LA GABDE ^AT[0!CALE
Paris n'avait-elle pas eu la main forcée en celte arconstaace? Et quand la Fayette amenait avec lut deux membras de cette commune, dont it parle dans son discours au roi, n'était-ce point dans une espérance qui pouvait être bien trompée, puisque la commune avait cédé au mouvement, celle d'agir sur la garde nationale et d'obtenir d'elle une soumission qu'elle venait de refuser i son chef suprême, entraîné par elle, ma^é sa vive résistance, dans ce mouvement qu'il blâmait, faits dont le roi et le conseil des ministres étaient instruits?
Dans de telles circonstances, à moins que le roi n'eât été résolu dès lors à faire comme le général la Fayette et it suivre la garde nationale à Paris, comme le général l'avait suivie forcément à Versailles, il ne pouvait lui confier la garde intérieure du châleau, el licencier, pour ainsi dire, dans des moments aussi critiques, ses fidèles gardes du corps, parmi lesquels il y avait sans doute, conime le reconnaît Rabaut Saint-Ëtienne, des amis du mouvement d'idées de 89, des « patriotes, » mais, en même temps, de braves militaires dont le dévouement n'hésitait pas quand il s'agissait de l'eiistencemêmedu roi et de la famille royale»
Puisqu'il y avait à la fois un attentat médité contre la vie de la reine et un projet arrêté d'amener le roi à Paris, ce qu'il est naturel de penser, c'est que l'invasion du château de Versailles eut lieu dans ce double but, et non point parce que la garde intérieure du château avait été refusée à a l'armée parisienne, » comme le dit M. Mignel.
Nous avons encore, à cet égard, un témoignage impor- ' tant à produire, parce qu'il est contemporain, celui de M. de Saint-Priest, recueilli par M. de Baranle dans les mémoires de l'ancien ministre de Louis XVI.