Quelle est la seconde exception
GRASLMAlfiE.
DE l'emploi OE L*INnNITIF.
579. — L'iuliiiitif s'emploie comme sujet et comme complément,
580. — Employé comme sujet , l'infinitif suit les règles que ûoiis avons doanéesaux n®' 513 et 51^ sur l'accord du^erbe avec son sujet.
581. — Employé comme complément, il doit se rapporter sans équivoque à un mot eiqM^é dans la phrase. On ne dira donc pas : C'est pour faire des heureux quête Seigneur f^ous donne. Je t'instruis pour rendre service à tes parents. Dans ces phrases, les iiifiiiitife faire, rendre, ont un rapport équivoque : /aw'e semble se rapporter également au Seigneur, q{ à nous y et rendre SLJe et à te. En effet, est-ce pour que nous fassions des heureux, ou pour qu'il les fasse, que ie Seigneur nous donne ? est-ce pour que je rende service à tes parents ou pour que tu leur rendes service toi-même, que je t'instruis ? C'est ce que la phrase n'indique pas. D^ns ces phrases et les semblables, il faut remplacer l'infinitif par un autie mode que l'on met au temps et à la personne qu'exige le sens; on dira donc : C'est pour que nous fassions des heureux que le Seigneur nous donne. C'est pour que je rende service à tes parer\fts que je t'instruis. Ou : C'est pour qu'il fasse des heureux que le Seigneur nous donne. C'est pour que tu rendes service à tes parents que je t'instruis.
^3. — Remarque. Oc soUMBtend quelquefois le mot auquel 9e npporte rinfmitir; mais il ÙMi alors que l'esprit letnipplée fitcileiiieat, et que le rapport de rinfinitif avec ce mot sous-euteadu n'oiTre rien de ouche,' rien qui puisse obscurcir le sens de la phrase. Tel est remploi de rinfinitif dans les phrases suivantes : La comédie est faîte pour RIRE ; le savoir est trop précieux pour ie NÉcucnsa ; la nuit se passa saiu DORMIR, dans lesqueUes on voit clairement que le pronom jwus est sous-enteudu, et que c^est h ce pronom que se rapporte rinfinitif. G*est comme sMl y avait : La comédie est faite pour que nous riions ; It savoir est trop précieux pour que nous h nésUgions ; 4a nuit se passa sans que nous dormissions,