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LES CHATEAUX DE LA RENAISSANCE

Le château de la Renaissance nest iT abord que le château féodal transformé: grosses tours, coartitKS avec er^itemix et môcAïawà, /o»ef où bmtttmi » l

t'édiftce, tous ces organes subsistent pour la beauté qu'on y déiouvre après qu'ils ont cessé d'être utiles. Mois an corps de logis d'aspect paafiqrae s attache amx j ^^

vales.,. Plus tard, apMratt, extérieurement d'abord, la décoration à l'antique, ses colonnes, ses pilastres et ses frontons; elle pénètre ensuite itou le» «ppartcmenti eui-mémet •*

donrte leur caractère aux "Galettes" desChâteawt,

était assisté pour gouverner par les Grands Officiers, Chancelier, Grand Chambellan, Grand Maître, Grand Ecuyer, Connétable, etc., et par deux Conseils, le Conseil du Roi et le Grand Conseil. Le Conseil du Roi s'occupait de toutes les questions politiques, financières, administratives. En fait les décisions importantes étaient prises en petit comité, dans le « Conseil des Affaires » où ne siégeai'ent que quelques personnages ayant la faveur du roi. Le Grand Conseil était le tribunal suprême administratif. Devant ce tribunal le roi évoquait tous les procès qui paraissaient présenter un intérêt pour la royauté, et qui légalement auraient dû être jugés par les tribunaux ordinaires. Le Grand Conseil fut l'instrument docile du bon plaisir royal en matière de justice : il la plia souvent à sa fantaisie.

Il n'y avait pas encore de ministres. Mais parmi les secrétaires qui tenaient la plume au Conseil, Henri II en désigna quatre, entre lesquels la France et l'Europe furent partagées. Chacun d'eux devait s'occuper de la totalité des affaires, — administration, armée, marine, constructions, routes, etc. — dans la partie de la France qui lui était attribuée. Il devait en outre s'occuper des relations avec la partie de l'Europe voisine de sa portion de France. L'Angleterre était ainsi associée à la Normandie, l'Allemagne à la Champagne. Ces secrétaires prirent le nom da secrétaires d'Etat. Ce furent eux qui plus tard devinrent les ministres.

L'ADMINISTRATION PROVINCIALE. 0 0 Les agents du roi dans les provinces étaient les mêmes que deux cents ans plus tôt sous les derniers Capétiens. C'étaient en bas les prévôts et les bailes ; au-dessus, les baillis et les sénéchaux, au nombre de cent environ. Baillis et sénéchaux avaient toujours des pouvoirs très généraux : ils étaient à la fois administrateurs, juges, chefs de la police, commandants de certaines troupes. Pourtant la séparation entre ces pouvoirs commençait à s'établir, parce que les baillis et les sénéchaux déléguaient à des agents différents l'exercice des fonctions différentes.

François I*'' établit, dans quatorze provinces, presque toutes à la frontière, des gouverneurs-lieutenants généraux, dont les attributions étaient à l'origine surtout militaires. L'importance de ces gouverneurs grandit dans la suite parce qu'ils étaient choisis parmi les plus grands seigneurs, et ils devinrent même pour un temps, à la faveur des guerres de religion, presque des souverains dans leurs provinces. Du reste, François I*'' et Henri II ;e méfiaient de leurs ambitions et, pour les surveiller, Henri II recourut à l'envoi d'inspecteurs armés de pouvoirs extraordinaires, les commissaires départis.

JUSTICE ET LÉGISLATION. 0 0 V.^ hiérarchie judiciaire comprenait : en bas les prévôts et les tribunaux de bailliage et de sénéchaussée ; en haut les Parlements. On comptait huit Parlements : d'abord le Parlement de Paris, puis six Parlements institués à partir du milieu du quinzième siècle dans les chefslieux des principales provinces : Toulouse (1443), Grenoble (1461), Bordeaux (1462), Dijon (1477), Aix (1501), Rouen (1515). Le huitième Parlement fut créé à Rennes par Henri II (1553). Mais les Parlements étaient trop loin de la plupart des justiciables ; en raison de leur petit nombre, ils étaient surchargés d'affaires ; d'où de dommageables lenteurs dans le cours de la justice. Pour remédier au mal, Henri II créa de nouveaux tribunaux. Il établit au-dessous des Parlements soixante Présidiaux, chargés de juger sans appel toutes les affaires d'importance secondaire.

Aux progrès de l'organisation judiciaire correspondent les progrès de la législation. On poursuivit alors un travail commencé depuis Charles VII, la revision, la rédaction et la publication des « Coutumes », c'est-à-dire des usages judiciaires propres à chacun des pays où l'ancien droit romain, le « droit écrit », avait depuis des siècles cessé d'être en usage. D autre part, une Ordonnance rendue par François I"' à Villers- Cotterets(I539)prescrivitque tous les actes des notaires, les procédures des procès, les jugements, jusque-là toujours rédigés en latin, c'est-à-dire incompréhensibles pour l'immense majorité des justiciables, fussent désormais rédigés en français. La même Ordonnance, en faisant aux curés une obligation rigoureuse de la tenue régulière des registres de baptêmes, organisa véritablement l'état civil en France.

LES FINANCES. 0 0 Cette administration compliquée, les gages qu'il fallait payer aux fonctionnaires, mais surtout les guerres, la Cour, les pensions aux favoris et aux favorites, les constructions de châteaux, exigeaient chaque année des sommes considérables. Les impôts ou les revenus du domaine n'y suffisaient pas, d'autant que François I*'' dépensait sans compter, « avec la plus grande confusion et sans règle aucune », disait un ambassadeur vénitien.

Le trésor étant sans cesse en déficit, il fallut recourir aux « affaires extraordinaires », c'est-à-dire aux expédients, tels que les emprunts et les ventes d'offices. C'est en 1522 que François l*"", pour la première fois, demanda à ses sujets de lui prêter de l'argent, en s'engageant à payer pour les sommes prêtées une rente annuelle de huit pour cent. L'emprunt de 1522 fut le premier modèle des emprunts d'Etat, le commencement de la dette publique. ,

La vente des offices fut un autre moyen commode

LA RENAISSANCE ET LA RÉFORME

LE TOURNOI D'HENRI 11 ET MONTGOMERY (Bibl. Nat.). f La scène

est située rue Saint -Antoine, devant l'Hôtel des Tourneltes ; la rue a été barrée à

yauclie et à droite par des portiijucs. La gravure retrrésente le moment oit le roi vient'

d'être blessé à mort par Montgomcrti .

HENRI 11 SUR SON LIT DE MORl ,., ...1. a U roi est couché dont U

grand lit à baldaquin ; dans la chambre s'empressent la chirurgieru, parmi /cafodi l^ésale et Ambroise Paré; au premier plan,tme tablechargée de médictsments. Da/aai' lier s se tiennent debout derrière le lit.

de se procurer de l'argent. Les offices, en raison des avantages indiqués plus haut, trouvaient toujours acheteurs parmi les bourgeois. On les multiplia donc, au point que pour une même fonction il y eut parfois deux titulaires. Ainsi Henri II décida que chaque juge au Parlement de Paris ne siégerait que six mois par an : il doubla donc le nombre des juges. Plus tard, sous Henri III, il fut créé cent trente-neuf catégories d'offices vénaux, parmi lesquels des offices de chauffecire de chancellerie, de vendeurs de marée et de contrôleurs de foin ; cela présageait la création, sous Louis XIV, des jurés-goîiteurs de beurre salé et des contrôleurs de perruques.

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