, A", q^gj, cfi [camarade^ kermesse , quartier , gobelet^ jocrisse^ chanson).

Remarque. — Les gutturales c et ^ figurent une double articulation : cette articulation est douce devant les. voyelles e et / (cendre, gendre; cimier, gibier); elle est duredevantlesvojelles a, o,w(camara^e,^arpon; corHdor, gosier; culbute, Gustave). Voy. § 16.

12 GBAmCAIBB FBAKÇAIBlfi.

2. Les dmtaîês se prononcent en appuyant la langne contre les dents. Oe sont Icr* consonnes d, t{dmt, dentition, théâtre).

Z. Les labiales sont articulées surtout par les lèvres (en iatin ïahia). Ce sont : h, p,f, v {bon, père, frère, vieillard).

4. Les nasales se prononcent un peu du nez (en latin nams). Ce sont n et m (Voyez § 11, 4). Ex. : vin, pain, faim; en, emmener, emporter,

5. Les liquides sont ainsi appelées parce qu'elles coulent, en quelque sorte, dans la prononciation ; pour cette raison, elles se joignent plus facilement aux autres consonnes (surtout au h, au p, au c, au g, à Vf). Ce sont 17 et IV. Ex. : blanchir, broncher; pleurer, premier ; clameur, cri; gloire, grand&ar; fleurir, frire, etc.

6. Les sifflantes sont Vs et le z. Ex. : serpent, zèbre. Le sifflement de Y s a fourni à Racine un bel effet d'barmonie

'imitative :

Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?

7. Enfin la consonne h, qu'on peut ajouter aux gutturales, est tantôt muette, tantôt aspirée.

Elle est dite mi^é^^, quand elle ne se fait pas sentir dans laprononciation^soit au commencement, soit au milieu des motB.AmsiVhomme,Vhirondelk,adhérent,inhérentse^Tonon' cent comme s'il y avait lomme, Yirondelle,adérent,inèrent,

Quand Vh est muette, elle n'empêche pasTélision, comme on vient de le voir (Vhommey Vhirondelle),

Elle est dite aspirée, quand elle se prononce avec une sorte d'aspiration qui empoche l'élisîon de se produire entre deux mots dont l'un finit par une voyelle et l'autre commence par cette h suivie d'une voyelle. Ainsi on dit la haine^ le hasard, le héros.

Remarque L — L'A n'étant pas aspirée dans les dérivés de ce dernier mot, on dit : Vhéroïsme, Vhéroîne.

Remarque XI. — L'aspiration peut se produire au milieu commeau commencement'' '=^3 mc^ïj&.'EK.'.akuri,cohue,deho7*s.

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