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SUR LE FRONT OCCIDENTAL

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l'Italie (mal 1915), le Portugal (mars 1916), la Roumanie (août 1916), les États-Unis (avril 1917) et la Grèce (juin 1917). Au point de vue militaire, c'est la période de la « guerre de tranchées » et des batailles d'usure, telles que Verdun et la Somme (1916). 11 n'y a de grandes fluctuations que sur le front oriental qui finalement s'effondre en 1917, à la suite de la révolution russe. Cette deuxième période est marquée enfin par le développement du blocus et de la guerre sous-marine.

La troisième phase va du 21 mars au 1 1 novembre 1918. Revenus par des moyens nouveaux à la guerre de mouvements, les adversaires cherchent en un effort suprême à s'arracher la décision.

C'est la grande bataille de France qui se termme par l'armistice du 1 1 novembre et la capitulation de l'Allemagne.

LES ARMEES. £l £) Se jeter sur la France avec le gros de ses forces, la mettre rapidement hors de combat, puis se retourner contre la Russie, tel était le plan de l'Allemagne. Le sort de la guerre allait donc se jouer à la première heure entre l'armée allemande et l'armée française.

L'Allemagne ne pouvait pas compter cette fols sur une supériorité numérique aussi marquée qu'en 1870. Avec l'appoint des forces belges et britanniques, la France lui opposait des effectifs sensiblement équivalents aux siens, environ un million et demi de combattants (I). Mais la préparation technique de la guerre avait été portée beaucoup plus loin en Allemagne qu'en France, et l'Allemagne avait pour elle Incontestablement la supériorité de l'organisation et de l'outillage. On pouvait noter principalement à l'avantage de l'armée allemande : l'organisation de ses formations de réserve, presque aussi bien encadrées et outillées que les unités actives, et par conséquent aptes à combattre dès le début en première ligne; la supériorité de son artillerie lourde de campagne à laquelle la France n'avait presque rien à opposer, les techniciens militaires français, préoccupés avant tout de la mobilité de la manœuvre, ayant jugé que l'excellent canon léger de 75 suffirait à tout ; un matériel d'artillerie de siège d'une puissance insoupçonnée — canons autrichiens de 305 et mortiers Krupp de 420 lançant à 12 kilomètres un obus du poids de 930 kilogrammes, — capable de réduire en quelques jours les forts les plus récents.

Les opérations si compliquées de mobilisation et de concentration se firent avec autant de précision et de

(1) Pour rAllemasne, 85 divisions d'infanterie, 10 divisions de cavalerie ; pour la Fiance 72 divisions d'infanterie, 10 divisions de cavalerie ; pour la Belgique 6 divisions d'infanterie, 1 division de ca\alerie: Pour l'Ansleterre 4 divisions d'infanterie, 1 division et demie de cavalerie. ^

La population d'Andenne, après avoir témoigné des^ intentions pacifiques â l'égard de nos troupes, les a attaquées de la façon la plus traîtresse. Avec mon autorisation, le général qui -commandait ces troupes a mis la ville en cendres et a fait fusiller 110 personnes.

Je porte ce fait A la connaissance de la Ville de Liège pour que ses habitants sachent â quel sort ils peuvent s'attendre s'ils prennent une attitude semblable.

Liège, le 32 Août t9ti.

Général von BULOIV.

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UNE AFFICHE DU GÉNÉRAL VON BULOW. a Malgré une séoire cmmrt qui emtKchail toute communical'on entre la Belgique et le reste au monàe, quelques documents comme eetui-d nota sont ffarvenus. qui attestent l'odieuse brutalité dont firent preuve les Allemands en pays occupé.

rapidité en France qu'en Allemagne. Animés d'un égal esprit offensif, les deux adversaires cherchaient l'un et l'autre à s'assurer rinitiatlve de la manœuvre. Mais tandis que le général Jofîre, commandant en chef des armées françaises, disposait ses armées face à la frontière allemande et prétendait offrir la bataille « en appuyant au Rhin la droite de son dispositif général », l'Etat-Major allemand, sous la direction du général de Moltke, neveu du vainqueur de 1870, avait massé le gros de ses forces face à la frontière belge et monté une manœuvre d'immense envergure en vue de tourner la barrière de nos forts de l'Est et de déborder par l'ouest la ligne de bataille française. Du seul fait de sa loyauté, la France engageait le combat dans les conditions les plus désavantageuses.

LES ALLEMANDS EN BELGIQUE. £i 0 Deux

événements, d'importance inégale, marquèrent le début des opérations. En Alsace, les Français prirent, perdirent, reprirent Mulhouse (8-19 août) : ce ne fut qu'un succès éphémère et sans portée. Au contraire, le forcement du camp retranché de Liège par les Allemands (7-16 août) leur ouvrit toute grande la Belgique. Mais la résistance inattendue des Belges les avait retardés et exaspérés : l'invasion de la Belgique fut accompagnée de tous les excès d'une soldatesque en furie.

Méthodiquement les Allemands érigèrent la terreur en système. Au moindre soupçon d'hostilité, on vit les villes et villages incendiés, les habitants, sans égard au sexe ou à l'âge, jetés à la rue, déportés en Allemagne ou fusillés en masse, comme en témoignent les carnets de route des soldats allemands euxmêmes : « On se fait une Idée de l'état de fureur de nos soldats quand on voit les villages détruits. Plus une maison intacte... plusieurs monceaux d'hommes

LA GRANDE GUERRE. L'INVASION

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