Cette flexion ons ne s'est pas appliquée dès
1. Il faut remarquer toutefois que le peuple dit souvent : « nous sons ».
l'origine à tous les temps. Ainsi l'imparfait* avait une flexion iens, en deux syllabes, dérivée de la flexion latine correspondante (voy. § 364). Poison a sobstitaé oti^ à ens, en conservant Fi, et on a eu ions,^ qui a été d'abord de deux syllabes.
362. — Pour beaucoup de verbes, la première personne du pluriel du subjonctif présent était identique, à Torigine, à la même personne de Vindicatif présent : on disait « nous chantons » et « que nous chantons ». Mais les verbes qui se terminaient en eo ou en io à la première personne de l'indicatif présent, et qui faisaient eamus cm iamtis à la première personne du pluriel du subjonctif présent, ont eu une flexion française dérivée directement de la flexion latine, iens en une syllabe. Plus tard on a substituerons à en$, en conservant l't: d'où ions, qui a toujours été, au subjonctif, d'une syllabe. Certains verbes faisaient donc ons au subjonctif présent, d'autres ions : les premiers ont été assimilés aux seconds, et la flexion ions s'est étendue à l'imparfait du subjonctif.
363. — La flexion ez, qui caractérise la deuxième personne du pluriel des temps de toutes les conjugaisons, à Texception du prétérit, a été substituée aux diff'érentes flexions que le latin employait pour cette personne. Elle dérive de la flexion latine atis, que l'on trouvait à l'indicatif présent de la première conjugaison, à l'imparfait, et au subjonctif présent des verbes des deuxième, troisième et quatrième conjugaisons. A TimparfaitS cette flexion a toujours été précédée de i, qui formait, à l'origine, une syllabe à part. Les verbes qui faisaient iehs à la première personne du subjonctif présent (§ 362), faisaient iex (en
1. Et par coaséqueat aussi le conditionnel, puisque les flexions du conditionnel sont celles de l'imparfait du verbe avoir.