GUERRIERS DE L'AFRIQUE FRANÇ/MSE
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MARECHAL LYAUTEY. a Dp la lignée des plus grands coloniaux français, les
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circonstances les plus difficiles, a réalisé, avec la paciftcalion et l'organisation du Maroc
le chef-d'œuvre de la colonisation française. (cL. ISABEY.)
fication, de conquête, de mise en valeur, poursuivie en pleine guerre, dans les conditions les plus difficiles, avec les moyens les plus limités mais supérieurement utilisés, force l'admiration : elle peut être considérée comme le chef-d'œuvre de la colonisation française. Algérie, Tunisie et Maroc désormais étroitement unis, c'est une nouvelle France d'Afrique qui est en formation. Sur ce riche domame, la France apparaît
comme l'héritière de la Rome antique dont elle reprend la tradition civilisatrice, interrompue pendant plus de quinze siècles.
LE SOUDAN FRANÇAIS, a a k travers les déserts du Sahara dont les oasis ont été progressivement occupées malgré la résistance des Touareg, la France méditerranéenne se relie à un autre vaste domaine colonial qui comprend une partie du Soudan et de la région du Congo. Les nègres qui l'habitent étaient, avant la conquête, divisés en nombreux peuples ayant une organisation politique rudimentaire. Ils vivaient groupés soit dans des villages ouverts, formés de huttes circulaires, soit dans des villes fortifiées d'épaisses et hautes murailles d'argile. Cette population noire était décimée par la traite — le commerce des esclaves — que le Congrès de Vienne avait interdite, mais qui était encore pratiquée par les Arabes. Tout en faisant la chasse aux noirs, les Arabes avaient fondé au Soudan plusieurs empires musulmans et converti une partie des populations à l'islamisme.
Les traités de 1815 avaient laissé à la France les comptoirs du Sénégal avec Saint- Louis. Ce fut le point de départ de l'expansion française au Soudan, commencée sous le Second Empire par l'initiative et l'énergie de Faidherbe, le futur commandant de l'armée du Nord en 1870. Faidherbe occupa la vallée du Sénégal et fonda sur le haut fleuve, à mille kilomètres en amont de Saint-Louis le poste de Médine (1855). A peine établi, le poste fut attaqué par Hadj-Omar, un aventurier musulman qui, pillant, incendiant, massacrant partout où l'on tentait de lui