CHAPITRE V DE L'EMPIRE CAROLINGIEN A LA FÉODALITÉ
JOUIS LE PIEUX, a 0 Charlemagne eut pour I successeur son fils Louis le Pieux ou le Débonnaire. C'était un homme juste, bon, généreux, un brave soldat ; mais sa faiblesse de caractère gâtait toutes ses qualités.
En 817, il partagea l'Empire en trois royaumes et mit à la tête de chacun d'eux l'un de ses fils, Lothaire, Louis et Pépin. Ce partage était fait à l'imitation du partage de l'Empire romain par Dioclétien. En théorie, l'Empire subsistait. Les royaumes n'étaient que des divisions administratives, les rois n'étaient qUe les premiers des fonctionnaires. Ils restaient soumis à l'empereur ; ils devaient se conformer en tout à ses instructions ; ils ne pouvaient même se marier sans son consentement. Lothaire était désigné pour succéder à l'empereur et son père se l'associait.
Louis le Pieux, en 823, eut un quatrième fils, Charles, surnommé plus tard le Chauve, Louis trouva juste de lui constituer un royaume comme à ses aînés. Pour cela, il voulut prendre à chacun d'eux, une part des terres qu'il leur avait données. Ils se révoltèrent. En 832, Louis le Pieux fut fait prisonnier, et dut faire amende honorable à Soissons, dans l'église de Saint- Médard, en présence de ses fils, des évêques
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TEXTE MArJUSCRlT DU SERMENT DE STRASBOURG (Bibliothèque
Nationale), rf Ce manuscrit, du x*" siècle, est presque contemporain du serment. On
iit facilement, malgré quelques abréviations : Pro Deo amur et pro Christian poblo
et nostro commun salvament, dist di en avant, etc.
et des grands. Agenouillé devant l'autel, il dut lire à haute voix une confession où il reconnaissait avoir été « la cause de tous les parjures, pillages, homi-