LES MONUMENTS DE LA GAULE ROMAINE
Sous la domination romaine, la Gaule se transforma rapidement. Elle devint bienlôt'^ne des provinces les plus prospères de l'Empire ro.-natn. On y trouvait d: nombreuses villa, bien construites, reliées les unes awc autres par de grandes routes, et décorézs de très beaux monuments dont quelques-uns, bravant les siècles, ont subsisté jusqu'à nosjotns. Il n'étail pas de Ville imfiortanle qui n'eût ses temples à colonnes,ses arcs de triomphe et surtout, pour le plaisir de ses habiîants des théâtres et des amsthithzdtres de dimeimons colosstKes.
veillant — devint bientôt le personnage le plus important de la cité. Il était élu par le clergé, c'est-à-dire par l'ensemble des personnes consacrées au culte, et par le peuple. Il avait ainsi une grande autorité morale à laquelle s'ajoutait l'autorité de ses vertus ou de son savoir.
D'autre part les Empereurs travaillèrent eux-mêmes à grandir l'influence des évêques en leur conférant de nombreux privilèges ou immunités. Les évêques, puis leurs subordonnés les prêtres, furent exemptés du service militaire et des impôts. Ils reçurent aussi d'importants privilèges judiciaires. D'abord ils pouvaient seuls juger les membres du clergé quand il s'agissait de fautes contre la foi ou contre les mœurs. Puis, dans le cas où un procès civil s'élevait entre deux clercs, l'évêque était encore seul compétent. Les fidèles furent naturellement amenés à considérer l'évêque comme le plus prudent et le plus sage des arbitres dans toutes les questions qui se rattachaient aux actes importants de la vie et où l'Eglise intervenait, affaires de mariages ou de testaments. « L'évêque, a-t-on dit, fut pour la société chrétienne un juge de paix dans le sens propre du mot. »