ADVERBES DE TEMPS
§ 366. De smte signifie sa ns interruption; tout de suite signifie immédiatement. Ex. :
Ils ont marché plusieurs | Allons, partez tout de jours de suite. I suite.
% 367. Quand est un adverbe de temps conjonctif et interrogatif, qui signifie dans le moment ou, dans quel moment? Ex. : je sortirai quand vous rentrerez. Quand rentrer ez-vous?
Cet adverbe s'emploie aussi comme conjonction dans le sens : 1° de lorsque; 2® de alors même que. Ex. :
1° Mais quand le peuple est maître, on n'agit qa*en tomolte .
(Corneille.)
2^ Quand vous me haïriez, je ne m'en plaindrais pas.
(Eaciiste.)
Eescarque. Quand ne doit pas être confondu avec la préposition composée quant à, qui signifie à l'égard de, pour ce qui est de. Ex. :
Et quant au berger, Ton peut dire
Qa'ii était digne de tous maux. (La Fontaine.)
Cette préposition a donné au langage familier les locations : Être sur son quant à-soi^ garder son quant- d soi (être réservé, peu communicatif).
SYNTAXE DE L'ADVEEBE. — § 371. 293
[Origines latines. — Quand vient de quando; quant à de quantum ad.]
§ 368. On distingne : 1* plus tôt qui se rapporte an temps, et qui est l'opposé déplus tard; 2* plutôt (en un senl mot) qni exprime une idée de préférence. Ex, :
Vous êtes venu plus tôt 1 Vous réussirez plutôt que que lui. llui.
§369. Tout à coup signifie soudainement; coût d'un coup signifie en une seule fois. Ex. : •
Tout à coup un éclair a 1 La maison s'est écroulée brillé. l tout d'un coup.
3** adverbes de manière
§ 370. Bien, adverbe de manière, se const.mit : V Avec les adjectifs et les adverbes, auquel il donne le sens du superlatif. Ex, : bien sage, lien malheureux ; 2** Avec les verbes. Ex. : je crains bien ; c'est bien.
Bemarque. Bien se prend aussi comme adverbe de quantité, dans le sens de beaucoup. Gomme tel, il se construit souvent avec les comparatifs plus, moins, mieux , meilleur, moindre, pire.
Il se construit aussi avec des substantifs, mais seulement avec des substantif pris dans un sens déterminé. Ex, : bien des gens pensent...; j'ai eu bien de la peine. On le met cependant avec l'adjectif indéfini autre. Ex, : j'en ai vu bien d'autres.
Au contraire, beaucoup peut se construire avec un substantif pris dans un sens indéterminé. Ex, : beaucoup de gens pensent... J'ai eu beaucoup de peine.
% 371. Mieux f qui sert de comparatif à bien, est seulement un adverbe de manière, et ne se joint qu'aux verbes
234 GBAMMÂIEE FBANÇAISB.
et aux participes. Ex.: Il éerit mieHX^ mieux nourri, mieux vêtu.
Préoédé de Tarticle, il a )8 sem àa snpedatif ; Sx. : c'est ce que j'aime le mieux; nous aonmies ensemble le mieux du monde.
&BKARQUE L Mieux forme quelques gallicismes : être mieux (se porter mieux, avoir meilleure façou) ; être des mieux (de ceux qui sont le mieux).
Bemabque II. Mieux est le neutre de meilleur^ et, comme tel, s'emploie adjectivement avec les noms indéterminés, et même iaas sabstantif, avec oa sans article. Ex, : rien n'est mieux qusœ q«e vous dites ; je m'attendais à mietcr/ il a fait de son mieux^ pour le mieux,
[Obioinbs latines et histoire. Mieux vient de melius, qui est le neiDtre de meUer. U est très fréquent ea latin q«e des Adjectifs neatres s'emjdoient «dverbiatemeut : c^est ainsi que mieux, qui primitivement était un adjectif neatre, est devenu on adverbe^
§ 372. Mal est l'adverbe de qualité qui s'oppose à bien, pis celui qui s^oppose à m^?t£r(maisondit aufisî jf>/MS mal). Pis a les mêmes emplois que mieux. Ex. :
Il est mieux;
idler de mieux en mieux;
rien de mieux; faire mieux; tant mieux I
il esipis;
aller de mal en pis ou de
pis en pis; Tien 4àe pis; ùArepis; tBJïtpis/
Pis a formé un substantif composé : xmpis aller.
[Origines latines. Mal vient de tnaU; pis de p^'us, qui, de même que melius, s'emploie comme adjectif et comme adverbe, et pour la même raîsota.]
§ 373. Comme et comment se rapportent à une même ori-
SYirrAXS DEL'ADTSBBE. — §373 2^
gine, mais le premimr est «drerbe eè canjouction, l'antre est senlement un adverbe.
[Origines latines. Comme vient de quomodo^ et comment de quomodo inde.]
V Comme est une simple conjonction, quand il sert à établir un rapport de cause ou de simultanéité, soit entre deux propositions, soit entre deui parties d^une même proposition. Ex.: Comme il disait ces mots...
« Comme il n'aimait point les hommes Tortueux, il n'était environné que de gens intéressés. » {Fès^jon.)
Cette conjonction forme avec quoi et sî les conjonctions composées comme quoi et comme si.... Cette dernière suppose une ellipse. Ex. :
Et les Mbles mortels, vains jouets du trépas.
Sont tous devant ses yeux comme s'ils n'étaient pas.
(RjLCIKB.)
Cette tournure équivaut à : « comme ils seraient s'ils n'étaient pas. »
Mais comme est avssi an adverbe de manière, qni peut être conjonctif et exclamatif : il signifie de la même manière que, de quelle manière. Ex, :
€ Le YOjea-YouafComme il vole ou à la victoire ou à la
OUHrt f » (BOBSUET.)
J'dme à voir eonume vous l'instruisez. (fiionrE.)
[Gbammatrb ooMPARis. — Comme, conjonction, équivau. sinon pour la forme, du moins pour le sens, à nt ou re/ttl.—Comme, udverbe, équivaut à quomodo, ]
2* A la différence de comme, Fad verbe comment n'indique pas la comparaison ; il signifie simplement de quelle manière.
C'est un adverbe conjonctif et interrogatif: il se place
296 GRAMKAIBE FRANÇAISE.
Jans quelques phrases elliptiques : « comment cela ? Comment faire ? Comment/ >
Il s'emploie aussi d'une manière exclamatiye et isolée. Ex. : comment/ mais cela n'est pas possible!