‹ Nouvelle histoire de FranceChapitre 149 sur 227 · I.AMAROEIE; DKsARMlélElS · texte numérisé non relu

I.AMAROEIE; DKsARMlélElS

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et de femmes exécutés après jugement ». « Des habitants de la ville on en fusilla trois cents ; ceux qui survécurent au feu de salve furent réquisitionnés comme fossoyeurs. >> Affolées, les populations fuient devant l'envahisseur. Des villes entières flambent et, avec elles, les plus précieux trésors de la civilisation, tels que la célèbre bibliothèque de l'Université de Louvain. Bientôt la cathédrale de Reims elle-même ne sera pas épargnée ; après la Belgique, la France à son tour subira le martyre.

LA BATAILLE DES FRONTIÈRES, a a La première grande bataille de la guerre se déroula du 20 au 24 août. Le nom de « bataille des frontières » qu'on lui a donné s'applique en réalité à une série d'actions distinctes souvent fort éloignées les unes des autres. Les Français attaquèrent les premiers par la droite, puis par le centre. En Lorraine, la 2* armée française, battue le 20 août à Morhange, fut contrainte de reculer sur Nancy et entraîna dans sa retraite la 1 '"*' armée qui se replia sur la rive gauche de la Meurthe ; pourtant dès le 23 août, par un brillant retour offensif, lesdeuxarmées arrêtaient net les Vl'^et VU" armées allemandes en marche vers la trouée de Charmes. Au centre la 3® et la 4" armée françaises avaient devant elles les hauts plateaux boisés des Ardcnnes ; aucun terrain ne pouvait être plus défavorable à l'offensive : elles .reçurent néanmoins pour mission de marcher de! 'avant, de rompre le centre ennemi et de prendre de flanc les Allemands, dans leur traversée de la Belgique : battues les 22-23 août par les IV" et V" armées allemandes, mais très vite reprises en main, elles durent elles aussi se replier sur la Meuse et la Chiers. C'est à la gauche que, par une répercussion inévitable, se produisit, l'événement décisif, la bataille de Charleroi

(21-23 août) ; au moment même où Vumét anglalte achevait de se concentrer pour appuyer les opérations de la 5^ armée, la formidable aile droite allemande (I'* et Il'armées), ayant occupé Bruxelles et rejeté le» Belge* sur Anvers, débouchait du nord à marches forc^ : le 22 août, elle franchissait la Sambre: le 23, la bataille générale s'engageait de Mons par Charleroi jusqu'i Namur ; vers le soir, se voyant découvert sur son flanc droit par la chute de Namur et le recul de la 4*armée, insuffisamment protégé sur son flanc gauche par le petit contingent anglais que Ie< Allemands cherchaient à déborder, menacé d'être pris de revers par la III* armée allemande qui commençait à franchir la Meuse entre Dinant et Civet, le général Lanrezac, commandant de la 5" armée, prit la sage décision de se dérober pour éviter l'enveloppement ; il ordonna la retraite. Mais, dès lors, tout le dispositif français se trouvait compromis, une menace mortelle d'enveloppement pesait sur l'aile gauche des armées alliées : la bataille des frontières était définitivement perdue.

LA RETRAITE, a a Devant ce péril. Jofire résolut d'effectuer une retraite stratégique qui lui donnerait le temps de reconstituer à sa gauche « une masse capable de reprendre l'offensive ». Etant

CODVERNEMENT NIIITAIBC DE PABIS

Armée de Paris.

Habitants de Paris.

Les Membres du Gouvernement de la République ont quitté Paris pour donner une impulsion nouvelle A la défense nationale.

J'ai reçu le mandat de défendre Paria contre l'envahisseur.

Ce mandat, je le remplirai jusqu'au bout.

FKn,. le 3 Stfpttiabn 1914

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