UI provient de u long suivi d'une palatale
luisant vient de lucentem conduisait — con-ducebat
Lorsque ui de la syllabe initiale correspond à un o -|palatale, comme dans appuyer ( = ad-podiare), il s'explique par l'influence des formes où Vo latin était tonique {*adpodiat a donné régulièrement appuie). La forme ancienne de l'infinitif appuyer était appoyer.
404. — Quant à u, au et eau, ces sons et ces formes orthographiques s'expliquent à la syllabe initiale non tonique de la même façon qu'à la tonique. Voyez plus loin.
Voyelles placées entre la syllabe initiale et la tonique, ou après la tonique.
Avant ou après la tonique.
405. — En principe les voyelles atones du latin sont tombées, à l'exception de l'a.
Avant ou après la tonique, Ye dit muet correspond à im a latin S ou s'est substitué à une voyelle quelconque ijuand il se trouvait dans le mot latin un groupe de consonnes difficile à prononcer après la chute des atones :
1. Va atone du latin est exceptionnellement tombé dans les imparlaits et les conditionnels (ais, ait = ebas, ébat), dans le subjonctif ait (latin : habeat)^ et dans quelques autres cas.
c'est alors une voyelle d'appui. Cet e s'est maintenu, même quand le groupe de consonnes s'est ultérieurement réduit.
ornamentum a donné ornement
faba
fève
habeam
aie
pairem
père (d'abord « pèdre »)
tepidum
tiède
quadri/'urcum
carrefour
vendunf
vendent.
Ve dit muet est devenu tout à fait muet quand il se trouve immédiatement après une autre voyelle : chantée^ ioief avaient, etc.
Avant la tonique.
106. — Les voyelles atones du latin se sont conservées quand elles étaient entravées. Ainsi Ya,Vi et Vu des terminaisons du subjonctif en assions, issions, ussions, se rattachent aux voyelles latines des flexions — as^emus, — zssemus, — W5semus (pour uissemus). Ainsi encore les participes présents des verbes inchoatifs, en « issant», correspondent au latin — ûcentem. Ajoutez les mots tels que «jouvenceau», de juvencelhim,
107. — Les adjectifs tels que langoureux, douloureux, ont été formés d'après les vieux substantifs langour et doulour. Dans ces substantifs, Vou tonique, suivant la règle, est devenu ultérieurement eu, tandis que ou a persisté dans les dérivés parce qu'il n'y est pas tonique. C'est ainsi qu'on a langueur et langoureux, douleur et douloureux. Cependant quelques adjectifs ont suivi complètement le substantif auquel ils se rattachaient : chaloureux est devenu chaleureux. Inversement, amour a conservé son ou, contrairement à la règle, sous l'influence de amoureusç et des autres dérivés, amourette, énamourer y