‹ Nouvelle grammaire historique du françaisChapitre 66 sur 112 · I. — GARDINAtm · texte numérisé non relu

I. — GARDINAtm

314. — Les noms de nombre cardinaux dérivent des mots latins correspondants. Nous avons remplacé les mots septante^ huilante et nouante, dont le premier et le troisième sont encore des provincialismes usités, par des noms de nombre de formation française : soixante-dix ^ quatre-vingts, ei quatre-vingt-dix ,

315. — Sur mille, qui se prononçait d*abord avec / mouillée (latin mi7/ia), on a fait avec les suffixes on et ard les mots million et milliard, qui sont de véritables noms : on dit mille hommes, mais un million d*hommes,

316. — Mille est à Torigine un pluriel, dérivé du pluriel neutre latin millia^ . Le singulier était me7 (latin mille), qu*on n^emploie plus que dans les millésimes. On disait donc : mil hommes, Qi deux mille hommes. Tout en acquérant la valeur d*un singulier, mille a conservé au pluriel la particularité de ne pas prendre d*5, conformément à son origine.

Quant à cent et à vingt, qui prennent régulièrement la flexion s au pluriel, la distinction d'après laquelle tantôt ils perdent et tantôt ils conservent cette s, n'a aucune espèce de fondement.

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