LA GAULE ANCIENNE
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ARMES GAULOISES (Musée de Saint-Germain). J0 Ces armes sont toutes en bronzCt ô l'excetylion de l'épée placée à droite, qui est en fer. On a retrouvé beaucoup de casques et d'épées, très peu de cuirasses, l'usage en étant sans doute exceptionnel.
COMBATTANT GAULOIS (Musée du Louvre), a L'homme' est représenté la
main haute, prête à frapper du large glaive. En haut, à gauche, se profile une tête de
légionnaire. A l'arrière-plan, une hutte gauloise, (cL. CIRAUDON.)
Lutèce, aujourd'hui Paris, était construite dans une île ; Gergovie, près de Clermont-Ferrand, s'élevait sur un haut plateau quadrangulaire. L'oppidum était entouré d'une simple muraille, grossièrement construite en blocs mal équarris, assemblés sans ciment.
Le costume ne manquait pas d'un certain éclat barbare. Les Gaulois se vêtaient d'étoffes teintes de couleurs vives et souvent brochées de fils de métal, cr, argent ou cuivre. Les principales pièces du vêtement étaient les braies, pantalons descendant jusqu'aux chevilles ; la blouse serrée à la taille par une ceinture ; la saie, sorte de châle ou de manteau ; la chaussure, si spéciale qu'on l'appelait la gauloise, gallica (d'où, selon certains étymologistes, notre mot galoche), était analogue aux sabots.
Les Gaulois, par mépris de la mort, dédaignaient en général les armes défensives. Ils portaient seulement un casque de métal et un bouclier très long, d'abord fait d'osier, puis de bois, garni d'ornements de bronze. Leurs armes offensives étaient une hache, un épieu au fer très large et long d'un mètre environ, qu'ils employaient aussi comme javelot, une épée en fer sans garde, à longue et large lame à deux tranchants, faite pour tailler et pointer : elle était si mal trempée qu'elle pliait souvent dans le combat et qu'il fallait la redresser avec le pied.
LE CARACTÈRE. ^^ Les portraits tracés par les écrivains de l'antiquité, les anecdotes rapportées par eux montrent les Gaulois braves, avec un peu de forfanterie : « Nous ne craignons qu'une chose.
disaient quelques-uns d'entre eux à Alexandre, c est que le ciel ne tombe sur nos têtes. Encore, ajoutaientils, le soutiendrions-nous de nos lances. " Ils étaient curieux de s'instruire et hospitaliers ; ils arrêtaient les voyageurs et les commerçants, et les retenaient en de longs festins à la façon des Grecs de l'Odyssée, pour leur faire conter leurs aventures. Ouverts et généreux, sensibles à l'éloquence, faciles à conduire avec de beaux discours, difficiles à discipliner, prompts à l'enthousiasme, ils l'étaient aussi au découragement, et leur mobilité, leur manque d'esprit de suite et de persévérance gâtaient l'ensemble de leurs qualités.
LA RELIGION. 00 La facilité avec laquelle les Gaulois exposaient leur vie s'explique par lacroyance à l'immortalité de l'âme et leur foi dans une vie future. Les Druides leur enseignaient que l'homme en mourant renaissait ailleurs ; aussi n'était-il pas rare de voir des Gaulois prêter de l'argent remboursable dans l'autre monde.
Comme les Grecs et les Romains, ils adoraient les forces et les phénomènes naturels divinisés, les eaux, les forêts, le tonnerre, la lumière. Mais jusqu'à la conquête romaine, ils ne se représentèrent pas leurs dieux par des images, sous la figure humaine.
Aux sources et aux lacs présidait le dieu Borvo ; son nom se retrouve dans celui de beaucoup de sources thermales, comm; la Bourboule, Bourbonne-les-Bains, Bourbon-Lancy.
Au culte des forêts se rattachait la cueillette du gui, plante parasite qui pousse exceptionnellement sur le chêne. Le gui du chêne, coupé par les Druides en grande solennité avec une faucille d'or, recueilli sur une toile de lin blanc, passait pour posséder de merveilleuses vertus médicmales.
Le dieu de la foudre Tarann était armé d'un maillet. Il était aussi le dieu de la chaleur, la puissance bienfaisante qui mûrit les moissons : on le représentait alors avec une roue, symbole du soleil, et l'on célébrait en son honneur, au solstice d été au mois de juin, de grandes fêtes dont le souvenir subsiste encore dans les feux de la Saint-Jean.
D'autres dieux symbolisaient l'idée de la mort et de la vie. Cernunnos, dieu au front orné de cornes, représentait à la fois la nuit où brillent les cornes de la
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TÈTE EN BRONZE DU DIEU CORNU (Mui« de S.ini-Gtrm.in). a Ctlit
admirable tête, en forme d^afipti^ae, a été trouvée à Lezoux (Puy-de-Dôme). Elle
reprétente protailement Cemunn, dieu Ae la Suit et de la Mort.
lune, la mort, le mal, les richesses souterraines. Il était combattu par le dieu du jour naissant, de la lumière et de la vie dont nous ne connaissons pas le nom gaulois et que les Romains identifièrent avec Mercure. Celui-ci paraît avoir été le dieu le plus révéré des Gaulois, si l'on en juge par le grand nombre de points où s'élevèrent ses sanctuaires et où son nom a subsisté, comme à Mercœur, Mirecourt, etc. Montmartre à Paris fut d'abord le Mont Mercure. Le plus grand et le plus riche des temples de la Gaule romaine, édifié au sommet du Puy de Dôme, était consacré au Mercure .Arverne.
LE CULTE. LES SACRIFICES HUMAINS. 00 Le culte rendu à ces divers dieux consistait en offrandes jetées au fond des lacs, suspendues aux branches des chênes, ou bien en victimes immolées. Souvent les victimes étaient des hommes, tantôt égorgés, tantôt brûlés, particulièrement en l'honneur du Dieu soleil, dans d'immenses mannequins d'osier. L'on sacrifiait ainsi les criminels; à leur défaut on sacrifiait des prisonniers de guerre. Ces coutumes subsistaient encore au premier siècle avant Jésus-Christ, quand César arriva en Gaule.
BRACELET DE BRONZE découvert à Réallon (Hautes- Alpes). (Musé« de Saint -Gerniain )
UN GAULOIS BLESSE (Musée duCapltoIe, Rome). 0 Tombé sur son bouclier, le flancdroit percé d'un coup de lance, le guerrier gaulois regarde couler son sang, tl, la fig^e contractée, attend la mort A ses pieds, la trompe dont il sonnait pour rallier ses compagnons à la bataille. Cheveux drus, dressés sur le front, moustache courte, traits irrégulierSt ce guerrier est le tt/pe du Gaulois d'après la statuaire antique. Il porte au cou le collier gaulois ou torques.