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CHAPITRE II

LA POLITIQUE EXTÉRIEURE de 1815 à 1848

La France en Europe-

QUADRUPLE ALLIANCE ET SAINTE-AL- LIANCE. 0 0 Ku lendemain des traités de 1815, la situation de la France en Europe était celle d'un suspect dangereux, mis en surveillance. Non seulement les souverains coalisés contre Napoléon maintenaient dans les places du Nord et de l'Est un corps d'occupation de 150 000 hommes, mais le 20 novembre 1815, le jour même où était signé le second traité de Paris, ils renouvelaient l'alliance qui les unissait et convenaient de se réunir à des époques déterminées afin d'étudier « les grands intérêts communs » et de veiller au « maintien de la paix en Europe ". C'était comme une sorte ds Directoire européen qui se constuait et dont la France était exclue.

Il est vrai que d'autre part Louis XVI II adhéra à la « Sainte Alliance •. Mais ce pacte, qualifié par Metternich de « monument vide et sonore " n'était qu'une sorte d'union chrétienne de sens très vague et sans objet défini, qu'avait fait conclure, dans une heure de mysticisme, le tsar Alexandre. Le tsar.

l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse le signèrent les premiers le 26 septembre 1815. Placé sous l'invocation de « la très sainte et indivisible Trinité •', le pacte était destiné à établir entre les souverains et entre leurs peuples les liens d'une véritable fraternité chrétienne. Le passage suivant en résume tout l'esprit : « Le seul principe en vigueur sera de se rendre réciproquement service, de se témoigner par une bienveillance inaltérable l'affection mutuelle, de ne se considérer tous que comme membres d'une même nation chrétienne, les trois princes ne s'envisageant eux-mêmes que comme délégués de la Providence pour gouverner trois branches d'une même famille ". Tout souverain qui accepterait les principes de l'union chrétienne ainsi constituée devait y être reçu « avec autant d'empressement que d'affection. » Louis XVIII et le prince régent d'Angleterre donnèrent leur adhésion au traité qui fut publié en février 1816 et que, d'un mot qui fit fortune, les libéraux dénoncèrent comme « la Sainte Alliance des rois contre les peuples ».

CONGRÈS D' AIX-LA-CHAPELLE, a 0 Esprit

PRINCE DE METTERNICH (1773-1859) (Par Lawrence, Château de Windsor).

0 La têle en forme d'œuf^ couronnéede cheveux bouclés qui se font rates et grisonnent,

surmonte un cou fort long, serré dans une haute cravate blanche. L'air content de soi

dit la vanité de l'homme, l'une des p/us prodigieuses qui fut jamais.

très positif, Louis XVIII s'intéressait moins à la Sainte Alliance qu'à la Quadruple Alliance. Tous ses efforts tendirent, pour s'y faire admettre, à dissiper les méfiances des Alliés. Il y parvint, au bout de trois ans, à la Conférence d'Aix-la-Chapelle (1818).

Le but de cette réunion était d'examiner dans quelles conditions pourrait se faire l'évacuation du territoire français. Le traité de Paris avait stipulé, en effet, que l'armée des coalisés — entretenue aux frais de la France — • devait pendant cinq ans occuper les places du nord et de l'est. Le duc de Richelieu, représentant de Louis XVIII à Aix-la-Chapelle, obtint que le terme de l'occupation étrangère fût avancé de deux ans et fixé au 3 0 noven-.bre 1818, La France, tenue jusque-là dans une humiliante tutelle, redevenait un Etat libre.

D'autre part elle cessait d'être isolée en Europe, elle était admise dans le concert européen, c'est-à-dire dans le concert des quatre Alliés. La Quadruple Alliance devint en effet à Aix-la-Chapelle, par l'accession de Louis XVII 1, la Quintuple Alliance. «Cette union auguste », disait la déclaration du 15 novembre, se propose de donner toujours « l'exemple de la justice, de la concorde et de la modération », de protéger « les arts de la paix », et de « réveiller ces senti-

ments de religion et de morale dont le malheur des temps n'a que trop affaibli l'empire ».

LA POLITIQUE DE METTERNICH. /a 0 Succès réel pour la politique française, la Conférence d'Aixla-Chapelle avait été un succès encore plus complet pour la politique de Metternich. « Je n'ai jamais vu, écrivait-il avec satisfaction, un plus joli petit Congrès. »

Metternich, chancelier d'Autriche, exerçait en Europe depuis 1815 une influence prépondérante, dont il se servait pour combattre partout la Révolution, c'est-à-dire les mouvements libéraux ou nationaux. Lui-même se définissait « l'homme de ce qui était », partisan irréductible de l'ancien régime et de la monarchie absolue. Il comparait tour à tour la Révolution qu'il athorrait à un volcan, à un incendie, « qui menace de tout dévorer », à une hydre « la gueule ouverte pour avaler l'ordre social ». Les souverains, pensait-il, devaient s'entendre, non seulement pour éviter les conflits entre leurs Etats, mais pour se secourir au cas où l'autorité de l'un d'eux serait menacée par les révolutionnaires. En pareille circonstance, pour empêcher l'incendie de se développer, les souverains avaient le droit d'intervenir.

Ce droit d'intervention, point essentiel de ce qu'on a appelé le système Metternich, le chancelier d'Autriche parvint à le faire admettre au Congrès d'Aix-la- Chapelle. Il amena les souverains à s'entendre étroitement pour la marche à suivre au milieu de la « tempête », et à décider, par une convention secrète, que les Alliés interviendraient au besoin par la force pour rétablir l'ordre en France, s'il venait à s'y produire « un bouleversement quelconque, qui menacerait le repos ou la sûreté de ses voisins ». Ainsi était constituée véritablement la « Sainte Alliance des rois contre les peuples ».

Le système Metternich fut appliqué régulièrement pendant cinq ans, de 1818 à 1823. A chaque mouvement libéral, en Allemagne, en Italie, en Espagne correspondit un Congrès et une intervention de la Sainte Alliance, En 1820 les libéraux se soulevèrent d'abord en Erpagne, puis en Italie dans les Etats de Naples et de Piémont et forcèrent les souverains à accepter une Constitution. Le Congrès de Laybach (1821) chargea l'Autriche d'intervenir en Italie : les troupes autrichiennes rétablirent l'absolutisme à Naples et dans le Piémont. En Espagne, ce fut le gouvernement de Louis XVIII qui reçut du Congrès de Vérone (1822) la mission d'intervenir pour détruire la Constitution.

GUERRE D'ESPAGNE, a a Le 28 janvier 1823. à l'ouverture de la session des Chambres, Louis XVIII

déclara que « cent mille Français étaient prêts à marcher, en invoquant le nom de saint Louis, pour conserver le trône d'Espagne à un petit-fils de Henri IV, préserver ce beau royaume de la ruine et le réconcilier avec l'Europe. »

Ce fut l'occasion d'un des plus violents débats parlementaires du règne ; les orateurs libéraux Royer-Collard, le général Foy, Manuel protestèrent avec indignation. Manuel voulut rappeler qu'en 1792 c'était l'intervention de l'étranger qui avait précipité la chute de la monarchie française : « Ai-je besoin de dire que le moment où les dangers de la famille royale sont devenus plus graves, c'est lorsque la France révolutionnaire sentit qu'elle avait besoin de se défendre par une énergie toute nouvelle... » Mais les Ultras l'interrompirent par de furieuses clameurs, prétendirent qu'il avait fait l'apologie du régicide et votèrent son exclusion de la Chambre. Manuel ayant déclaré qu'il ne céderait qu'à la force, on appela les gendarmes pour l'arracher de son siège.

Au mois d'avril 1823, comme l'avait annoncé Louis XVIIl, une armée française de 100 000 hommes conduite par le neveu du roi, le duc d'Angoulême, pénétra en Espagne. Elle vint d'ailleurs facilement à bout de la résistance des libéraux. L'expédition ne fut qu'une promenade militaire, terminée cependant par un brillant fait d'armes, la prise du fort du Trocadéro, devant Cadix (3! août). Ferdinand VII, redevenu roi absolu, commit et laissa commettre de telles atrocités que le duc d'Angoulême revint en France écœuré de son œuvre.

L'INDÉPENDANCE DE LA GRÈCE, a a Quatre ans plus tard, sous Charles X, la France intervenait en Grèce, mais cette fois l'intervention française, approuvée par toute la nation, avait pour but de sauvegarder la liberté du peuple grec, révolté contre le Sultan.

Depuis 1820 ce petit peuple luttait héroïquement pour conquérir son indépendance. Il avait pour lui les sympathies de toute l'Europe, et particulièrement de la France, car il n'était guère d'esprit cultivé qui pût demeurer indifférent au sort de cette Grèce, « mère des arts ", à qui l'Humanité est redevable des plus purs chefs-d'œuvre de l'esprit. Un peu partout s'étaient constitués des comités de Philhellènes, c'est-à-dire d'amis des Grecs, qui faisaient passer aux insurgés de l'argent, des armes, des munitions, des volontaires. Le comité de Paris fournit à lui seul, en deux années, plus de trois millions.

Jusqu'en 1825, sous l'influence de Metternich qui considérait les Grecs comme des rebelles, les gouvernements avaient refusé d'intervenir en leur faveur :

MIAOULIS (1768-1835) (Lilhogfaphn). e A/u..« «m: midi par U taiolafi.

devenu commandanl en chef des forcer naoata de la Grètt ifaurgér, MiaoaBi fut tm dtM

héroi les filus populaires de la guerre de l'indipendanu. La gravure te refiréaenle. apc^

au bailingage, surveillant un navire turc dont on afiarioit à goacht h pavilèm.

" Là-bas, écrivait Metternich, trois ou quatre cent mille individus, pendus, égorgés, em{>alés. cela ne compte guère. " Tout changea quand le tsar Alexandre fut mort (décembre 1825). Son successeur Nicolas I"^ rêvait d'un démembrement de l'Empire turc et voulut profiter de l'occasion pour s'établir dans les Balkans. De leur côté les gouvernements français et anglais ne voulaient pas laisser le tsar intervenir seul et régler seul la question grecque. Ils s'entendirent avec lui, pour offrir leur médiation aux belligérants (1827).

Cette triple entente marquait en même temps la fin de U Sainte Alliance. L'Autriche n'ayant plus d'autre partenaire que la Prusse, Metternich, « le rocher de l'ordre >', se trouva réduit à l'impuissance.

Les gouvernements alliés avaient décidé d'assurer par la force la cessation des hostilités. Leurs flottes reçurent l'ordre de s'opposer à tout mouvement de la flotte turque. Celle-ci, forte de 80 vaisseaux, portant 2 400 canons, se trouvait concentrée dans la rade de Navarin, sur la côte occidentale de la Morée. Pour obtenir sa dislocation, les flottes réunies des puissances, 26 navires armés de I 300 canons, se présentèrent devant la rade. Comme elles se disposaient à mouiller en face de la flotte turque, un coup de canon fut tiré

contre une frégate française. Ce fut le signal inattendu d'une formidable bataille de quatre heures. Les Turcs perdirent 60 navires et 6 000 hommes.

La destruction de sa flotte ne fît qu'exaspérer le Sultan. II réclama de la France, de la Russie et de l'Angleterre une indemnité et des excuses. Le tsar répondit par une déclaration de guerre (avril 1828). Le gouvernement français envoya en Morée un corps de 1 4 000 hommes, commandé par le général Maison, qui restitua aux Grecs toutes les places fortes de la péninsule. Le traité d'Andrinople (1829) consacra l'indépendance de la Grèce.

lîAPPROCHEMENT FRANCO-RUSSE. 0 a Les expéditions d'Espagne et de Grèce avaient relevé le prestige des armes françaises. Mais la France n'en avait retiré aucun bénéfice matériel. Cependant l'opinion publique ne cessait de réclamer une politique plus rctive, la destruction des traités de 1815, la restitution à la France de ses frontières naturelles, la rive gauche du Rhin et la Belgique. « Tous les Français, écrivait le ministre anglais Palmerston, se déclarent prêts à se faire couper les deux mains pour ravoir le Rhin ».

Charles X et les Ultras qui formaient son entourage crurent habile de s'associer à ce mouvement. Ils se proposaient, en flattant l'amour-propre national, de désarmer l'opposition libérale et escomptaient qu'en échange d'un peu de gloire le peuple consentirait à laisser confisquer ses libertés.

C'est dans ce but qu'en 1829 le gouvernement français se rapprocha de la Russie. En effet tandis que l'Angleterre et l'Autriche suivaient une politique pacifique, on pouvait tout attendre, semblait-il, des visées ambitieuses du tsar. Le nouveau ministre, Polignac, ébaucha une vaste combinaison dans laquelle la Belgique eût constitué la part de la France. L'opposition de la Prusse fit échouer ses plans. C'est alors que, faute de mieux, au début de l'année 1830, Charles X et Polignac décidèrent l'expédition d'Alger.

Le 5 juillet 1830, Alger était occupé par les troupes françaises. Mais ce succès, si glorieux qu'il fût, n'eut pas le résultat qu'en espérait Polignac. Quelques jours plus tard la Révolution chassait de France les Bourbons.

LA RÉVOLUTION DE 1830 EN EUROPE. 0 a La Révolution française de 1830 fut le signal d'une nouvelle crise européenne. Elle réveilla partout les aspirations libérales et nationales ; partout les peuples opprimés reprirent espoir. Plusieurs soulèvements éclatèrent, particulièrement en Belgique, en Pologne et en Italie.

La Belgique, rattachée malgré elle à la Hollande en 1815, supportait avec impatience la domination hollandaise. Enflammés par l'exemple de la Révolution de Juillet, les Belges s'insurgèrent presque aussitôt contre les Hollandais (25 août 1830). Le 4 octobre un gouvernement provisoire proclamait l'indépendance de la Belgique.

Au même moment un soulèvement analogue se produisait en Pologne contre la domination russe (29 novembre 1830). Le tsar Nicolas ayant refusé toute concession, la Diète polonaise proclama l'indépendance de la Pologne (janvier 1831). Une guerre acharnée commença entre les Russes et les Polonais.

En Italie, la révolution éclata au début de l'année 1 83 1 dans les duchés de Modène et de Parme, puis dans les États de l'Église. Les insurgés formèrent partout des gouvernements provisoires (février 1831.)

LA POLITIQUE DE LOUIS-PHILIPPE, a a Au lendemain des journées de Juillet, deux politiques s'offraient au gouvernement de Louis-Philippe. L'une, représentée par le parti du mouvement, consistait à soutenir dans toute l'Europe les insurgés, à faire de la France, comme au temps de la Convention, le champion des peuples contre les rois absolus : cette politique menait à la guerre contre les trois grandes puissances absolutistes, l'Autriche, la Prusse et la Russie. L'autre, préconisée par le parti de la résistance, conseillée par le vieux diplomate Talleyrand, était une politique pacifique : pour maintenir la France dans le concert européen, pour gagner la confiance des souverains, mal disposés envers le « roi des barricades », on s'abstiendrait de tout encouragement aux peuples insurgés.

Dès son avènement, Louis-Philippe se prononça pour la politique de la paix et il y resta fermement attaché pendant tout son règne. Ses déclarations pacifiques lui valurent d'être reconnu sans difficultés par l'Angleterre, puis par les autres gouvernements. Seul, le tsar Nicolas, en haine de la Révolution, voulut intervenir en faveur des Bourbons. N'ayant pu entraîner la Prusse et l'Autriche, il y renonça, mais il se tint toujours, à l'égard de Louis-Philippe, dans une réserve hostile et méprisante.

A la fois par nécessité et par inclination naturelle, Louis-Philippe fut amené ainsi à se rapprocher de 1 '.Angleterre. A la politique de l'entente franco-russe succéda la politique de l'entente franco-anglaise.

L'INDÉPENDANCE DE LA BELGIQUE, a 0 A peine ébauchée, l'entente franco-anglaise fut mise à une rude épreuve par les affaires de Belgique.

La révolution belge semblait pour la France une

... ..A\ /\RIN (20 octobre 1827) 0 di L;uutciw<xL. d'dprc!» Qi. Langlois. MusÀ de VenmDrs).

Aufona . la fiotte onglo-franco-rvsse ; au premier plan, un navirt turc gui sotnhre ; à droitt, un outre navire fait expkman. Savarin, petit part Jt Grèor iw II oW< A a laissé un nom illustre dam la poésie comme dans l'htstcire : il est tvnonyme de libératicn, d'indépendorKt. C'ttt dam «es mux «ur, pmtnpcammt ^mlkmn. la imairmctitmi de leurs gouvernements, le» eacadre» /ranfoise, anglmm et rm$e détraiiirenl en quehur* heures /« fUlle tmu» l'nlifiiiii iTAtiAhi

REDDITION DE LA CITADELLE D'ANVERS A L'ARMÉE FRANÇAISE (23 décembre 1832) (Llil.oK..pi,it ci» K.(lci. B.L;. ,\«i.). a U C^Un^r ,„/. ,.,aj,u.,u;<lie Londres avait consenti à reconnaître l' indéfiendance de h Belgique. Mais les Hollandais n acceptèrent pas sa décision et tentèrent de reconquérir la Belgique par les armes. Il fallut, pour sauver les Belges, l'intervention d'une armée française qui refoula les Hollandais, puis, sur leur refus d'évacuer la forteresse d'Anvers, les i/ assiégea et les obligea à capituler, La gravure représente les échanges de manifestations enthomiasles qui eurent lieu le jour de la reddition entre les François et les Belges, accourus sur les remparts.

occasion unique de « déchirer les traités de 181 5 ", de reprendre les territoires conquis à Jemmapes et à Fleuras, dont le Congrès de Vienne l'avait dépossédée. Il y avait en Belgique un parti actif de l'annexion à la France. La majorité cependant se ralliait à une solution mixte : la constitution d'un royaume de Belgique dont le roi serait un fils de Louis-Philippe. Mais l'Angleterre ne voulait à aucun prix de cette solution.

Pour ne pas courir le risque d'une guerre européenne, Louis-Philippe se décida à rejeter toutes les offres des Belges. Mais, d'accord avec le gouvernement anglais, il fit reconnaître par les grandes puissances, aux conférences de Londres (1831), l'indépendance de la Belgique. La Belgique fut érigée en royaume et neutralisée comme l'était déjà la Suisse. Il fallut toutefois, pour la délivrer des Hollandais, le secours d'une armée française, qui vint assiéger, prit et restitua aux Belges la puissante citadelle d'Anvers (décembre 1832).

En acceptant la neutralité de la Belgique, la France renonçait à toute espérance d'annexion et à la politique traditionnelle des frontières naturelles. En échange, elle était en droit de croire que la sécurité de sa frontière du Nord était désormais assurée, et l'œuvre haineuse des Alliés contre la France, aux traités de 1813, se trouvait sur un point détruite.

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