LA SCCIÎ.TÉ SOUS LE SLCOND EMPIRE
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fastueuse et dèpenàire que les ennemis du régime ont eonsidérée comme $9n prùtàpml tmmièn.
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UNE FÊTE AU THEATRE DE VERSAILLES PENDANT L'EXPOSITION DE 1867 (Aquarelle a'Eu«ènc L«nl, Musée du Louvre), a Jmquaax dtrmha
années du Second Empire, à la veille du désastre, la haute société parisienne mena la vie la plus iaijeuse. Et les fêtes les plus belles et les plus réussies fuient celles oui eurent lieu
à l'occasion de l' Exposition universelle de 1867. L'éclat de ce^ fêtes, le faste des cérémonies officielles, les réceptions des souverains comme le tsar, le roi de Prusse, le roi des Belges
faisaient d'ailleurs contraste avec le malaise politique Qui ne cessait de grandir, à l'intérieur et à t'extérieur.
grand nombre de produits, mécontenta les industriels français qui, pour résister à la concurrence anglaise, furent obligés de diminuer leur prix de vepte. Afin de contre-balancer l'opposition des catholiques et des industriels. Napoléon crut utile de se procurer, par des concessions politiques, l'appui des libéraux. Il commença par accorder une amnistie à tous ceux qui avaient été condamnés pour cause politique (16 août 1859), puis le 24 novembre 1860, un décret impérial accorda au Sénat et au Corps législatif le droit de voter chaque année, à l'ouverture de la session, une « adresse », c'est-à-dire le droit de donner leur avis sur la politique générale du gouvernement. Le Journal officiel devait publier désormais le compte rendu complet des séances des Chambres et les journaux auraient la faculté de le reproduire.
C'était la fin du régime de despotisme et de silence. « Dans cette chambre hermétiquement fermée qu'avait été la France pendant neuf années, a écrit M. Mézières, c'était un peu d'air pur et respirable qui pénétrait. »
L'OPPOSITION. LE TIERS PARTI, a 0 Les concessions de l'Empereur eurent pour effet immédiat de ranimer l'activité de la vie politique. Mais bien loin d'apaiser l'opposition, elles lui donnèrent
seulement plus de force et d'audace. L'influence de l'opposition dans le pays ne cessa plus de grandir, d'abord parce que les Français désiraient de plus en plus vivement le retour à la liberté, puis parce que de graves échecs extérieurs, surtout la coûteuse expédition du Mexique (1861-1866) portèrent atteinte au prestige de l'Empire.
Jusqu'à 1863, il n'y avait eu que cinq députés ennemis de l'Empire, tous républicains : Jules Favre et Emile Ollivier étaient les plus éloquents des « Cinq ». Pour les élections de 1863, les opposants de toutes nuances, catholiques, légitimistes et orléanistes, groupés dans l'Union libérale, et leurs anciens ennemis les républicains se coalisèrent contre le gouvernement. L'opposition obtint deux millions de voix et fit élire 35 des siens, dont 17 républicains. Thiers entra au Corps législatif.
La plupart de ces opposants restèrent irréconciliables. Quelques-uns évoluèrent et parurent décidés à accepter l'Empire si le régime était transformé et si Napoléon rendait à la France toute la liberté. Ils entraînèrent avec eux un certain nombre de bonapartistes qui sentaient la nécessité de cette transformation. Ainsi se forma vers 1866 le « tiers parti », dont le chef fut l'un des « Cinq », Emile Ollivier. Hostile
SECONDE REPUBLIQUE ET SECOND EMPIRE
ÉMUXOLLIVIER (1825-1913). 0 Li Inillanl <l,,f ROUHEK (I8I4-I88-1). a Criui quOtlider lumom-
liu tiers parti, qtti, pour stn malheur, devint premitr mail ■ le vice-empereur sam retponsabilité' ; c'était un
ministre en 1870, La guerre mit fin pour toujours à 4j Auvergnat tenace et têtu qui juuiuau bout i'o0poia aiix
carrière politique. (( !.. IMKHRF' PKT[T.) concessions libérales. (CL. BRAUN.)
JULES FAVRE (\«m-\«m).a JulaFavnlulumsk
uconti Empire, avant CanAetta, le t^anj aootat tl le
grand orateur républicain ; un det ajpenaif*» mtkm
tables du lé/ime impérial. (cL. pmn PCTIT.)
à la politique d'opposition systématique et à la pratique du « tout ou rien », « je prends le bien, disait Ollivier, de quelque main qu'il me vienne ». Cette disposition le conduisit, lorsqu'il fut député, à approuver dans diverses circonstances des actes ou des propositions du gouvernement, à devenir même le rapporteur de l'une d'elles, l'importante loi de 1864 qui, supprimant le délit de coalition pour les ouvrieis, leur accordait en fait le droit de grève. De là des relations courtoises avec le président du Corps législatif, le duc de Morny. Celui-ci, politique avisé, sentait indispensable une transformation de régime. 11 s'efforça d'y incliner Napoléon, et prépara un rapprochement entre le souverain et le député. Le duc de Morny étant mort, son entreprise fut poursuivie par son successeur, le comte Walewski.
LES CONCESSIONS LIBÉRALES, a 0 Napo léori ne répugnait pas à l'idée de nouvelles concessions libérales. Sour. l'influence d'Emile Ollivic il publia le décret du 19 janvier 1867 qui supprimait l'adresse et donnait aux députés et aux sénateurs le droit d'interpellation, c'est-à-dire le droit d'interroger les ministres sur les actes du gouvernement, non plus une fois par an, — ce qui rendait les discussions nécessairement vagues et sans utilité pratique — , mais au moment même où les actes se produisaient et où il était par conséquent encore possible d'en modifier les effets. Les ministres pourraient dorénavant se présenter devant la Chambre. L'Empereur annonçait en outre de prochaines lois qui supprimeraient son pouvoir discrétionnaire en matière de presse, et rétabliraient le droit de réunion. Tout cela semblait indiquer un
prochain succès de la politique du Tiers [larti et des idées d'Emile Ollivier.
Mais l'entourage immédiat de l'Empereur vint à la traverse, surtout le principal ministre, le ministre d'État Rouher, « le vice-empereur sans responsabilité », disait Ollivier. Auvergnat énergique et tenace, Rouher était persuadé que les concessions libérales perdraient l'Empire et que le régime autoritaire de 1852 était le seul qui convînt à la France. Entre Emile Ollivier et Rouher, l'Empereur, « âme vacillante », ne sut pas prendre franchement parti. Indécis par nature, rendu plus indécis encore par la maladie, il pratiqua pendant trois ans, jusqu'en 1869. une politique hésitante, faisant des concessions conformes aux vues d'Ollivier. mais laissant Rouher les annuler en partie [>ar la façon dont il en réglait l'application. C'est ainsi qu'il attendit jusqu'au milieu de l'année 1868 pour accorder les libertés promises par le décret du 19 janvier. La loi sur la presse (Il mai 1868) abolit l'obligation de l'autorisation préalable pour la création des journaux politiques, réduisit lexlroit de timbre et supprima les pénalités administratives, avertissement et suspension. La loi sur les réunions publiques rétablit la liberté de réunion, les réunions politiques toutefois n'étant permises sans autorisation préalable qu'en période électorale (10 juin 1868).
PROGRÈS DU PARTI RÉPUBLICAIN. .^ ^ La promulgation de la loi sur la presse fut aussitôt suivie de la création de nombreux journaux, républicains pwur la plupart. L'un des tout premiers fut un pamphlet hebdomadaire, d'une verve corrosive. la Lanterne, rédigée par un étincelant écrivain, Henri Roche-
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