On peut aussi rencontrer, entre la première
syllabe et la tonique, les diphtongues mi, ot, et la fausse diphtongue ai.
« Ui » provient d'un u long entravé suivi d'une palatale : « aiguiser» vient de acuiiare. Dans ce mot, Tentrave est produite par Yi en hiatus, qui s*est consonnifié en y, et qui, joint au t, forme en latin populaire un groupe de deux consonnes. Ce même y s'est uni à Vu dans la diphtongue uL
Dans «damoîselle, demoiselle» d'abord, «dammelle», l'ancienne diphtongue ei provient d'un e d'appui suivi d'une palatale : latin domin{i)cellam * . Puis la diphtongue ei s'est changée comme toujours en o^.
Dans « connoessant » et autres formes analogues de l'ancien verbe «connoître», la diphtongue oi provenait d'un o atone entravé suivi de la palatale c, latin cognoscentem. Puis la diphtongue oi s'est changée en ai dans ce verbe, comme dans un certain nombre d'autres mots, et notamment dans les flexions de tous les imparfaits.
Voyelles toniques.