DES FI&URES
parlé A WJi-MÊMB. Que m'a fait, a moi, cette Troie où je cmtrs ? (Racine.) On pourrait dire simplement : je l'ai vu; je l^ai entendu; je lui ai parlé. Que m'a fait cette Troie oii je cours ?
687. — Le pléonasme est autorisé toutes les fois qu'il ajoute à la phrase plus de grâce, de netteté et d'énergie; au contraire, il ddt être évité avec soin comme un vice, ou du moins comme une négligence^ lorsqu'il n'est qu'une redondance stéi^ile de mots qui affaiblissent la pensée en la re{»*ésentant sous les mêmes couleurs, ou sous des couleurs encore plus faibles. Te^ est le pléonasme que présentent ces vers de Corneille :
' Trois scq)tres à son trône attachés par mon bras, Parleront au lieu d^eUe et ne te t€Ûtent pat,
PttijgK|ue ces sceptres parleront, il est clair qu'ils ne se tairont pas. Ces sortes de pléonasmes sont les plus vicieux, en ce qu'ils tombent dans ce qu'on appelle le style niais.
688. "^ Quelques autres exemples de pléonasmes vicieux achèveront de faire sentir les défauts qu'on doit éviter dans l'emploi de cette figure :
Il faut «'enfr'aider mutuellement.
Il m^a comblé de tnllk âoges^ Il n*a eeulemmt qu'A se mcntrer.
Il y eut une tempête ortt^eute.
Peut-être Us pourront réussir.
Il est possible qu^il puisse venir.
Ces plécftiasmes de^^m être proscrits :
1*" Parce que te mot entre fenfienne la même idée qne mutuellement.
2'' Parce qt» ndUe est superiu apr^ combler^ qui présente à respnt une quantité hmeniânible.
3° Parce que ne. . . que, signifiaBt seulement, rend ce dernier complètement inutile.
h"" Parce qu'une ten^te ne pouvant exister sans orage, l'adjectif orageuse n'ajoule absolument rien an substantif
5« Parce que peut-être tît possible, exprûnant une idée de po»9yMlité) sont iauCiles «vec le v^fce pauvotr-^ qai éveille la même idée»
U foiftt dire .pour être correct ;
// fa^ s'entredder. Il m'a comblé d'éloges. Il n^ qui se
Ut*d
067. Quand le f^léonasme -est^illess. Citez quelques atitres exemantoriflé f | pies de pléonasmes victoub
186 CRAMMAinE.
montrer, h y ml une tempête. Peut-être ils réussiront. Il
est possible qu'il vienne.
De infime on ne dira pas ; Que vous êtes BŒN bon ! COUBIEH ce souvenir doit vous être BIEN doux I Je préfère pldtot rester. Il me fit ses adieux, et puis ensuite il partit. Il s'ensuit DE LA que vous avez tort. Avoir une hémorragie de SANG. Monter en haut, descendre en bas, recci.es en ARRIÈRE. Il faut dire : Que vous êtes bon I Combien ce souvenir doit vous être doux / Je préfère rester. Il me fil ses adieux, et puis il partit, ou et ensuite ilparlit. Il s'ensuit que vous avez tort, ou il suit de là que vous avez tort. Avoir une hémorragie; monter, descendre, reculer,
G8S. — Bemarque. Il cesserait d'j evoir pltonasme dans monltr en haut, deicaidrc en bai, si en haut signifiait le lieu situé en hant, le local du haut, et tn bai, le lieu situé en bas, le local du bas ; et alors on dirait : moattt tn haut, detcendet tn bai, comice ou dit : montez dans l'appartement qui est en haut, descendei dans l'appartement qui e^tabof.