A la fin dps mots par exemple
2. Par exemple dans i/uer (aujoard'htii hiver) ^ aa lieu de iuet' qu'on aurait pu lire vier, car !•' trait sur Vi pouvait n'être pas exactement à sa placH, il pouvait avoir été omis ou s'être effacé.
3. L'y correspond môme à i semi-voyelIe + i tonique dans pays^ prononcé pûi-w, dans paysan^ abbaye.
dans les autres cas^ sauf quelques exceptions, comme celle de l'adverbe y. On emploie aussi ïy dans les mots calqués du grec.
51. — Vw, dans le plus grand nombre des mois latins passés en roman (dans tous les mots de formation populaire), avait disparu pour faire place à des lettres représentant des sons nouveaux : «laxare» était devenu «la^cAer» et f<laÛ5erx>. Au milieu du moyen âge, on utilisa ce signe sans emploi en le confondant avec une abréviation de us : on écrivit diex au lieu de dieus^^c. Un peu plus tard, quand on écrivit ces mots sans abréviation, en rétablissant Tw, on laissa subsister Yx, qui n'eut plus dès lors que la valeur d'une s. C'est ainsi que s'expliquent les pluriels en x. Cette lettre fut aussi substituée à « à la fin des mots qui, en latin, se terminaient par un x : pmx, voix.
La lettre x se trouve encore, mais avec toute sa valeur, dans les mots calqués du latin ou du grec. Toutefois, dans ces mots savants, elle peut avoir, outre le son de ks avec s dure {fixe, axiome^ axe^maxillaire^ expédient, xylographe), celui de g^ avec « douce {exemple, exorde, Xante, etc.) ou celui de s dore : Xerxès ^
52. — Comme l'y et Vx, le 5 prit dans l'alphabet français un rôle nouveau. On le trouve dès l'origine remplaçant le groupe de consonnes ts à la fin des mots : portez, 2^ personne du pluriel de l'indicatif présent, équivaut à portéts (latin porta/i«). D'assez bonne heure le t cessa de se faire entendre, et le z n'eut plus d'autre valeur que celle d'une s. Dans les mots calqués du grec, le :; représente le zêta; nous lui donnons le son de 1'^ douce : zèle,
53* — Noos avons vo(§ 45) que les Latins représentaient le khi grec par ck. Noos faisons de même, et nous donnons
1. C'est par euphonie que le second x se prononce ici comme un c
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alors à ces deux lettres la valeur d'un R (cAœur, AcAaïe, etc.) 1. Mais, dans nos mots d'origine populaire, le cA désigne un son simple, inconnu des Latins , que nous appelons chuintant. C'est le ck de cheval, de marché, etc,
54. — Nous représentons aussi le thêta grec par th, que nous prononçons comme t, elle phi grec par ph, que nous prononçons comme /**. Nous avons aussi le M, prononcé r, qui correspond ardu grec quand cette lettre est surmontée d'un esprit rude.
55. — Dans les mots savants calqués du latin, le t suivi d'un i et d'une autre voyelle prend le son d'une s dure ou d'un Çy par un souvenir de la modification qu'avait suhie ce t dans la prononciation populaire du latin (§ 74) : nation, patient, se prononcent nacion, pacieni.
56. — Les modifications très nombreuses qu*ont subies les mots français dans leur prononciation, depuis la formation de la langue, n'ont pas toujours été suivies de modifications concordantes dans l'orthographe. Il en résulte que certaines lettres et surtout certains groupes de lettres ont changé de signification : ainsi dans la diphtongue oi, aucune des deux lettres n'a conservé sa valeur, on prononce aujourd'hui oua {wa). Ainsi encore l'ancien signe de diphtongue au représente aujourd'hui le son simple ô dans autre, chevaux, etc. (Voyez §§ 13 et 16).
Signes diacritiques.
57. — Un certain nombre de signes accessoires, dits signes diacritiques, permettent d'indiquer des nuances de
1. Quelquefois cependant, sous Tinfluence de la prononciation populaire du ch, nous donnons au ch d'origine grecque le son chuintant : chimère. Psyché.
2. Là encore il y a des contradictions dans notre orthographe. Si nous étions logiques, nous devrions écrire phantaisic.
prononciation. Ce sont les accents aigu, grave, circonflexe, et la cédille.
La cédille (le mot signifie petit zêta) était d*abord un z qu'on mettait après le c pour marquer qi^^l devait être prononcé doux. Puis ce z a été placé au-dessous du c et a pris la forme que nous lui connaissons.
Les trois accents dont nous nous servons ont été empruntés à l'écriture grecque, et ne sont pas antérieurs au XVI® siècle. On a commencé par accentuer seulement les é de la fin des mots, et on employait tantôt Faccent aigu, t€mtôt l'accent grave, sans chercher à donner à ces signes une valeur différente. Puis on a attribué, comme nous faisons encore, l'accent aigu aux é fermés et l'accent grave aux è ouverts. Sur l'accent circonflexe, voyez §19.
IIL — Orthographes diverses pour un même son
Voici le tableau des principaux signes graphiques qui représentent chacun des sons de la langue française.