SYNTAXE W NOM
eonservé au pluriel son genre ancien, et les savants n'oni-ILs réufsi à le rendre loâseulin (d'après Je genre neutre du latin classique) qu*au singulier K
D'autres noms qui étaient neutres en latin classique, mais qui avaient reça le genre féminin en vieux français, d'après la forme féminine sous laquelle ils étaient surtout employés en latin populaire, ont repris le g^nre masculin dans certaines acceptions savantes. Ce sont œuvre * et foudre '.
Nous avons expliqué dans notre Grammaire du vieux français comment la vieille langue avait pu hésiter pour le genre d'un certain nombre de substantifs. Le double genre a persisté jusqu'à nos jours pour quelques-uns d'entre eux, et les savants en ont profité pour attribuer le genre masculin à certaines acceptions et le genre féminin aux autres, d'après des distinctions qui sont le plus souvent subtiles, parfois même ridicules. Telle est l'origine des règles sur le genre de couple, à'hymne, d'orge, de période.
Aigle (latin aquila) était féminin en latin. On Ta fait masculin, d'abord quand on parlait de l'animal mâle, puis d'une £açon générale» sans distinguer le sexe. Mais le genre féminin s'est conservé dans les locutions savantes où le mot désigne une enseigne d'arinée« une %ure d'armoiries : « Taigle impériale. »
Le mot gent est toujours féminin k l'origine, et signifie proprem^t « race, espèce ». Au pluriel il a pris le sens de « hommes » en général, et il est alors devenu masculin, sous l'influence de cette nouvelle signification. Mais