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Quelle règle suit rinfinitif employé comme complément

5^2. LejcDotauqael se rapporte rinfinitif est-il toujours exprimé t

583. Doit-on préférer rinfinitif aux deux modes indicatif et subjonctif?

SÏNXAXE Dlj VEttCE. 159

loache, ou doit préférer ce mode à Tindicalif et au subjonctif^ qui rendent le style diffus et languissant. Ainsi, au lieu de : '// vaut mieux qu'on soit malheureux que criminel Mon frère est certain qu'il réussira, il est mieux de dii'e : // vaut mieux être malheureux que criminel. Mon frère est certain de RÉUSSIR.

5%k. — L'infinitif peut être le complément d'un autre verbe, ou sans le secours d'une préposition, ou à l'aide de certaines prépositions, dont les i^us usitées, en panetlcas, sont à et de.

585. — L'iniîiiitif n'est précédé d'aucune préposition aprcs aimer mieux ^ compter , croire^ daigner , devoir^ entencb^e^ faxre^ falloir^ s^imaginer^ laisser, oser^ pouvoir , prétendre^ £aÂ)oirj sentir, vouloir :

Val cru n'avoir au ciel que des grâces à rendre.

Âk I demeurez, seigneur, et daignez m'ccouier, (Raciae.)

Je voudrais inspirer l'amour de la retraite. (La Fontaine.)

586. — L'infinitif est précédé de la préposition à après aimer ^ aider, s'attendre, s'entendre, autoriser, balancer, consentir, décider, désapprendre, encourager, exTiorter, habituer, hé^ siter, s'obstiner, penser, persister', renoncer, répugner, etc.

Elle aimait a prévenir les injui'es par sa bouté. (Bossuet.)

Je consens a me perdre, aiin de le sauver. (Corneille..}

J'ai voulu m^ obstiner a vous être fidèle. (Racine*)

587. — L'infinitif est précédé de la préposition de après appréhender, craindre, dédaigner, défier, se dépêcher, dés-' espérer, désirer, détester, différer, discontinuer, espérer^ gagner, regretter, souhaiter, soupçonner, etc.

Se demande sa t^, et crains de Yobienir» (Corneille.)

. Ils ont déeespéré n^avoir mon secret. (La DsxiYàia.)

Je défiais ses yeux vi me troubt§r jamais. (Racine*)

588. — Remarque. On peut supprimer Isi ^préposition de après les y^hes désirer, détester, espérer, somatter, et dibee :

584. Commentrinflnitiîpeut-il être 586. Après quels verbes est-il prèle complément d'un autre verbe?! cédé de à?

•585. Après quels verbes l'infinitif 1 587. Quand est-il précédé de de? n'est-il précédé d'aucune prépo-l 588. Après quels verbes peut-on eitîon ? I supprimer la préposition de f

160 GBAUMAIBE.

je désire de tru'tir, ou ^e désire torlir, etc. C'est le goflt et

l'oreille qui en décideuL

589. — L'inlîiiitif est précédé de la préposition àaade après continuer, contraindre, déterminer, s'empresser, engcâer, essayer, faillir, forcer, obliger, résoudre, soUiciler, souffrir, tarder. C'est égaicment le godt et l'oreille qu'il faut consulter.

n contraignit cinq légions romaines a ptaer les anaei sans cmilwt.

(B08SE.T.) Et lui-mËme hu torroit noui emlminl di tider. (Ricire.)

590. — B est dans le génie de notre langue d'admettre deux infinitife de suite, et, dans ec cas, le second est complémeat du prenrier : Je veux le lut faire savoir. Je n'ose leur PEKHETTBS D'ËCIUliE. Mats trois ou quatre infinitils employés de cette manière rendent le style diUus, désagréable pour l'oreille, et sont contraires à l'usage de nos bons écrivains. Ne dites donc pas : Je crois pouvoir aller voir vos parents. -~ N'allez pas croire savoir faire jouer tous les ressorts de Véloquence. Il faut alors diminuer le nombre des inOnitiÊ, en se BCTFant d'un autre mode. Je crois que je pourrai aller voù" vos parents. — n'allez pas croire que vous sachiez faire jouer tous les res'sorls de féloçuence, ,

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