UNIFORMES DU PREMIER EMPIRE
Le caTattèrc (ommun à tons ces untfvrmes qui appartiennent à da armes Jtt^nes est la hauteur Je fa coiffure; honntH à Poia, < aupnenter la taille du soldat. Par ailleurs, le type du fèlemenl * collant ' remporte sur le * flottant » ; /« hnfiettria wnt
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l'impératrice Joséphine, obtenait la main de l'archiduchesse Marie-Louise, fille de l'empereur d'Autriche. A la cérémonie du mariage, la traîne de la nouvelle impératrice était portée par cinq reines (1810). L'enfant qui naquit de cette union reçut le titre de Roi de Rome. Il semblait que l'avenir de la dynastie fût assuré et que Napoléon touchât à l'heure du triomphe définitif.
L'ARMÉE IMPÉRIALE. 0 0 Ce triomphe, cette incomparable puissance, Napoléon les devait tout à la fois à son propre génie et à la valeur de son armée.
L'armée impériale était restée organisée à peu près comme l'armée républicaine. Elle se recrutait par la loi de la conscription votée en 1798 sous le Directoire : en vertu de cette loi, tous les Français de vingt à vingt-cinq ans formaient cinq classes de conscrits ; la classe la plus jeune était appelée la première, les autres suivaient en cas de besoin par rang d'âge. La durée du service était fixée à cinq ans.
L'armée comptait un corps d'élite, la Garde impériale. Forte de 9 000 hommes à l'origine, elle finit par devenir une véritable armée de 90 000 hommes, divisée en vieille Garde, moyenne et jeune Gardes. Elle se recrutait parmi les sous-officiers et les soldats ayant fait plusieurs campagnes et de conduite exemplaire. L'infanterie de la Garde se composait de grenadiers, de chasseurs à pied, de voltigeurs ; la cavalerie, des grenadiers à cheval, les plus beaux hommes de l'armée, des dragons de l'Impératrice, des chasseurs, des Mameloucks, en partie venus d'Egypte, et des gendarmes d'élite. En outre, à partir de 1806, l'armée impériale compta des régiments étrangers, suisses, polonais, croates, etc., dont le nombre alla sans cesse croissant.
Napoléon apportait le plus grand soin à la constitution des cadres inférieurs, officiers et sous-officiers. Il les voulait formés d'hommes rompus au métier des armes : nul ne pouvait être promu sergent avant quatre années de service, sous-lieutenant avant huit années. L'école militaire de Saint-Cyr formait les officiers instruits, destinés aux cadres supérieurs, que l'Empereur voulait jeunes. Les colonels et les généraux avaient en moyenne trente-sept ans ; beaucoup avaient moins.
L'armement restait le même que sous la Révolution ; il n'y eut aucun perfectionnement ni du fusil, ni du canon. L'uniforme de l'infanterie fut modifié. Le chapeau de feutre, que la pluie déformait et qui protégeait mal contre le sabre, fut remplacé par un haut shako de cuir. La culotte, les guêtres et l'habit
conservés pour la tenue de parade, furent remplacés en campagne à partir de 1810 par le pantalon, une petite veste et une longue capote grise. La garde et la cavalerie eurent de magnifiques uniformes. Les Mamelouks avec la culotte rouge flottante, la veste de soie verte brodée d'or, le turban à haute aigrette blanche ; les chasseurs avec le dolman vert chargé de brandebourgs et de boutons d'or, la pelisse rouge bordée de fourrures flottant sur l'épaule, le colback noir à flamme rouge et plumet vert, les lanciers tout vêtus de rouge, les carabiniers vêtus de blanc, casqués et cui • rassés d'or, formaient des escadrons éblouissants.
LE CULTE DE L'EMPEREUR. 0 0 Vieux « grognards » ayant fait les campagnes de la Révolution ou conscrits enrégimentés de la veille, tous les soldats de l'armée impériale servaient l'Empereur avec passion, avec une complète abnégation d'euxmêmes, comme le fidèle sert son Dieu. Le sergent Bourgogne raconte qu'à la Bérésina un de ses camarades pleurait en songeant que « son empereur » pouvait être réduit à marcher à pied. Le dévouement fanatique du soldat est résumé tout entier dans les adieux des officiers de la vieille Garde à l'Empereur, après l'abdication. L'un d'eux, parlant au nom de tous, ne put dire que ceci dans un sanglot : « Nous voyons bien que nous n'aurons pas le bonheur de mourir à votre service. »
Ce fanatisme, l'Empereur l'entretenait parles récompenses, les grades, la Légion d'honneur, plus encore par la familiarité qu'il autorisait — les soldats de la vieille Garde le tutoyaient et l'appelaient le petit caporal — , par la liberté laissée à chacun de l'aborder, par les visites aux bivouacs, la cuillerée de soupe mangée à la gamelle, les fatigues partagées, et surtout par la confiance qu'il témoignait à ses .soldats. Pendant la , marche sur Ulm, il faisait former le cercle aux régiments qu'il rencontrait, et leur indiquait le plan des opérations contre Mack. La veille d'Austerlitz, dans une proclamation lue le soir à tous les corps, il expliquait sa manœuvre du lendemain. Chaque soldat se croyait ainsi le confident de l'Empereur, et de même chaque soldat se croyait connu de lui, parce qu'avant chaque inspection, il se faisait désigner un certain nombre d'hommes qu'il interpellait ensuite par leur nom.
Les soldats de l'Empereur avaient d'ailleurs toutes les qualités d'endurance, toute l'intrépidité héroïque des soldats de la Révolution. Au lendemain d'iéna, un officier prussien écrivait : « Ils sont petits, chétifs ; un seul de nos Allemands en battrait quatre, mais ils deviennent au feu des êtres surnaturels. »
LES GUERRES DE NAPOLEON
PASSAGE DE LA BÊRÉSINA (26 novembre 1312). Lithoîraphie d'AJam {Bibl. Nat.>. a M jurant de froid et de faim, talonnée par Vennerrù. f armie Jrainoitt arrict Mr Iti UtJê
de ta Bîrésina,aSljtnt da D.wfier. qu il faut traverser. Pour comUe de malheur, un dégel aoudaina provoqué la débâcle de la rioiire. large de 90 mètre». La pon/iwwiir» /£UI.
travaillant dan* l'eau chargée de glaçons,ont cjnttrait en vingt-quatre heures les deux ponts sur lesquels on voit défiler en un flot pressé soldats, chevaux et poitmts. Sur h» J
effrojj'tls et tragiju: biuicuiade. Au-dessus des deux longues files, volent da corbeaux.
La chute de Napoléon.
CAUSES DU DÉCLIN DE L'EMPIRE. 0 0 La puissance de Napoléon était plus apparente que réelle et il ne fallut pas deux années pour l'abattre.
L'immense Empire français n'avait été fondé que par la force et ne se soutenait que par la force. Les peuples annexés, Belges, Hollandais, Allemands, Italiens, supportaient avec une impatience croissante la domination étrangère, l'odieux fardeau de la conscription, le blocus continental, ruineux surtout pour les marchands de Hambourg et de Hollande. Enfin la France elle-même, rassasiée de gloire, était lasse : les meilleurs soldats étaient tombés sur les champs de bataille. La guerre d'Espagne, qui se prolongeait sans résultats décisifs, était comme une blessure incurable au flanc de l'Empire.
L'Empire n'était entouré que d'alliés. Mais les alliés« Russes, Prussiens, Autrichiens, avaient tous été conduits à l'alliance par la défaite et n'y demeuraient que par la crainte. Leur unique pensée devait être et était la revanche, et chacun d'eux la préparait de son mieux.