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M CJIAl'lIRIi IV
C'est flinsi que les électeurs qui, dès la réunion des étals généraux, avaient formé une sorte de club à l'Hdle! de Ville et correspondu avec l'Assemblée, prirent la direction du mouvement qui avait commencé au Palais-Royal, dans le moment même où les plus graves désordres avaient lieu dans Paris.
Ces électeurs, bien que peu nombreux, représentaient une partie considérable de la bourgeoisie parisienne; acceptant les idées nouvelles dont elle désirait le triomphe, appartenant il ce mouvement d'opinion qui avait déjà amené ta formation d'une assemblée unique et constituante, c'est-à-dire la révolution législative, elle craignait les excès et le règne de la rue, quand ils se produisaient sous une certaine forme. Un historien contemporain de celte époque s'étonne de l'autorité dont quelques individus s'étaient alors emparés, de l'influence qu'ils exercèrent dans une ville comme Paris, et de cette inesure qu'ils purent faire adopter de ta formation immédiate d'une garde bourgeoise qui fut la garde nationale '. Nous croyons que, pour expliquer l'influence de bien des hommes à dater de 89, il ne faut pas s'arrêter & leur importance personnelle, mais au mouvement d'idées qui les pousse, et à certaines opinions dont ils ne sont que les instruments bien passagers.
■ On dirait que les principes, alors proclamés, changent
d'hommes comme, de relais, et que, suivant l'époque
dont ils servent les tendances, souvent les passions,
ces hommes se sqccèdent sur la scène rèvolulionnaire.
Cette émeute du 12 juillet oflreun double caractère :
■ Cet liistorien estBeaulieu, évidemment royaliste, mais boui^eoîs, et généralement contraire à la cour.