‹ Nouvelle grammaire historique du françaisChapitre 36 sur 112 · I. — Origines diverses des mots empruntés · texte numérisé non relu

I. — Origines diverses des mots empruntés

194. — Il faut mettre à part : V les mots d'origine latine qui constituent le fond même de la langue; 2** les mots primitifs d'origine germanique ou celtique, qui ont fait partie de la langue dès Tépoque de sa formation.

195. — Le latin s'étant substitué de bonne heure en Gaule à la langue parlée par les Gaulois, les mots celtiques sont en très petit nombre; ils se rapportent en général à la terre et aux animaux, à la nourriture, au vêtement. Nous citerons : lieue, chemin, grève, arpent, bruyère, branche^ claie, alouette, pinson, brouet, cervoise, braies.

196. — Les mots germaniques se rapportent surtout à la guerre, à la féodalité, au vêtement, particulièrement au vêtement militaire ; nous citerons : guerre, garder, garnir, gonfalon, fauteuil, orgueil, fief, gain, ganty haubert, etc. Les substantifs « baron, bachelier, vassal », que Ton pourrait croire d'origine germanique à cause de leur rôle important dans la langue féodale, viennent cependant du celtique.

197. — Les Français ont emprunté des mots aux différents peuples avec lesquels ils se sont trouvés en relation, aux Orientaux, aux Italiens, aux Espagnols, aux Allemands, aux Anglais, aux peuples slaves, aux peuples indigènes de l'Amérique et des colonies.

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