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LE BLOCUS ET LA GUERRE SOUS-MARINE

£l 0 Dans une guerre devenue guerre industrielle et guerre d'usure, le blocus était une arme trop efficace pour ne pas être employée. L'Angleterre employa son Immense flotte à bloquer les ports allemands ; l'Allemagne riposta en inaugurant le blocus par sousmarins. Mais, en son principe, le blocus établi par les Alliés était conforme aux règles du droit international, et, si la population allemande en souffrit, ce fut au même titre que la population d'une place assiégée, par exemple

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la population de Paris en 1870-71. Au contraire, le blocus sous-marin semblait un défi aux principe* fondamentaux du droit comme aux lois de la plu» élémentaire humanité : les sous-marins allemands, ne pouvant pas saisir les navires marchands, les coulèrent le plus souvent avec leurs équipages; ils s'attaquèrent même aux paquebots à passagers : le 7 mai 1915, le torpillage du transatlantique LusHania fit I 145 victimes, hommes, femmes et enfants.

Le blocus et la guerre sous-marine se développèrent parallèlement de 1915 à 1917, époque à laquelle ils atteignirent leur plus grande extension. Les Empires centraux, malgré les services que leur rendit le commerce des neutres, ne tardèrent pas à éprouver le» effets du blocus : la disette de produits alimentaire» surtout se fit cruellement sentir dans le peuple à partir

UN DES PRENÏIERS TANKS ANGLAIS. # Aanmitlk tèijà,. ««<• Je c» fa AmtUtm l9limhSmmm.ia,.t

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sous-marine par laquelle l' Allemagne riposta au blocus de ses ports, l' " t/, 33 » s'est

acquis une réputation spéciale. Ce sous-marin « filmait » ses forfaits. Les films tombèrent

dans nos mains et passèrent sur l'écran de tous nos dnémas. (CL. CAUMONT.)

de 1916 ; les Allemands durent se soumettre au régime des cartes de rationnement et des jours sans viande ; ils reprochèrent furieusement aux Anglais de leur faire « une guerre de famine ».

Les Alliés furent plus longs à souffrir du blocus sous-marin. Mais les Allemands multiplièrent leurs flotilles sous-marines : ils construisirent de véritables croiseurs sous-marins capables de traverser l'Atlantique. Puis, en février 1917, renonçant à tout ménagement à l'égard des neutres, ils entreprirent une guerre sans merci. Pendant quelques mois une véritable terreur régna sur les mers et le danger fut grand pour les Alliés, menacés dans leur ravitaillement, réduits à leur tour au régime des restrictions. En un seul mois — avril 1917 — . les Allemands détruisirent 471 navires — 874 000 tonneaux — . Le péril fut conjuré cependant, à la fois grâce à l'efficacité croissante des moyens de défense contre les sous-marins, et à l'activité avec laquelle furent poussées les constructions navales dans les chantiisrs anglais, américains et japonais. Au début de 1918 la construction l'emporta sur la destruction : c'était la faillite de la guerre sous-manne.

LA GUERRE AÉRIENNE. ^ 0 L'extension de la guerre aérienne achève de caractériser cette lutte sauvage de peuple à peuple, où toutes les armes sont bonnes, dussent-elles atteindre les populations les plus inofîensives. Dans les airs, comme sur terre et sur mer, les Allemands avaient pris l'initiative des procédés les plus barbares en envoyant, dès le 30 août 1914, leurs avions lancer des bombes sur Pans.

Tandis que les dirigeables, même les grands rigides allemands appelés Zeppelins du nom de leur inventeur, se [montraient 'd'une médiocre efficacité, l'aviation rendit de tels services qu'on se hâta de la

développer. Dans chaque armée on distingua les avions de chasse destinés surtout au combat aérien — et chaque armée eut ses champions célèbres par le grand nombre de leurs victoires, tels les Français Guynemer et Fonck — ; les avions chargés du service d'observation, des reconnaissances photographiques et du réglage des tirs d'artillerie ; les avions de bombardement ; plus tard les avions d'infanterie qui intervinrent directement dans le combat. Bien au delà de la zone des armées, l'aviation de bombardement s'attaqua aux usines de guerre, aux grandes gares et du même coup aux centres urbains. Les Allemands s'acharnèrent sur Londres, puis sur Pans. Les Alliés entreprirent de [nombreux raids dans la région rhénane.

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