Quel genre prennent les correspondants de gens
spêcialcaicut i*idée ôHhommeSy ce qui a lieu surtout quand il est suivi de la préposition de et d'un substantif formant avec gens une expression composée, comme dans gens de ktires^ gens de robe, gens de guerre, gens de mer^ gens d'affaires^ gens de loi, gens de bien, gens d esprit, etc. : Ce sont de trais gens de lettres; quels gens de bienl certains gens d'affaires Académie).
3^6. — Hymme qu'on chante à l église est féminin : Santeuil et Coffin ont composé ks belles hymmes du Bréviaire de Paris. Hors de là, il est masculin : un hymme guerrier»
Zkl. — Quelque chose est du genre masculin, IcMTsqu'il signK.e une chose : il a fait quelque chose qui mérite d'être BLÂMÉ, c'est-à-dire il a fait une chose qui mérite, etc. Il est du féminin, quand il veut dire quelle que soit la chose : quelque chose qu'il ait dite, on ne lui a pas répondiu
Du nombre de quelques substantifs.
348. — Les noms propres, dont on ne doit point dénaturer 1 ortliographe, s'écrivent au pluriel comme au singulier : L'Fs^ pagne s'honore d'avoir vu naître les deux SénèQUE. Les deux Corneille sont nés à Rouen.
349. — Cependant on écrit généralement au pluriel : les Bourbons, les Condés, les Guises, les Stuarts, sans doute parce que ces noms propres sont employés ici comme des titres, comme des surnoms qui désignent certaines classes d*hommes, certaines familles, plutôt que des individus de ces classes, de ces familles. Bourbons, Condés, etc., sont en quelque sorte le synonyme des substantifs communs, rois, princes, appliqués à une certaine classe dlndividus. Faisant la fonction de noms communs, ils doivent comme tels prendre la marque
du pluriel.
350. — Les noms propres deviennent de véritables noms communs, lorsqu'ils désignent des individus semblables à ceux dont on emploie le nom, et alors ils prennent le signe du pluriel : La Finance a eu ses Césars et ses Pompées, c'est-à-dire des généraux comme César et comme Pompée. Un coup
3'i6. Qae! est le genre du substantif
hymne?
J17. De quel genre est quelque
chose?
3'i8. Comment s'écrivent les noms
propres au pluriel î
349. Pourquoi écrit-on au pluriel les Bourbons, les Condés, etc.?
350. Quand U>s noms propres de* viennent-ils des noms communs, et comment 8'(?crivent-ils alors au pluriel ?
d^œilde Louis enfantait des Corneilles (Del.), c'est-à-dire des poètes comme Corneille.
351. — • Remarqué, Quelquefois les noms propres, quoique ne désignant qu'un seuT individu, sont précédés de Tarticle les : Lbs Cor» neiile et L£S liacine ont iUuttré ta teéne française. On reconnaît alors qu'il y a unité dans Tidée quand le sens permet de supprimer l'article tes; ici on peut dire : Comeilte et Racine ont illustré la seéne fran" çaise,
352. — Les substantifs empruntés des langues étrangères, et qu*un fréquent usage a francisés, prennent une s au pluriel» comme les autres substantifs français. Ainsi, on doit écrire avec TÂcadémie : des accessits, des altos, des bravos^ des débets, des duos, des examens, des factotums, des factums, des folios, des impromptus, des ladys, des lazzis, des macaronis, des numéros, des opéras, des panoramas, des pensums, des placeis, des quolibets, des récépissés, des reliquats, des spécimens, des tilburys, des trios, des zéros,
353. — Nous pensons qu'on doit écrire de même au pluriel : des agendas, des albums, des alibis, des alinéas, des apartés^ des concettts, des déficits, des duplicatas, des erratas, des oratorios, des pianos, des quatuors, des quiproquos, des saiisfécits, des ^o/o5, parce que ces substantifs font partie de la langue usuelle, parce qu'as sont analogues aux substantij^ cités plus haut (n"" 352), et enfin par la raison qu'un certain nombre d'entre eux, en adoptant notre accentuation, ont pris un caractère français.
35^. — Parmi les substantifis étrangers qui rejettent la marque du pluriel sont :
1® Alléluia, amen, ave, credo, patei\ maximum, mini» mum. Te Deum, que l'Académie écrit toujours invariables : des alléluia, des credo, des Te Deum,
2^ Les substantifs étrangei*s formés de deux ou de plusieurs mots liés par le trait d'union : Aespost-scriptum, des in-folio, des in-octavo, des in-quarto, des mezzo-tei^mtne, des eccehomo, des ex-voto, des fac-similé, des auto-da-fé, des forté^ piano. Excepté : sénatus-consulte, des sénatus-consuUes,
351. Les noms propres précédés de les s' écrivent-ils toujours au pluriel?