‹ Nouvelle histoire de FranceChapitre 132 sur 227 · LENVELOPPEMENT DES FORCES FRANÇAISES SOUS METZ · texte numérisé non relu

LENVELOPPEMENT DES FORCES FRANÇAISES SOUS METZ

août 1870). a Les flicha hStmmt il éncthm (éirrait il fa «■■■■ir ifl—Ji du 14 au IS opt'it Lts mmnérw en clùftres nwwtfi'iH rml ctwt 4et mrmér* «AaMatén.

MARÉCHAL BAZAINE (1811-1888). e Un nom

d' abord tlluitre et populaire, jastement fîélri par lasuite,

pour n avoir pas misau-dessusde tout l'intérêt et le salut

de la patrie. (cL. GOUPIL.)

MARÉCHAL DE MAC-MAHON (1808-1893). a Le héros de Malakoff et de Magenta fut malheureusement aussi le vaincu de Frrrschmller et de Sedan.

(cl. WALERY.)

MARÉCHAL CANROBERT (1 809- 1894) (P.r H. Vernet, Musée de Versailles) P Soldat d'une intrépidité légendaire, brillant o0iâer, se couvrit de gloire à CravektleetSainl-Prival.

rèrent, ils laissaient sur le terrain 800 hommes, la moitié de leur effectif.

La charge des tirailleurs, la résistance acharnée de quelques débris de régiments qui, dans Frœschwiller incendié, bombardé par 102 pièces, luttèrent jusqu'à quatre heures, permirent la retraite sur Reichshoffen. L'ennemi épuisé ne poursuivit pas les vaincus. Français et Allemands avaient chacun plus de 10 000 hommes hors de combat.

Le soir, le Prince Royal victorieux écrivait à sa mère, la reine de Prusse : « Il n'a fallu rien moins que l'admirable constance de nos soldats pour abattre les héros de l'armée française. Emportés par une véritable furie, inconscients du péril, voulant vaincre ou mourir, les Français offraient un spectacle digne des plus grandes épopées. Quelle vaillance des deux parts ! et si les vainqueurs ont le droit d'être fiers, quel respect ne doivent-ils pas aux vaincus ! »

La défaite de Frœschwiller entraîna la perte de l'Alsace. L'armée de Mac-Mahon, désorganisée, repassa les Vosges au col de Saverne et fit retraite sur Nancy, puis sur le camp de Châlons. Vide de troupes, l'Alsace fut promptement occupée, à l'exception de Strasbour.5 qui devait résister près de deux mois.

LES BATAILLES -SOUS METZ. jH £l Le jour même de la bataille de Frœschwiller, la K^ armée allemande était entrée en Lorraine et avait battu à Forbach le corps du général Frossard — 30 000 hommes — un des éléments de l'armée de Baza:ne.

A la suite de ce double échec, Bazaine, nommé généralissime, ramena l'armée sur Metz. 11 avait pour instruction de se retirer de là sur Verdun et Châlons

où toutes les forces françaises seraient concentrées. Mais Bazaine répugnait à l'idée de s'éloigner de Metz. Officier de fortune à qui sa bravoure seule avait valu ses grades, chef dépourvu de toute culture technique et dont la médiocrité était aggravée par une usure physique prématurée, il se sentait incapable de faire mouvoir une masse de 150000 hommes etpréférait rester passivement à l'abri d'une citadelle puissante comme .Metz. Delà dans ses mouvements de retraite tant de lenteur, dans les combats une si complète absence d'initiative que les Allemands eurent tout le loisir de le déborder et finalement de le bloquer sous Metz.

Le 14 août, comme l'armée française avait commencé de repasser la Moselle, un des généraux de la K'' armée allemande attaquait audacieusement à Borny. L'attaque fut repoussée. Mais les Français perdirent du temps, tandis que la 11*^ armée allemande, lancée vers Pont-à- Mousson, passait en toute hâte sur la rive gauche de la Moselle pour couper les trois routes par où les Français pouvaient gagner Verdun.

Le 16 août, par la bataille de Rezonville, la 11*^ armée réussit à couper la route directe de Metz à Verdun. Attaquant avec fureur, mais partout arrêtés, les Allemands qui avaient cette fois l'infériorité du nombre — 92 000 hommes contre 137 000 — • risquaient d'être écrasés si les Français, sortant de leurs positions, avaient attaqué à leur tour. Mais Bazaine interdit tout mouvement offensif. L'armée allemande, bien qu'ayant subi des pertes terribles — • 16 000 tués et blessés — ■ coucha sur ses positions. Bien plus, le lendemain 1 7, Bazaine fit reculer vers Metz son armée stupéfaite, tandis que les deux armées allemandes achevaient de se concentrer.

LES GUERRES DU SECOND EMPIRE

-.Routc> l^SEPT. 1870 Forêt, t.

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LECHAMPDEBATAILLEDESEDANd'stptemlr.: \S70). a UiftichtsinJi-

qwnt l'encerclement opéré par les armées allemandes. Les chif/res romains correspondent

aux numércs de ces armées

L'Empereur avait décidé de rentrer à Paris et de ramener l'armée sous les murs de la capitale. Mais l'Impératrice et ses ministres, convaincus que le refour de l'Empereur vaincu " déchaînerait une révolution », lui imposèrent de marcher sur Metz pour dégager Ba^ainc. Le succès de la manoeuvre dépendait de sa rapidité : or l'armée de Châlons, mise en route le 21 août, flotta pendant dix jours entre Paris et Montmédy, où Bazaine annonçait qu'il allait se porter. Cependant Moltke, par un article imprudent d'un journal parisien, apprenait et l'existence de l'armée de Châlons et sa marche sur Montmédy (25 août). La I"^ et la III* armée, en route sur Paris, reçurent aussitôt l'ordre de monter k toute vitesse vers le nord- Le 30 août, elles surprenaient à Beaumont la droite de l'armée française.

Le jeudi 1'^'' septembre, à Sedan, sur la Meuse, l'armée française — 124 000 hommes — se trouva complètement cernée par les deux armées allemandes, mitraillée par plus de 700 pièces. La cavalerie, malgré des charges épiques, ne réussit pas à lui frayer un passage. A cinq heures du soir, après douze heures de lutte, afin d'éviter un inutile massacre — il y a\ait déjà 1 7 009 Français tués ou blessés et les munitions

Le jeudi 18 août, de Gravelotte à Saint-Privat fut livrée la plus grande bataille de la guerre. Elle mit aux prises près de 350 000 hommes, 220 000 Allemands avec 700 canons, 125 000 Français avec 400 canons. Les Français repoussèrent victorieusement toutes les attaques dirigées contre leur gauche et leur centre. Mais le sort de la journée se décida à l'extrême droite au village de Saint-Privat défendu par le maréchal Canrobert. Un premier assaut tenté à six heures coûta, en quelques minutes, près de 7 000 hommes à la garde prussienne : elle fut fauchée à cinq cents mètres des maisons par le feu rapide des chassepofs. Les Allemands attaquèrent alors le village avec 168 canons. A huit heures, toutes ses munitions épuisées, ne recevant aucun secours de Bazaine, qui avait cependant en réserve la garde impériale, plus de 20 000 hommes d'élite, Canrobert, assailli par plus de 30 000 fantassins, dut évacuer .Saint-Privat croulant dans les flammes. La journée coûtait 12 000 hommes aux Français, plus de 20 000 aux Allemands. Mais Bazaine restait bloqué sous Metz avec la principale et la meilleure armée de la France.

SED.'XN. ^ 0 Pour arrêter les armées allemandes, en marche sur Paris, il restait à Napoléon 200 000 hommes réunis au camp de Châlons sous le commandement de Mac-Mahon. Douze jours après Saint- Privat cette force dernière était détruite à Sedan.

LE GÉNÉRAL TKOCHU (BibL N«tJ. m U téntt^l Tnxlm étmt m tgUirt «Ks*

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L'ENCEINTE DE PARIS t LE BASTION 40 (Par Queand et Decaen. Musée Carnavalet). 0 Sur le front norj. le bastion 40 garde la porte de Sainl-Oaen. Il

était armé d'une de ces 200 pièces de marine à chargement par la culasse qu'on avait amenées des ports. On appelait celle-ci la Joséphine. Près du parapet, un officier de

marine tient une longue-vue; un marin porte un sac de terre. Au second plan, Clichyet Levallois.A l'horizon, sur la gauche, le Mont Valérien. (cl. hachette.)

manquaient — , Napoléon III fit arborer le drapeau blanc. Moltke exigea la reddition de l'armée et de la place, sans conditions. La capitulation fut signée le 2 septembre.

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