‹ Nouvelle grammaire historique du françaisChapitre 59 sur 112 · III. — Le de partitif · texte numérisé non relu

III. — Le de partitif

297. — La préposition (/e (latin de) équivaut à un article lorsqu'elle est employée avec une valeur partitive, c'est-àdire par ellipse, avec le sens de « une certaine quantité rfe, un certain nombre de ». Le de partitif n'était pas connu des latins, qui disaient : « il a mangé bon pain ». Le vieux français s'est d'ailleurs exprimé ainsi fort longtemps, et on en trouve trace jusqu'au xvu" siècle. Le de partitif est le plus souvent joint à l'article défini.

Nos différentes formes d'articles viennent donc de mots latins qui n'avaient pas cette valeur, au moins dans le

1. Quand on voulait exprimer d*ane façon formelle Tidée de « un certain», on se servait de Tadjectif indéfini aliguis, ou de quidam^ qui est entré en français avec une signification plaisante : un quidam. Toutefois, on trouve quelques exemples de unum employé avec une valeur voisine de celle de notre article indéfini.

\i% GRAMMAIRE HISTORIQUE DU FRANÇAIS

laiio classique. Les nuances de sens que nous rendons par nos articles n'étaient pas exprimées en latin : l'idée ne se précisait que par le contexte.

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