I. Indicatif et subjonctif
% 290. L'mrf/ca^ï/énonceunfaitou un jugement d'une manière positive et formelle, le subjonctif l'exprime d'une manière plus yague et en général avec une idée de doute. Ex. :
il peut venir {indicatif) ;
je doute qu'il puisse venir {subjonctif).
En conséquence, le subjonctif ne s'emploie pas, d'ordinaire, dans les propositions principales.
§ 291. Dans les propositions subordonnées, on n'emploie rindicatif qu'autant que le fait ou le jugement exprimé par le verbe est énoncé d'une manière positive : dans le cas contraire, on met le subjonctif. Exemples :
2° Subjonctif àBXL%\Q^ propositions subordonnées :
je ne crois pas je ne suppose pas je ne dis pas
je ne prétends pas qu'il je doute vienne,
il est douteux il n'est pas certain je suis étonné
Selon qu'il y a affirmation ou doute, on met l'indicatif ou le subjonctif après le même verbe ou le même adjectif Exemples :
1° /wrfî'ca^î/ dans les propositions subordonnées :
je crois je sais je suppose je me doute je prétends je dis il est certain
qu'il \ viendra.
il est vrai qu'il s'est bien
battu ; 1! se plaint de ce que vous
l'avez trompé (on affirme
s'il est vrai qu'iV se soit bien
battu; il se plaint que vous l'ayez
trompé (on n'affirme pas.
SYKTAÎ^K DU VERBE. — | 292
que vïntenocutenr a trompé);
il prétend quon obéira^
je suppose quV/ en est ainsi;
il dit qn'i/se dépêchera;
ie suis d'avis q\x* il doit partir (on affirme ou Von croit que la chose est ou sera) ;
ait
que l'interlocuteur
trompé) ; je prétends que l'on obéisse; supposez qu'il en soit ainsi; j'ai dit qu'on se dépêchât; je suis d'avis qu'il pa7' te (on
ne sait au juste si la chose
est ou sera)
On trouve ces deux modes alternativement dans une même phrase :
« Les soldats criaient qu'on les menât au combat ; qa*ils voulaient venger la mort de leur père, de leur général ; qu'on les laissât faire; qu'ils étaient furieux. »